Deux mille dix-huit

SPECTACLE VIVANT

Une année record (j’avais déjà dit cela l’an passé, mais j’ai de nouveau battu mon record, c’est moi qui ai la plus longue, pour une fois). Alors même que cette année j’ai travaillé à plein temps (pour le pire et le moins pire), je sais déjà que j’en ferai beaucoup moins en 2019, j’ai vu mes limites, tant physiques qu’inspirationnelles, si je puis dire. (ça aussi, je l’ai déjà écrit l’an passé, mais à moins qu’on me paye pour écrire, je verrai réellement beaucoup moins de spectacles l’an prochain). Pour être plus sérieux, j’ai la fâcheuse impression que d’en voir beaucoup me blase un tantinet…

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Bibliothèque du Théâtre de Gennevilliers

139 spectacles (71 il y a 2 ans, 101 l’an passé) à Paris, Montreuil, Bobigny, Nanterre, Gennevilliers, Aubervilliers, Saint-Denis, Boulogne-Billancourt, Saint-Ouen, mais aussi Avignon, Bussang, Bruxelles, Londres et Lausanne, dans 66 lieux avec des artistes français, belges, anglais, néerlandais, italiens, portugais, canadiens, danois, suisses, brésiliens, grecs, polonais, allemands, israëliens, russes… parfois (souvent) dans le texte. Du théâtre, des chevaux, des images, du son, de la musique, des marionnettes, des objets, du théâtre documentaire, de la danse, du cirque, du seul en scène, du one wo.man show, des écoles de théâtre, des gens tous nus, des performances, du jeune public, des professionnels, des « amateurs » et même des pièces dans le privé…

Trois spectacles vus une 2e fois (« Iliade » par Pauline Bayle, « Bovary » et « Sopro » de Tiago Rodrigues) ou une 3e fois (« By Heart » de Tiago Rodrigues, toujours lui)

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Ça ne se passe jamais comme prévu de Tiago Rodrigues avec les élèves de la Manufacture au Théâtre de l’Aquarium

J’ai vu cinq spectacles du tg STAN (« Quoi Maintenant », « Infidèles », « Atelier », « Après la répétition », « Quartett »), quatre de Tiago Rodrigues (+ « Ça ne se passe jamais comme prévu ») (#TeamTiago), quatre de Julien Gosselin (« 1993 » et sa trilogie Don DeLillo), quatre de Gwenaël Morin (sa tétralogie « Molière de Vitez »), trois de Marc Lainé (« La fusillade sur une plage d’Allemagne », « Hunter », « La Chambre désaccordée »), deux du Collectif L’Avantage du Doute (« Grande Traversée », « La Caverne ») (le film de Judith Davis « Tout ce qu’il me reste de la révolution » sort début février, soit dit en passant), deux de Pauline Bayle (« Iliade » et « Odyssée »), deux avec Laetitia Dosch (« La Maladie de la Mort » de Katie Mitchell et « Hate »), deux avec Emilie Incerti Formentini (« Au bois » et « Love me tender »), deux avec Grégoire Monsaingeon (« Bovary » et « Ovni(s) »), deux de Lisbeth Gruwez (« We’re pretty fuckin’ far from ok », « The Sea Within »), etc.

Par souci de transparence, je tiens à mentionner que j’ai bénéficié de 43 invitations  (dont 19 dans le cadre du Festival Off d’Avignon) grâce à ce blog ou dans le cadre de  mes contributions au Blog de Nestor (blog sur l’actualité culturelle montreuilloise). J’ai donc payé 96 fois ma place…

À part ça de grands souvenirs avec (dans le désordre) :

  • France Fantôme de Tiphaine Raffier au TGP St-Denis
  • B. Traven de Frédéric Sonntag au Nouveau Théâtre de Montreuil
  • The Encounter de Simon McBurney à l’Odéon Théâtre de l’Europe
  • Tragédies Romaines de Ivo Van Hove à Chaillot (je ne l’ai pas chronique, vous rendez-vous compte ?!?)
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Tragédies romaines d’Ivo Van Hove à Chaillot

Et dans les (plus ou moins) bons souvenirs :

  • le bataillon 30 hyper dissipé aux Tanneurs pour le « By Heart » de Tiago Rodrigues.
  • ma crampe à la cuisse droite durant la trilogie Don DeLillo aux Ateliers Berthier.
  • le site magnifique du Théâtre du Peuple à Bussang.
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Théâtre du Peuple, Bussang
  • mon extinction de voix à cause de Laetitia Dosch (ou plutôt à cause de ma persévérance à ne pas vouloir acheter de parapluie)
  • mon accréditation pour le Off d’Avignon.
  • la découverte du Barbican à Londres (clin d’oeil à Camellia Burows)
  • tomber amoureux d’une bonne dizaine de comédiennes/danseuses (en vrai, j’ai préféré ne pas compter pour ne pas me faire du mal) (clin d’oeil à Laurent, je te laisse Laetitia, mais j’ai vu Lisbeth avant toi, je te ferai remarquer !)
  • ces moments « je vais aux toilettes ou je n’y vais pas » pendant les spectacles de Gosselin ou Van Hove.
  • ma gêne lors de ma rencontre avec une comédienne qui avait lu ma chronique mitigée d’une pièce dans laquelle elle avait joué (longue phrase bien lourde).

 

CONCERTS

16 soirées concerts (soit moitié moins que l’an passé) mais avec 27 artistes ou groupes.

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Parce que je fais parfois régisseur son…

TOP 5

 

EXPOS

La découverte (enfin) des Rencontres Photographiques d’Arles, les polaroïds de Wim Wenders à Londres, mon initiation à l’architecture…

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La Cité Radieuse par le Corbusier sur la Planète Mars

 

CINÉMA

Moitié moins de films cette année (35 au 26 décembre 2018), la faute au théâtre et aux chroniques à écrire, à la flemme. Huit films sont tout de même parvenus à se détacher : 

  • Leto de Kirill Serebrennikov
  • Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin (#TeamLycéeMichelet)

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  • Amanda de Mikael Hers
  • Climax de Gaspar Noé
  • Woman at War de Benedikt Erlingsson
  • Au Poste de Quentin Dupieux
  • Phantom Thread de Paul Thomas Anderson
  • Ready Player One de Steven Spielberg

 

SÉRIES

J’ai vu énormément (trop ?) de saisons cette année : 50 si j’ai bien compté

TOP 5

  • l’intégrale de Six Feet Under (enfin !) : qui m’a totalement dévasté, je pèse mes mots.
  • la saison 2 de The Good Fight : série trop méconnue, légèrement anti-Trump.
  • la saison 1 de Kidding (+ S1 : I’m dying up here) : Jim Carrey. Voilà.
  • la saison 1 de Counterpart : Espionnage et monde parallèle…
  • la saison 1 de The First : Sean Penn, Mars… Elle prend son temps.

 

LIVRES

TOP 5

  • la découverte FabCaro avec « Zaï  Zaï Zaï Zaï »et son roman « Le Discours » auquel je me suis pas mal reconnu (c’était même assez troublant à certains endroits) :

 

« Je ne suis pas comme vous, je vous emmerde, j’ai trop de problèmes dans ma vie pour faire la chenille, j’ai lu « Le livre de l’intranquillité » de Pessoa, vous imaginez quelqu’un qui a lu « Le livre de l’intranquillité » de Pessoa faire la chenille ? »

 

  • l’Arabe du Futur 4 de Riad Sattouf
  • Vernon Subutex 3 de Virginie Despentes
  • Le Lambeau de Philippe Lançon

 

CÔTÉ BLOG 

5 articles pas par moi : de grands remerciements encore et toujours à Cyril Bivalski et Laurent Suavet. La porte reste toujours ouverte pour vous (et pour d’autres aussi, soyons fous !)

130 articles écrits par moi…

Top 10 fréquentation (au 26 décembre) :

Le blog va plutôt bien, merci de demander. 

 

SUR LE PLAN PERSONNEL

Sans rentrer dans les détails… J’ai donc écrit de nombreux articles pour ce blog (130), quelques articles pour le Blog de Nestor (19 peut-être). J’ai collaboré à Radio Mortimer (et fait la connaissance de personnes très très intéressantes). J’ai (enfin) terminé d’écrire ma deuxième pièce que j’espère pouvoir monter d’une façon ou d’une autre en 2019, participé au labo social (fantôme) mené par le collectif « L’Avantage du Doute » lors de l’Occupation Bastille 2 (dans le théâtre du même nom), joué à deux reprises dans la salle du haut du théâtre de la Bastille en compagnie de mes amis Les Infilitré.e.s (et dit un de mes textes, tout seul devant le public)… Je crois que j’ai beaucoup écrit cette année… (et je ne suis absolument pas épuisé, mais ça c’est l’âge)

 

Et prochainement en 2019… Les Infiltré.e.s saison 2 au théâtre de la Bastille les 9 et 10 mai… « Dedans ma tête », le seul en scène écrit et interprété par moi-même… Des chroniques made in Québec…

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photo : Marc Woog – Compagnie Mimesis

 

Textes et photos (sauf mention contraire) : Axel Ito

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La Chambre Désaccordée (Marc Lainé / Théâtre des Abbesses)

(quand on ne lit pas la bible)

La chambre désaccordée ? Marc Lainé fait d’une chambre d’enfant un gigantesque instrument de musique, dans lequel Léopoldine Hummel et ses comparses, déguisés en notes de musique, y font les quatre cents coups, pour le plus grand déplaisir de nos oreilles ?

(de quoi ça parle en vrai)

« Mettre le monde en musique permet-il d’en amortir le choc ? Dans La Chambre Désaccordée, la musique occupe une place prépondérante dans la relation que l’enfant entretient avec ses parents. Le principal protagoniste, un petit garçon d’une dizaine d’années, pratique le piano tous les jours. Comme il est très doué, ses parents et son professeur décident de lui faire passer un concours. Il ne sait pas s’il a vraiment envie de le passer, mais il s’y prépare pour faire plaisir à ses parents. Souvent, il les entend se disputer – même s’ils prennent soin de s’isoler quand le ton monte. Les cris et les mots recouvrent parfois les notes et l’empêchent de jouer. Plus le jour de l’audition approche, plus le garçon perd ses moyens. Quand éducation rime avec compétition : Marc Lainé sonde le point de vue de l’enfant. » (Maïa Bouteillet – source : ici)

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Crédits photos : Simon Gosselin

(ceci n’est pas une critique, mais…)

En cette année 2018, Marc Lainé est partout : « Hunter » à Chaillot, « Construire un feu » à la Comédie Française et aujourd’hui cette pièce jeune public : « La Chambre Désaccordée » au Théâtre des Abbesses (sans compter ses collaborations en tant que scénographe). Personnellement, je l’avais découvert en 2009 au Rond Point, un peu par hasard (merci à Raphaëlle Boitel que j’avais découverte chez James Thierrée que j’ai découvert grâce à ses parents, que j’avais découvert grâce à Charles C…), avec la pièce (également destinée aux plus jeunes d’entre nous) : « La nuit, un rêve féroce » de Mike Kenny.

Je l’ai déjà écrit pour « Tristesse et joie dans la vie des Girafes », mais rien ne me met plus en joie que quand un acteur interprète le rôle d’un enfant sans chercher à faire l’enfant. Et c’est le cas de François Praud, au jeu juste et subtil, secondé de belle manière, dans les rôles des parents, par la facétieuse Léopoldine Hummel (alias Léopoldine HH, dont j’ai déjà parlé par ici) qui sait également se montrer grave et Loïc Risser, qui joue de manière touchante un père blessé. Ces derniers interprètent également d’autres personnages secondaires, tels la professeure de musique légèrement excentrique ou le jeune voisin passionné de rap. Dommage que ces personnages soient un tantinet caricaturaux mais ceux-ci apportent une respiration loufoque à la pièce qui n’évite pas les moments plus dramatiques.

Les moments musicaux et oniriques sont particulièrement réussis, : quand les parents, à travers les chansons, dévoilent leurs fêlures et leurs désaccords ; quand l’enfant, grâce au piano, tente de faire le vide autour de lui.

Pour terminer, je rectifierai par moi-même, « La Chambre désaccordée » est une pièce pour tous les publics, simple et sensible.

 

LA CHAMBRE DÉSACCORDÉE

TEXTE, MISE EN SCÈNE & SCÉNOGRAPHIE Marc Lainé

CRÉATION MUSICALE François Praud – COLLABORATION ARTISTIQUE Tünde Deak SON Morgan Conan-Guez LUMIÈRES Kevin Briard COSTUMES Marc Lainé & Marie-Cécile Viault

AVEC Léopoldine Hummel, François Praud, Loïc Risser

Jusqu’au 24 octobre 2018 au Théâtre des Abbesses, Paris

 

(une autre histoire)

Y a trop d’enfants dans la salle. Je les vois m’entourer, avec leurs miasmes et leurs étiquettes autour du cou. Ça remue, ça chouine pour un oui ou pour un non : « Il m’a dit « Tais-toi ! » », « J’ai pas fait exprès. », « Mais je lui ai dit « Pardon « ! ». Ça ne sait plus chuchoter. On n’entend qu’eux.

J’admire les professeurs qui ne s’emportent pas, malgré leur patience mise à rude épreuve. Je serais incapable de faire ce qu’ils font. Je suis persuadé que certains gardent les mains dans les poches quand ils passent à côté des élèves insolents.

Quand j’étais petit, notre directeur d’école plaçait ses deux index derrière nos oreilles quand on avait oublié de faire signer nos contrôles. J’avais toujours des bonnes notes, donc je n’en étais pas victime. Il n’empêche, on ne mouftait pas.

Parfois il me plait à rêver… L’enfant derrière moi donne des coups de pieds dans mon fauteuil. Je me lève, me retourne, l’attrape par les couettes (parce que l’enfant a forcément des couettes) et le fais valdinguer le plus loin possible, comme dans « Matilda » de Roald Dahl.

Je crois que ça va se voir que je n’aime pas les enfants. Surtout ceux des autres. Et comme je n’en ai pas…

 

vu le mercredi 17 octobre 2018 au Théâtre des Abbesses, Paris (à 15h)

prix de ma place : 15€

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

À quelle sauce… (automne 2018)

Nouvelle saison (18/19) et nouvelles habitudes. Un peu comme les résolutions du Nouvel An, nous essaierons de nous y tenir : je veux ralentir le mouvement. Ça veut dire, accepter de ne pas tout voir, ne pas tout voir, ne pas tout chroniquer. (même si je verrai tout du Théâtre de la Bastille, mon théâtre de prédilection)

Voici donc dans cet article les spectacles que j’irai voir, ceux que j’ai tout de même en vue, ceux que j’ai déjà vus (et que j’ai aimés… donc je ne parlerai du Fils, malgré le changement de distribution ou de Sombre Rivière de Lazare au Rond Point…).

Encore une fois, le théâtre subventionné, comme on dit, aura la part belle, on ne se refait pas, même si je ne suis pas (complètement) sectaire (suivez mon regard vers le Off d’Avignon…). Pour conclure, celle liste est évidemment non exhaustive (je n’ai pas l’oeil sur tout) et sera certainement amenée à être modifiée dans les semaines à venir.

Et c’est parti !

 

SEPTEMBRE

HATE
HATE par Laetitia Dosch (Photo Philippe Quesne et Dorothée Thébert Filliger)

J’irai voir :

  • LE SYNDROME DU BANC DE TOUCHE au Théâtre de Belleville (parce qu’on me                       l’a conseillé… et qu’on m’a invité, je l’avoue) (critique : ici)
  • le festival TRANSFORMES à la Villette (parce qu’il y aura notamment une pièce mise en scène par Thomas Resendes, le traducteur attitré de Tiago Rodrigues et qu’il est bon de soutenir un nouveau festival et comme c’est à côté de chez moi, je peux faire des allers retours très facilement)
  • INFIDÈLES au Théâtre de la Bastille / Festival d’Automne (tg STAN, prise 1) (critique : ici)
  • RADIO VINCI PARK (parce que j’aime aller sur un parking à Nanterre en milieu de semaine voir des motos)
  • LA FÊTE DE L’HUMANITÉ (essentiellement pour Franz Ferdinand et Catherine Ringer mais aussi pour la présentation de 1336, parole de Fralibs… j’en profiterai d’ailleurs pour faire le plein de leurs thés excellents)
  • LOVE ME TENDER aux Bouffes du Nord (parce que Guillaume Vincent)
  • SHOCK CORRIDOR au Nouveau Théâtre de Montreuil (parce que je vais sûrement écrire dessus pour le compte du blog de Nestor)
  • LE PROCÈS à l’Odéon Théâtre de l’Europe / Festival d’Automne (parce que j’ai déjà joué dans une adaptation du roman de Kafka, qui m’avait valu le plus grand trou de texte de toute l’histoire du théâtre amateur)
  • HATE à Nanterre Amandiers / Festival d’Automne (parce que Laetitia Dosch)
  • CHRIS GARNEAU (Point Éphémère) (parce que ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu en concert… dix ans en fait, après Bruxelles et New York… oui, je me la pète, mais y a prescription)
  • L’OCCUPATION au Théâtre Berthelot (Montreuil) (parce que les mots d’Annie Ernaux et surtout la présence de Romane Bohringer)
  • CUISINE ET CONFESSIONS par les 7 Doigts à Bobino (parce que c’est québécois)

J’irai (peut-être) voir :

  • L’ENVOL DES CIGOGNES + LE DERNIER JOUR DU JEÛNE au Théâtre du Soleil (parce que Simon Abkarian et Ariane Ascaride)
  • LES DÉMONS à l’Odéon Théâtre de l’Europe (parce que Nicolas Bouchaud et Valérie Dréville et que je n’ai toujours pas vu de pièce de Sylvain Creuzevault)
  • LE PÈRE à la MC93 Bobigny (parce que Julien Gosselin)
  • SCALA à la Scala (parce que Yoann Bourgeois et la curiosité de découvrir ce nouveau théâtre)
  • LA NUIT DES ROIS à la Comédie Française (parce que Shakespeare et Ostermeier)
  • LA REPRISE à Nanterre Amandiers (parce que Milo Rau et toutes les bonnes choses que j’ai entendues pendant le Festival d’Avignon)
  • CALLISTO ET ARCAS aux Bouffes du Nord (parce que Guillaume Vincent deux fois)
  • CONSTRUIRE UN FEU à la Comédie Française (parce que Marc Lainé)
  • CONVERSATION EL KHATIB / CAVALIER à Nanterre Amandiers (parce que curieux de ce que peuvent se dire ces deux artistes)
  • RICHARD BOHRINGER au Théâtre de l’Oeuvre (parce que je ne l’ai jamais vu en vrai)

J’ai déjà vu (et je recommande) :

 

OCTOBRE

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Atelier par TG STAN / DE KOE / MAARSCHAPPIJ DISCORDIA (© Jorn Heijdenrijk)

J’irai voir :

  • ATELIER au Théâtre de la Bastille / Festival d’Automne (tg STAN, prise deux)
  • EVOL au Théâtre de la Bastille (parce que je suis obligé de le voir, car je suis passé en deuxième année d’infiltration, comprend qui pourra)
  • QUASI NIENTE au Théâtre de la Bastille / Festival d’Automne (parce que j’ai la carte illimitée)
  • OVNI(S) au Théâtre Ouvert (malgré les mauvais retours de cet été au Festival d’Avignon, parce que Grégoire Monsaingeon et les auteurs du Nouveau Ciné-Club)
  • WESTERN au Nouveau Théâtre de Montreuil (parce que Mathieu Bauer)
  • KING KONG THEORIE au Théâtre de l’Atelier (parce que j’adore cet essai de Virginie Despentes et que j’apprécie (et voudrais remercier pour un certain conseil) Marie Denarnaud)
  • LA CHAMBRE DÉSACCORDÉE à l’Espace Cardin (parce que Marc Lainé et Léopoldine Hummel aka Léopoldine H.H.)
  • COMPLETE WORKS à l’Espace Cardin (parce que Shakespeare et Forced Entertainment)
  • LA GUERRE DES SALAMANDRES à la Maison des Métallos (parce qu’on m’en a dit du bien)
  • FLÉAU au Tarmac (parce que Dave St Pierre)

J’irai (peut-être) voir :

  • GEORGE DANDIN à la MC93 Bobigny (parce que les acteurs du CDN de Vire)
  • LA PLAZA au Centre Pompidou (parce que je suis curieux)
  • FRANCIS SAUVE LE MONDE au Centre Wallonie-Bruxelles (parce que c’était une série de bandes dessinées hilarantes avec un blaireau au départ et je ne sais absolument pas ce que ça va donner)
  • MONSIEUR FRAIZE à l’Européen (parce qu’il crève l’écran)

J’ai déjà vu :

 

NOVEMBRE

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Joueurs / Mao II / Les Noms par Julien Gosselin (Photo : Christophe Raynaud de Lage. Hans Lucas)

J’irai voir :

J’irai (peut-être) voir :

  • LOVE aux Ateliers Berthier (parce qu’il n’y a pas tant que ça de metteurs en scène britanniques qui passent la Manche)
  • 4.48 PSYCHOSE au Théâtre Paris Villette (parce que Sarah Kane et Sophie Cadieux)
  • FURIA à Chaillot (parce que Lia Rodrigues)
  • SOEURS aux Bouffes du Nord (parce que Marina Hands, même si Pascal Rambert ne me convainc pas tout le temps)
  • L’AVALÉE DES AVALÉS aux Déchargeurs (parce qu’un texte québécois que j’ai raté cet été au Petit Louvre à Avignon)
  • LA VOIX HUMAINE à l’Espace Cardin (parce que Ivo)
  • THE OTHER VOICE à l’Espace Cardin (parce que Van Hove)

J’ai déjà vu :

 

À suivre…

On fait le bilan (Avignon Off 2018)

8 jours de festival, 24 spectacles vus dans 17 théâtres différents, 1 concert, 2 spectacles avec de la musique en vrai, 9 seul.e en scène ou one wo.man show, des zizis et des tétés dans 3 spectacles seulement. Le hasard fait que parmi les 24 spectacles vus, 13 ont été mis en scène par des femmes…

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Grande satisfaction : J’abandonne une partie de moi que j’adapte (j’ai mis le temps à mémoriser ce titre et on aura l’occasion de (re)voir ce spectacle prochainement en Belgique et en France.

Grandes surprises : Batman contre Robespierre / Ode Maritime

Hors série : le concert de Léopoldine HH

 

Photo Leopoldine HH 3

 

Je ne parlerai pas des déceptions, même si je pourrais m’étendre sur un certain spectacle, qui semble avoir reçu l’unanimité de mes camarades blogueurs. J’espère malgré tout qu’il pourra être repris à Paris et dans le reste de la France pour se confronter à un public plus large.

Il m’est difficile de faire un vrai bilan du OFF, n’ayant vu que 2% des spectacles proposés. Je ne peux que m’étonner de ce nombre très commenté de 1536 spectacles dans le Off. Les différents articles des « Bruit du Off », « Zibeline » et autres journaux régionaux et nationaux y sont revenus en long et en large. Cette année, j’ai donc pu profiter de ma position de « blogueur accrédité » pour observer ce grand cirque. Qu’arrive-t-il aux spectacles, qui ne jouent pas dans les théâtres qui ont la carte ou le vent en poupe, qui n’ont pas d’attaché.e.s de presse efficaces ou qui n’ont pas de relais sur les réseaux sociaux ? J’ai reçu de nombreuses invitations pour assister à des représentations et deux ont retenu mon attention, dans lesquelles j’ai pu lire ceci :

« Ma dernière création « *** », n’a pas encore eu la chance d’être couverte par la presse avignonaise, ni par aucun blog. »

et

« Je sais que vous devez être inondé de demandes, cependant permettez-moi d’attirer votre attention sur mon spectacle « *** » j’aurais aimé que quelqu’un vienne pour avoir une chance d’être peut être parmi vos coups de cœur, qui sait ???? On ne decouvre un artiste qu’en le voyant sur scène… »

Tout ça m’interroge. Pourquoi vais-je voir telle ou telle pièce ? Faisons le récapitulatif  :

Sur les 24 pièces vues : 3 pour le « entendu à la radio » (Constance / Pablo Mira / Roukiata Ouedraogo), 1 pour le buzz Twitter (Un garçon d’Italie), 7 pour les conseils d’amis (J’abandonne une partie de moi que j’adapte / La Violence des riches / Pas pleurer / Trouble(s) / J’ai appelé mes frères / Ode Maritime / Si Richard Si), 7 parce que j’avais déjà vu des pièces des artistes (Lodka / Les Travaux avancent à grands pas / Le Maître et Marguerite / Speed Leving / Polaroïds / La Bataille d’Eskandar / Belle fille), 1 parce que j’aime ses chansons (Léopoldine HH), 2 parce que j’ai écrit un article sur l’opération « Montreuil en Avignon » pour Le Blog de Nestor (Batman contre Robespierre / An Irish Story), 1 parce que copinage (Petite Chimère), 1 pour découvrir un auteur (Love & Money), 1 parce que je ne sais pas, je l’ai senti comme ça (Cent mètres papillon)

En conclusion, il n’y a qu’un seul vrai saut dans l’inconnu (même si le fait que 100m Papillon soit programmé à la Manufacture a aidé)

À part ça… Les (presque) petits nouveaux Le 11 Gilgamesh Belleville (malgré ses problèmes de sécurité) et le théâtre du Train Bleu ont présenté une programmation de qualité, le théâtre des Doms et ses artistes belges s’imposent comme un incontournable. Il est intéressant de constater que la Manufacture et les Doms n’hésitent pas à proposer un abonnement 3 spectacles qui court-circuite la fameuse Carte Off (le tarif est même inférieur à celui proposé avec la carte Off).

Je remercie les lecteurs, les attaché.e.s de presse, les théâtres (mais pas un certain haut lieu du Off qui n’a pas daigné répondre à mes sollicitations « Non, on ne s’en occupe pas sur place, vous appelez la personne responsable… Allô ? Pouvez-vous m’écrire ? » Je conçois que je ne suis pas grand chose ici bas, il n’empêche que je ne peux qu’être déçu par ce théâtre dont j’ai toujours salué la programmation, surtout quand deux des pièces que j’ai chroniquées par ici jouaient devant une salle à moitié remplie (restons positifs)), le Festival Off, les artistes et les compagnies qui ont relayé certaines de mes chroniques sur les réseaux sociaux, les blogueurs…

Et je remercie plus particulièrement Ludovic grâce à qui j’ai pu dormir intra muros durant ma première semaine et ça change la vie et Laurent l’ami marseillais pour notre 9e festival d’affilée ensemble.

Je ne sais pas encore si l’année prochaine je reviendrai, parce que la vie, tout ça… Mais ce fut une sacrée expérience.

 

Ps : J’avais commencé à écrire mes chroniques avignonnaises, à réfléchir sur des capsules audios et/ou vidéos. Or le temps n’est pas extensible, ma fatigabilité a été mise à rude épreuve cette année et je n’en ferai pas plus, parce que je veux me reposer et surtout écrire autre chose d’ici mon périple à Bussang le mois prochain…

Petite Chimère (Magali Frumin / Les Voyageurs Immobiles / Présence Pasteur / Avignon Off 18)

(de quoi ça parle en vrai)

Une demoiselle s’amuse à coudre le monde. Il est fait de mille et un tissus doux et enveloppants, peuplé d’animaux colorés, à pois, à rayures. Un petit va sortir de l’œuf. C’est un être chimérique, pas tout à fait fini, mais déjà bien curieux. Il part découvrir cet univers tissé. Il y rencontre d’étonnantes bestioles agiles et farceuses qui lui donnent envie de danser, de voler, de nager… (source : ici)

 

Cie Les voyageurs Immobiles - Petite chimère
Affiche : Margot Frumin / Photographie : Erik Dominano/ Lepetitcowboy.com

 

(ceci n’est pas une critique mais…)

« Petite Chimère » se présente sous deux versions : pour les moins de 3 ans et entre 3 et 6 ans. Je suis un grand, je suis venu tout seul à Présence Pasteur, donc ça sera pour moi la deuxième version.

Le spectacle s’articule autour de deux parties : la première est du théâtre dans le théâtre et parvient très clairement à expliquer, sur un mode ludique, sans que cela soit trop didactique, comment un spectacle se construit, de l’écriture à la conception du décor, en passant par les lumières et la composition de la musique, que de nombreuses personnes y participent, sans oublier les différentes inspirations (par exemple, des albums jeunesse). La deuxième partie est le spectacle lui-même, avec ce drôle de personnage qui va se découvrir.

Et ça fonctionne. Les enfants présents étaient captivés (et Dieu sait que je déteste les enfants donc c’était un bon point), les adultes également. Parce que c’est inventif et poétique. C’est du théâtre de marionnettes, d’objets et tout comme les décors, c’est fait main. Ce côté artisanal est très plaisant, parce qu’on s’imagine les petites mains s’affairer aux coutures. Ce qui est génial, je trouve, c’est que le jeune spectateur est partie prenante du spectacle, on ne lui cache rien (ou presque) : tout a été construit, conçu pour raconter une histoire et pourtant on entre dans celle-ci avec une facilité déconcertante. Le dispositif permet à notre boîte à imagination de fonctionner à plein régime. Si j’étais enseignant, j’emmènerais mes élèves voir ce joli spectacle…

 

PETITE CHIMÈRE

Mise en scène / conception décor Magali Frumin

Jeu / manipulation Magali Frumin ou Florence Bertagnolio

Recherches graphiques / sulptures marionnettes Olivier Brenier – Musique et bruitages Marie de Nazelle – Costumes et habillage décor Louise Bloch – Structure décor Pierre Gosselin – Accessoires Magali Frumin, Florence Bertagnolio et Margot Frumin – Habillage décor et marionnettes : Margot Frumin – Lumières Jérémie Alexandre

à Présence Pasteur (Avignon Off) jusqu’au 29 juillet 2018 à 10h40 (- 3 ans) et à 11h45 (3-6 ans)

 

vu le vendredi 20 juillet 2018 à Présence Pasteur (Avignon Off)

prix de ma place : 4€

 

(quand j’attends dans la file…)

La première fois de toute ma vie où je suis allé au théâtre… J’en ai déjà parlé et c’est justement ça le hic. J’y suis allé bien trop tard. Quand j’étais petit, je ne suis jamais allé au théâtre, parce que j’étais trop petit pour y aller et que personne n’a jamais pensé m’y emmener. Y avait la télé et le cinéma de quartier, c’était bien suffisant. Au collège, c’est moi qui ai voulu en faire et un peu en voir et personne d’autre. Allons bon, d’où me vient cette appétence (j’aime ce mot) pour le théâtre ?

Voilà à quoi je pense quand j’attends dans la file.

 

NB : Magali Frumin m’avait mis en scène dans le cadre d’un atelier théâtre à l’Université de lettres d’Aix-en-Provence en 1999 dans « La demande d’emploi » de Michel Vinaver (théâtre Antoine Vitez, Aix-en Provence).

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

Une (mini) sélection OFF AVIGNON 18 très subjective et désordonnée…

Si j’ai bien lu, 1538 spectacles seront programmés cette année dans un Off d’Avignon, qui enfle, qui enfle chaque année… 1538. Quand on y pense, si on voit 5 spectacles par jour, uniquement dans le Off, entre les 6 et 29 juillet inclus, on ne verra que 7,80% des spectacles proposés. Encore une fois cette année, je ferai confiance, comme bon nombre de fidèles festivaliers, en la programmation de certains théâtres qui ont toujours fait preuve d’audace, d’innovation, de curiosité et d’une certaine qualité, je pense à La Manufacture (qui s’enrichit de deux nouvelles salles), au Théâtre des Halles (un des théâtres permanents d’Avignon, dirigé par Alain Timar), au 11 Gilgamesh Belleville (dont la bonne réputation s’est propagée comme une traînée de poudre), pour ne citer que ces trois-là. D’autres pépites seront proablement disséminées ailleurs, je pense à la Parenthèse, au théâtre Artéphile, aux Doms

Pour ma part, je serai présent en Avignon pendant « seulement » 8 jours, à raison de 4 spectacles par jour, ce qui fait tout de même une belle moyenne, laissant aussi la place à la découverte, au bouche à oreille et au repos (si si)… et aussi à l’écriture, puisque j’ai la chance de bénéficier cette année d’une accréditation blog/presse, m’obligeant à écrire quasi instantanément sur les spectacles vus (chose que je fais déjà à Paris, avec plus ou moins de bonheur, mais là, ça sera 4 spectacles par jour, ça risque d’être un brin sportif).

Je vous présente donc ma petite sélection tout à fait subjective et désordonnée, à partir de mes recherches sur les différents sites des théâtres (puisque le site du Off n’a toujours pas mis en ligne son catalogue, à l’heure où est publié cet article) : 

 

1/ J’ABANDONNE UNE PARTIE DE MOI QUE J’ADAPTE par le Group Nabla au Théâtre des Doms (du 6 au 26 juillet 2018 à 19h30 (relâche les 11 et 18) – durée : 1h10)

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Crédit photo : Hubert Amiel

Parce que ma très grande amie belge l’a vu fin 2017 au Théâtre National Wallonie Bruxelles et qu’elle m’en dit le plus grand bien (ou l’argument ultime). Pour information, la pièce a été sélectionné pour le prochain festival Impatience qui célèbre le théâtre émergent (au CentQuatre et au T2G).

 

2/ VOICI MON COEUR C’EST UN BON COEUR de et avec Anne Alvaro, Nicolas Daussy, Thierry Thieû Niang à la Belle Scène Saint-Denis / La Parenthèse (du 9 au 20 juillet 2018 à 19h (relâche le 15) – durée : 1h)

(photo by Pascal Victor/ArtComPress)
Crédit photo : Pascal Victor

Parce que, hormis le plaisir de voir Anne Alvaro et d’entendre sa voix, un soir d’avril, au sortir de la pièce Club 27, de triste mémoire, au TGP Saint-Denis, une amie et moi avions rencontré une spectatrice sur le quai du RER, qui sortait de ce spectacle et nous avait vraiment donné envie d’entendre ces textes d’autrices amérindiennes.

 

3/ PETITE CHIMÈRE de la Compagnie Les Voyageurs Immobiles à Présence Pasteur (du 6 au 29 juillet 2018 à 10h40 pour les 0-3 ans et à 11h45 pour les 3-6 ans (relâche les 9, 16 et 23) – durée : ?

Parce que la créatrice de ce spectacle, Magali Frumin, m’a mis en scène à la fac dans « La demande d’emploi » de Michel Vinaver et que j’avais déjà vu et apprécié « Le bruit des couleurs », autre spectacle jeune public qu’elle avait créé.

 

4/ LE MAÎTRE ET MARGUERITE par Igor Mendjisky au 11 Gilgamesh Belleville (du 6 au 27 juillet 2018 à 19h40 (relâche les 11 et 18) – durée : 1h50

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Crédit photo : Léna Roche

Parce que j’ai vu deux spectacles de la compagnie des Sans Cou (« Notre Crâne » et « J’ai couru comme dans un rêve ») et que je suis bien curieux de voir ce nouveau spectacle, déjà présenté au théâtre de la Tempête à Paris.

 

5/ POLAROÏDS par la Compagnie Lalasonge au Théâtre du Train Bleu (du 6 au 29 juillet 2018 à 15h50 (relâche les 9, 16 et 23) – durée : 1h20)

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Parce que j’ai vu l’unique actrice de ce spectacle, Claire Marx, dernièrement dans les Manigances de Johanne Debat au théâtre de l’Opprimé et que ça m’a donné envie de la suivre.

 

6/ J’APPELLE MES FRÈRES par la Compagnie du Rouhault à la Manufacture (du 6 au 26 juillet 2018 à 15h55 (relâche les 12 et 19) – durée : 2h)

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Crédit photo : Compagnie du Rouhault

Parce qu’une amie me l’a conseillé et je crois bien que j’ai fait un réveillon avec la metteure en scène, mais je n’en suis pas certain.

 

7/ SPEED LEVING (Hanokh Levin – Laurent Brethome) à la Manufacture (du 17 au 26 juillet 2018 à 19h50 (relâche le 19) – durée : 1h45)

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Compagnie le Menteur Volontaire

Parce que les élèves de l’ensemble 25 de l’ERACM que j’ai suivi sur au moins trois spectacles (encore grâce à l’ami marseillais…).

 

8/ LÉOPOLDINE HH à l’Arrache-Coeur (du 6 au 29 juillet 2018 (relâche les 11, 12, 18 et 25) à 15h – durée : 1h)

Parce que je suis tombé par hasard sur un de ses clips et que cette chanson m’a obsédé assez longtemps…

 

9/ SI RICHARD SI par Florence Fauquet et Chloé Lasne au Théâtre des Béliers (du 6 au 29 juillet 2018 à 10h50 (relâche les 9, 16 et 23 / séances supplémentaires : les 15 et 22 à 19h) – durée : 1h15)

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Si Richard si

Parce que l’ami marseillais l’a vu l’an passé et me l’a conseillé. Et que je ne peux résister à une histoire autour de Richard III (même si je n’ai pas aimé celle de Thomas Jolly… c’était ma confession)

 

10/ UNE LÉGÈRE BLESSURE au Théâtre des Halles (du 6 au 29 juillet 2018 à 19h30 (relâche les 9, 16 et 23) – durée : 1h)

Parce que le texte de Laurent Mauvignier, parce que Johanna Nizard.

 

11/ LA VIOLENCE DES RICHES au Théâtre des Carmes  (du 6 au 23 juillet 2018 à 11h25 (relâche les jeudis) – durée 1h10)

Parce que ça parle de violence sociale et que… ben… on est en plein dedans.

 

12/ UN GARÇON D’ITALIE (Philippe Claudel / Mathieu Touzé) au Théâtre Transversal  à 10h35

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Parce que j’en entends parler depuis longtemps grâce aux réseaux sociaux et que je suis curieux… (et si Arnaud Laporte en dit aussi du bien…)

 

13/ LODKA au Chêne Noir  (du 6 au 29 juillet 2018 à 10h (relâche les 9, 16 et 23) – durée : 1h20)

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Parce que Semianyki.

 

14/ 100 M PAPILLON par le Collectif Colette à la Manufacture (du 6 au 26 juillet 2018 à 16h25 (relâche les 12 et 19) – durée 1h05)

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Crédit photo : Collectif Colette

Parce qu’avant on disait « je peux pas, j’ai piscine »… Ce n’est absolument pas un argument, mais comme aujourd’hui « je peux pas, j’ai théâtre » l’a remplacé…

 

15/ LETZLOVE de Pierre Maillet à la Manufacture dans le cadre des Night Shot (du 21 au 26 juillet 2018 à 23h – durée : 1h10)

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Pierre Maillet

Parce que Michel Foucault.

 

16/ BELLE FILLE au Petit Louvre  (du 6 au 29 juillet 2018 à 20h25 (relâche les 11, 18 et 25) – durée 1h10

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Parce que Maud Wyler.

 

17/ LES TRAVAUX AVANCENT À GRANDS PAS, un projet collectif L’Amicale au 11 Gilgamesh Belleville (du 6 au 27 juillet à 15h (relâche les 11, 18 et 25) – durée 1h10)

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Parce que chaque jour sera différent et que j’espère bien tomber sur le projet d’Antoine Defoort voire celui d’une certaine Ina Mihalache…

 

18/ LA PEAU D’ÉLISA de Carole Fréchette au Théâtre des Halles (du 6 au 29 juillet 2018 (relâche les 9, 16 et 23) à 17h – durée : 1h10)

Parce que l’écriture de Carole Fréchette ne me quittera pas de sitôt…

 

19/ CONSTANCE « Pot Pourri » au Ciné Vox (du 7 au 29 juillet 2018 à 14h – durée : 1h10)

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Parce qu’il me manquait un spectacle d’humour, entendre un one-wo.man show. Parce que Constance me fait rire, que je l’ai déjà vue sur scène et qu’elle est une des rares humoristes qui ne m’a pas fait dire : « 1h c’est trop long… »

 

20/ AN IRISH STORY au Théâtre Artephile

21/ LOVE & MONEY au 11 Gilgamesh Belleville

******

Avant de partir… je voudrais ajouter que de nombreux théâtres (tous les théâtres ?) font relâche ici ou là mais ne ferment pas pour autant leurs portes et proposent, en lieu et place des spectacles, moults événements dont des lectures, notamment celle (musicale) du roman de Maryam Madjidi « Marx et la Poupée » en français et en langue des signes par la Compagnie Les Petits Plaisirs le 9 juillet à 23h à la Factory (nouveau nom du théâtre de l’Oulle) !

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À suivre…

La Caverne (L’Avantage du Doute / Théâtre de la Bastille)

(quand on ne lit pas la bible)

Moi, je ne connais pas Platon, j’ai eu 6 en philo au bac L coeff 7, donc je ne peux que penser à l’adaptation théâtrale de l’album « La Caverne » du groupe québécois Malajube ? Pas leur meilleur, mais bon L’Avantage du Doute peut transcender le matériau d’origine.

 

(de quoi ça parle en vrai)

Nous sommes en 2518, au Royaume de La Caverne, où vivent les souterriens. La légende dit que leurs ancêtres terriens ont dû fuir la surface de la planète parce que « le soleil s’est rapproché trop près de la terre ». Sous terre, leur vie est rythmée par des divertissements de masse et une technologie ultra-connectée. Parmi eux, la petite Manon se sent différente… Elle va alors découvrir le monde du dehors. Librement inspiré de l’allégorie de Platon et de la littérature fantastique, le collectif L’Avantage du doute mêle humour et poésie dans cette fable « écolo-futuriste » et invite, petits et grands, à questionner la place de la technologie et du virtuel dans notre quotidien. (http://www.theatre-bastille.com/saison-17-18/occupation-2)

 

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Crédits photos : couverture : Krystelle Paré / Ci-dessus : Sandy Korzekwa

 

(ceci n’est pas une critique, mais…)

C’est un spectacle tous publics avant d’être un spectacle jeune public. Y a du Platon, du Philip K. Dick, de la dystopie, du stop motion avec des playmobils, du fond bleu, des costumes originaux… C’est drôle, inventif, pour les petits et pour les grands comme on dit. On est séduit par la fraîcheur des acteurs (Nadir Legrand, Judith Davis et Claire Dumas, pour ne pas les nommer).

On peut toujours penser que c’est naïf, ces personnages qui vivent dans une caverne, parce qu’ils croient ce qu’on leur a dit. Fake News. Ça ne se passera pas comme ça ! Eeeeeeeeh… Et pourquoi pas ? Une société qui veut aller toujours plus vite, savoir toujours plus de choses, qui demande de l’aide à tout bout de champ à Google, qui ne retient plus, qui ne sait plus… C’est ce que nous sommes et le spectacle tente de nous mettre en garde contre l’ultra-connectivité et cela est complètement en raccord avec la semaine sans écrans organisée par le Collectif L’Avantage du Doute et le théâtre de la Bastille dans le cadre de l’Occupation 2. Attention, le propos n’est pas d’interdire tous les écrans, les jeux, etc. Mais d’en faire un meilleur usage, plus réfléchi, raisonné en somme. Ce à quoi je m’emploie cette semaine et ce à quoi je m’emploierai ces prochains mois.

 

vu le mercredi 6 juin 2018 à 14h30 au théâtre de la Bastille

Prix de la place : Pass Bastille (13€/mois)

 

LA CAVERNE

Création collective de L’Avantage du doute dirigée par Nadir Legrand

Texte de Nadir Legrand en collaboration avec les acteurs Mélanie Bestel, Judith Davis, Claire Dumas, Émilie Lafarge et Christophe Paou

Avec (en alternance) Mélanie Bestel, Judith Davis, Claire Dumas, Émilie Lafarge, et Nadir Legrand

Scénographie Delphine Sainte-Marie – Création lumières Jérôme Perez – Création vidéo Kristelle Paré et Baptiste Klein – Création costumes Marta Rossi – Régie générale Wilfried Gourdin

Jusqu’au 15 juin 2018 au Théâtre de la Bastille, Paris

Au théâtre Nouvelle Génération (Vaise) du 27 novembre au 1e décembre 2018, au Théâtre de Montbéliard du 11 au 14 décembre 2018, au Théâtre Forum Meyrin (Suisse) les 8 et 9 mai 2019

 

(une autre histoire)

« Mais pourquoi tout le monde me regarde comme ça ? Non, j’veux pas emmener ma classe voir la pièce. Rien de personnel, hein ? Mais le truc, c’est que… C’est la fin de l’année et j’suis épuisé et… Oui, j’suis en permanence épuisé mais là, j’fais de l’apnée, j’ai la tête dans le guidon. Oui, j’fais de l’aquabike, et alors ? Pis, c’est le mauvais moment, y a le spectacle de fin d’année dans quinze jours, ils retiennent rien. On s’est rajouté des répétitions, t’sais. Pourquoi j’accepte toujours de m’embarquer dans cette galère à chanter des chansons gnangnan ? J’veux chanter du Wham, du Chris Isaak, du Prince !

Non mais c’est vrai, l’autre jour on est allé à l’Autrucherie, j’ai des élèves plus bêtes qu’une autruche. Malheureusement je n’en ai perdu aucun. Tu leur dis de pas courir, ils courent. Mais pourquoi ils courent ? Pis ils parlent tout le temps. Comme si leurs parents leur scotchaient la bouche à la maison et qu’ils se rattrapaient à l’école ! Pourquoi j’ai pas le droit de leur scotcher leur gueule, putain !

Je ne dors pas à cause d’eux. A cause de leurs parents aussi. Spéciale dédicace aux parents d’élèves et autres collègues qui m’auraient cherché sur un moteur de recherche et qui lisent ces lignes… Je vous emmerde et je ne vous verrai plus l’an prochain, soyez rassurés. »

Ceci est une fiction. Je ne suis pas enseignant. D’ailleurs je ne m’appelle pas Axel Ito. Nous sommes en 2018 et si vous lisez ceci, c’est que vous ne participez pas à la semaine sans écrans. Vous écoutez la radio, avec Roland Garros sur votre télé, sans le son, votre machine à laver en marche, grignotage en bouche, tablette (l’appareil, pas le chocolat, sinon ça fondrait) sur les cuisses. (quoique… si ça fond et qu’il y a quelqu’un à côté de vous pour… je m’égare…)

Tout va bien.

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

M comme Méliès (Vigier/Di Fonzo Bo/ Chaillot)

(quand on ne lit pas la bible)

M comme Méliès ? Connais pas. M comme Mathieu Chédid plutôt ?

 

(de quoi ça parle en vrai)

(…) Se glissant dans différents personnages, le voyageur dans la Lune (Georges Méliès) se démultipliera par sa voix, en off, s’incarnant à loisir et comme par magie dans divers objets, décors, machines ou accessoires. Conteur de lui-même par lui-même, il dévoilera son extraordinaire histoire aux prises avec de multiples transformations et transfigurations, de la fortune à la ruine. Inspirés par ses textes et entretiens, Élise Vigier et Marcial Di Fonzo Bo, inventeurs d’aujourd’hui et magiciens à leurs heures, donneront l’apparence de la réalité à ses rêves les plus chimériques, à ses créations les plus invraisemblables, et célèbreront cette folle du logis : l’imagination. Rien ne saurait être refusé au premier explorateur de la Lune! : Hervé Pons – http://theatre-chaillot.fr/elise-vigier-marcial-di-fonzo-bo-m-comme-melies

 

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Crédits photos : Tristan Jeanne-Vallès

 

(ceci n’est pas une critique, mais…)

Au théâtre ce soir, on rend hommage à celui qui rendait lui-même hommage au spectacle vivant par le truchement du cinématographe (théâtre, cabaret, magie), j‘ai nommé Georges Méliès. Ce premier spectacle étiqueté « jeune public » du duo Elise Vigier / Marcial Di Fonzo Bo nous conte la vie et l’oeuvre de l’inventeur de nombre d’effets spéciaux, une histoire forcément sélective et idéalisée, un peu trop didactique à mon goût, avec une voix off qui nous accompagne dans sa vie et celle du monde d’alors au tournant du siècle avant-dernier grâce à des talentueux jeunes acteurs de l’École de la Comédie de Staint-Etienne qui savent tout faire : jouer, « marionnetter », « illusionner ».

On retrouve notre naïveté lors des reconstitutions de certaines scènes des films de Méliès. Oui, j’avais les yeux grands ouverts devant les acteurs qui lévitaient sous nos yeux ébahis et j’étais au troisième rang, mais aussi face aux jeux de miroirs, aux projections d’extraits des films originaux sur un écran de fumée.

Le spectacle est honnête même si pas aussi exceptionnel que ce que Méliès a créé pour le cinéma.

 

vu le samedi 24 mars 2018 au Théâtre national de Chaillot, Paris.

Prix de la place : 15€ (tarif abonnement)

 

M COMME MÉLIÈS

À partir de films et écrits de Georges Méliès

Mise en scène : Élise Vigier, Marcial Di Fonzo Bo, assistés de Marianne Cousin

Avec Arthur Amard, Lou Chrétien-Février, Alicia Devidal, Simon Terrenoire, Elsa Verdon (comédiens), Étienne Bonhomme, Louison Teruel (voix)

Stagiaire : Jeanne Kleinman – Musique originale : Étienne Bonhomme – Bruitage : Sophie Bissantz – Costumes : Pierre Canitrot assisté de Laurence Reveillon – Perruques et maquillages : Cécile Kretschmar assistée de Judith Scotto – Marionnettes : Luis Enrique Gomez Bastias assisté d’Ariane Gaine – Conseillers magie : Philippe Beau, Hugues Protat

Jusqu’au 29 mars 18 à Chaillot (Paris), puis le 4 avril 18 au théâtre des Salins (Martigues), les 11 et 12 avril 18 au théâtre de la Coupole (Saint-Louis), au Grand Théâtre d’Aix-en-Provence le 17 avril 18, du 15 au 19 mai 18 au théâtre Olympia (Tours), les 30 et 31 mai 18 à la Comédie de Reims.

 

(une autre histoire)

En vrai, c’est le cinéma que j’aime. Je suis toujours allé au cinéma alors que le théâtre… Mes parents n’allaient pas au théâtre donc je n’allais pas au théâtre. Je crois même que j’ai d’abord fait du théâtre avant d’en voir. Cela dit, mes parents n’allaient pas plus que ça au cinéma mais j’y suis allé. Tout seul souvent, en vacances dans les Alpes.

Quand j’écrivais, c’était sous forme de scénario. Pas de didascalies, mais des notes sur l’axe de la caméra par exemple. C’est seulement plus tard que j’ai écrit comme ça. Faut dire que la dernière fois où j’ai écrit un scénario, je l’avais transmis à une actrice qui ne m’avait pas rappelé. Faut dire que c’était très mauvais. Ça s’appelait Amore. Rien à voir avec Antonioni. On suivait une histoire d’amour entre un garçon et une fille puis au milieu du film, on découvre qu’on regardait les scènes d’un film qui était en train d’être tourné. L’acteur réalisateur venait d’avoir un malaise pendant le tournage d’une scène et dut arrêter celui-ci. Au repos forcé dans sa famille, il fouilla dans ses cartons et relut des anciennes lettres d’un amour perdu. Il se mit en tête de retrouver cette jeune fille malgré l’imminence de la reprise du tournage. Il apprit que la jeune fille disparut une nuit dans les flots de la Méditerranée, près du Cap Canaille, il y a des années de cela. Apprendre cette nouvelle le terrassa. De là naquit une obsession pour cette fille. Il passa ses nuits et ses jours à écrire une nouvelle histoire, à rêver sa vie s’il était resté avec cette fille. Il aurait pu la sauver, car on n’a jamais su ce qu’il s’était passsé cette nuit-là.

Je crois qu’il me manquait la fin. Je n’ai jamais relu ce scénario. Je ne sais même plus si j’avais imprimé un autre exemplaire que celui donné à l’actrice. Je dois seulement retrouver le fichier word du scénario, enregistré sur une disquette. Autrement dit : Mission Impossible.

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

Cubix (Mathieu Enderlin / Le Mouffetard)

(quand on ne lit pas la bible)

Cubix ? C’est l’histoire de personnes qui n’ont aucun lien apparent entre eux, qui sont enfermés dans un cube et qui sont tout nus ?

 

(de quoi ça parle en vrai)

Sur une table, des cubes blancs. Deux joueuses les manipulent. Elles les déplacent, les empilent, les agencent, construisent des tours, des escaliers, des façades. Elles font et défont un puzzle infini en trois dimensions dans lequel s’invite la projection vidéo. Alors, le cube devient une matérialisation du pixel. Au centre des portraits en mille morceaux, une pièce manque parfois ! Entre le plaisir de la maîtrise et l’étonnement devant l’imprévu, les deux êtres explorent les possibilités d’un dialogue sans parole… (http://lemouffetard.com/spectacle/cubix-0)

 

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Crédits photos : Jean-Yves Lacôte

 

(ceci n’est pas une critique, mais…)

Alors que le dépouillement et l’économie de moyens de la pièce de Peter Brook me restent encore en mémoire (mon dada, en ce moment, c’est de faire le lien avec la chronique précédente, je commente… je commente… c’est plus fort que moi…), ici nous avons droit à un théâtre d’objets ET d’images animées. Et les deux faces de ce cube vont très bien ensemble (oui, je sais qu’un cube a plus de deux faces, mais je n’ai pas trouvé six autres qualificatifs pour cette oeuvre).

Le duo qui est face à nous ne s’exprimera (presque) jamais oralement (sauf pour l’original message traditionnel d’avant-spectacle du téléphone en mode théâtre, ici fait en japonais). Pourtant, je reste encore bluffé par l’expressivité de ces cubes blancs qui s’animeront à l’aide de nos manipulatrices qui ont un petit côté clown blanc et Auguste. On arrive à faire abstraction de tout le reste, on voit un chien, un personnage de jeu vidéo à la Mario Bros tentant de franchir des obstacles, on atteindra même le summum du suspense grâce à une tour infernale à la Jenga ! La partie vidéo est également assez impressionnante, car sur ces cubes sont projetées des images plus ou moins animées. Tout est millimétré et maîtrisé. D’ailleurs cela m’a fait penser à ces vidéos qu’on pouvait voir dans « L’oeil du cyclone » sur Canal Plus dans les années 90 ou dans certains musées d’art contemporain. Comme si les nouvelles technologies permettaient finalement de démocratiser quelque chose qui pouvait passer comme élitiste il y a vingt ans.

Ce maraboutdeficelle (un shiritori en japonais) qu’est ce spectacle pour jeunes et moins jeunes est très inventif, joue avec notre perception visuelle et nous fait passer un agréable moment (dit-il en prenant sa voix de journaliste de France 3).

 

vu le dimanche 18 mars 2018 au Théâtre Mouffetard (Paris)

Prix de la place : invitation

 

CUBIX

Mise en scène : Mathieu Enderlin

Interprètes : Yasuyo Mochizuki et Aurélie Dumaret

Scénographie : Jeanne Sandjian – Lumière : Pierre-Émile Soulié

Jusqu’au 25 mars 2018 au Théâtre Mouffetard et aussi à l’Espace Culturel Lionel Boutrouche à Ingré (45) les 30 et 31 mars 18.

 

(une autre histoire)

Je suis nostalgique des jeux vidéos de mon adolescence. J’étais l’heureux détenteur d’une magnifique console de salon Master System de marque Sega. J’avais même écrit une rédaction autour de cet objet qui avait fait son entrée au domicile familial un Noël 1991. J’étais en cinquième. Mes premiers jeux s’appelaient Hang On (un jeu de moto qui était intégré dans la console même), Shinobi (un jeu de ninja dont la musique me trotte encore dans la tête) et Golden Axe. Ce dernier, je le connaissais bien car j’y jouais en arcade, l’été, quand j’allais en vacances à la montagne. A côté du cnéma, y avait une salle de jeux avec des flippers et des jeux vidéos. Mes jeux préférés c’était donc Golden Axe (un jeu de combat dans l’univers de l’Heroic Fantasy) et Double Dragon (un Beat’em up). Mon coup préféré dans Double Dragon, c’était : Je prends la tête de mon adversaire par les oreilles et je la fracasse à coups de genoux. Je n’ai jamais su me battre dans la vraie vie. Même pour m’amuser. Un jour, au collège, j’avais défié un gars de ma classe, je ne me souviens même plus de la raison. On devait se retrouver à la sortie, mais comme il était retenu par un professeur, je savais qu’il n’arriverait pas à temps. J’ai fanfaronné devant le collège : « Il a eu peur de moi ! » Le collège dont je parle n’existe plus. Il a été détruit puis reconstruit, mais il ne ressemble en rien à celui qu’on a fréquenté. Tout comme le lycée où j’ai commencé à faire du théâtre. Le bâtiment est toujours là, imposant, en face du Cinémadeleine, mais il ne porte plus le nom qu’on lui connaissait. La salle de jeux à côté du cinéma dans cette station de montagne n’existe plus non plus. Le projectionniste du cinéma a pris sa retraite. Mes grands parents ont vendu le studio qu’ils possédaient dans cette station de montagne. Moi-même, je ne vais plus dans cette station de montagne. Je ne sais plus où se trouve ma console Master System 8Bits. J’aimerais y rejouer, pour retrouver certaines sensations, des souvenirs. Il n’est pas bon d’être nostalgique. Parfois je me dis que je pourrais acheter une nouvelle console de jeux, puis je me ravise car je me souviens que sur les manettes, il y a trop de boutons.

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito