Olafur Arnalds au Trianon de Paris

ÓLAFUR ARNALDS au Trianon, Paris

(1e partie : Manu Delago)

(ceci n’est pas une critique, mais…)

C’est la première fois que je vois Ólafur Arnalds sur scène. Dès son arrivée, on est touché par sa simplicité et sa modestie. C’est dans un Trianon au respect quasi-religieux (pratiquement pas d’écrans de téléphones intelligents allumés pendant le concert, en tout cas pas de mon côté) que Ólafur Arnalds va présenter ses nouvelles chansons. Il y a deux vieux pianos qui jouent parfois tout seuls, des violons, une batterie, de l’électronique au milieu de tout ça. On dirait que tout est connecté. Ah ben c’est le titre de la tournée : « All strings attached ». Même les lumières… On en viendrait à fermer ses yeux pour se concentrer sur la musique mais on manquerait… Tiens, on dirait des aurores boréales, regarde.

Sur la deuxième chanson, Þú Ert Jörðin, il nous fait chanter. Le son est enregistré, modifié, le public devient une nappe sonore, comme une vague.

Il y a des nouvelles chansons, d’un album à venir. Et y a les anciennes, comme 30 55 en rappel. Il évoque ses débuts, que tout a commencé avec Myspace. J’ai souri. Pour moi aussi, pas mal de choses ont commencé avec Myspace, mais c’est une autre histoire… Puis il raconte sa grand-mère qui lui a fait écouter Chopin…

Ólafur Arnalds, ce n’est pas du classique, mais ce n’est pas de l’ambient non plus. C’est Ólafur Arnalds et on ressort du Trianon le coeur léger. Un rêve, trop court.

 

SETLIST

Árbakkinn – Þú Ert Jörðin – Only the Winds – re:member – Unfold – Beth’s Theme – Ypsillon – Momentary – Dalur – 3326 – Nyepi – Doria – Near Light – (rappels) : 3055 – Lag Fyrir Ömmu

 

vu le mardi 15 mai 2018 au Trianon, Paris (et en tournée le 21 octobre à Lyon, le 22 octobre à Bordeaux, le 23 octobre à Toulouse, le 24 octobre à la Salle Pleyel à Paris

prix de la place : 34€

 

Ólafur Arnalds – Near Light (Living Room Songs) from Ólafur Arnalds on Vimeo.

 

 

(une autre histoire)

Un jour, je me suis inscrit sur Myspace. Je ne suis pas musicien. Je suis fan. Ma page d’accueil était toute moche, mais j’aimais bien choisir la chanson de la semaine, mon top 10 amis (je me souviens avoir fait un caca nerveux quand une de mes amies m’avait viré du sien… En même temps, je comprends beaucoup de choses aujourd’hui, avec le recul). Je passais beaucoup de temps à écouter de la musique, mais je n’allais alors pratiquement pas au théâtre, ceci explique cela.

Grâce à Myspace, j’ai rencontré A. & J. lors d’un concert d’un groupe belge. Grâce à ce groupe belge, j’ai rencontré d’autres personnes avec qui je suis même parti en vacances en Italie et en Bretagne. Grâce à une de ces personnes, j’ai fait la connaissance d’un gars, L., avec qui je vais chaque année à Avignon et qui a déjà écrit à deux reprises ici, et d’une fille avec qui j’ai passé quelques jours en Islande.

Un jour, j’ai dit : « J’ai pris mes billets pour Reykjavik, y a un chouette festival. Pour l’instant je suis seul, vous venez si vous voulez, mais moi j’y vais, même seul, même pas peur. »  C. m’a dit : « Ok, mais je viens aussi avec ma nièce ». J’ai dit : « Ok ». 

Je les ai retrouvées à Reykjavik. Elles avaient déjà vadrouillé dans le nord. A mon arrivée, on a loué une voiture et on est parti dans le sud.

« Tu ne conduis pas ? Elle ne conduit pas… Sans déc’, tu ne conduis vraiment pas ? Donc je vais me taper cinq jours de route tout seul au volant, pendant que toi, tu appuieras frénétiquement sur le bouton de ton appareil photo et que ta nièce sera derrière avec ses écouteurs à écouter les One Direction ? »

En fait, ça n’a pas été bien grave, parce qu’à la fin du mois d’octobre, c’est hors saison. Y a pas grand monde. La route circulaire est large, bien entretenue et on rencontrait dix voitures par heure. On a compté. Parfois on ralentissait, on s’arrêtait au milieu de la route, on prenait des photos, c’était cool de conduire au milieu de nulle part. Pour rien au monde, je n’aurais laissé ma place au volant.

« Y a pas de prise USB ? Non ? Seulement un lecteur CD. T’as un CD, toi, parce que moi, je n’en ai pas ? On a qu’un seul disque, c’est quoi ? Olafur Arnalds ? Connais pas ? « For now I am winter »… Ok. »

Ce disque-là, on l’a écouté en boucle. Pendant cinq jours. Même pas mal.

Grâce à Myspace, j’ai vécu la semaine la plus mémorable de toute ma vie. Oui, j’ai toujours eu cette propension à exagérer. Trois ans et demi plus tard, c’était il y a onze mois, j’étais sur un bateau, entre les Îles Féroé et l’est de l’Islande. Solstice d’été. Minuit. J’ai pleuré en écoutant la musique d’Olafur Arnalds… Je mens, c’était Sigur Ros. Je n’ai jamais su mentir, désolé.

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

 

VÍK Í MÝRDAL, ISLANDE from Candice Nguyen on Vimeo.

2 réflexions au sujet de « Olafur Arnalds au Trianon de Paris »

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