Vus mais pas chroniqués…

Ici les spectacles que j’ai vus mais que je n’ai pas chroniqués ici, parce que pas le temps, pas l’inspiration, critiqués ailleurs…

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JANVIER 2019

DOREEN

LETTRES NON-ÉCRITES

DÉCEMBRE 2018

Romances inciertos, un autre Orlando
Photo : Nino Laisné

Romances Inciertos (Nino Laisné / François Chaignaud) au Théâtre de Vidy-Lausanne (15/12/18) : 135e et dernier spectacle de mon année 2018 et pas des moindres. Je n’utilise pas souvent ce qualificatif-là, mais on peut dire que ce spectacle est magnifique, tout simplement. J’ai eu la chance d’être assis au deuxième rang pour capter le regard de François Chaignaud, apprécier ses transformations d’un tableau à l’autre, ses danses du haut de ses échasses ou de ses talons, au son du bandonéon et autre viole de gamme. Il est assez rare de se laisser emporter par une voix, une atmosphère, sans même savoir exactement de quoi il retourne (je l’avoue).

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Photo : Ariane Catton Balabeau

Les Séparables (Fabrice Melquiot / Dominique Catton / Christiane Suter) au Théâtre de Vidy-Lausanne (15/12/18) : Une autre satisfaction de mon trop court séjour helvète au bord du Lac Léman. Cette pièce à la scénographie ludique, à la création musicale (en direct) poétique et le jeu dynamique d’Antoine Courvoisier et Nasma Moutaouakil a tout pour plaire. Le texte aborde des sujets délicats tels que la différence, la peur de l’autre, le racisme. Le tout est traité avec pertinence et réalisme (j’ai apprécié ce silence à la fin de la pièce, en attendant les premiers applaudissements)

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NOVEMBRE 2018

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Tall Man (Surnatural Orchestra) au Nouveau Théâtre de Montreuil (17/11/18) : Énormément de questions sont posées, comme notre rapport à l’autoritarisme, à l’immobilisme, au confort. Peut-on encore rêver d’un autre monde ? Le spectacle est scindé en deux parties. La première présente ce fameux Tall Man, être polymorphe absolument impressionnant. La seconde est beaucoup plus « foutraque », une ode à la poésie, à la fête et à la réunion. Pour être sincère, ma première incursion dans l’univers de cet orchestre musicalement impeccable ne me convainquit pas. Justement parce que j’ai trouvé que la première partie manquait de rythme et que je n’ai pas accepté ce virage à 180° en deuxième partie. Mais force est de constater que le public répondait volontiers présent aux propositions du collectif.

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Trio à la Philharmonie de Paris (13/11/18) : Jean-Yves Thibaudet, Gautier Capuçon et Lisa Batiashvili jouent Chostakovitch, Ravel (la meilleure pièce) et Mendelssohn. En bis, et en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015, le trio jouera un extrait d’un trio de Tchaikovsky. J’étais tout en haut, ils étaient de dos, mais cela n’a pas empêché d’être ému, les yeux rivés sur le dos de la violoniste. Toujours étonnantes, ces pauses dans les morceaux, on aurait envie d’applaudir mais on suit le mouvement, on ne le fait pas. Toujours curieux d’entendre ces symphonies de toux à chaque interruption.

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SOPRO (Tiago Rodrigues) au Théâtre de la Bastille (12/11/18) : Je ne reviendrai pas sur cette pièce que j’ai déjà vue il y a un an et demi au Festival d’Avignon dans d’autres circonstances. On peut lire ce que j’ai déjà écrit ici. Je ne reviendrai pas sur l’affection que j’ai pour les pièces du directeur du Théâtre National de Lisbonne et pour le bonhomme également. En fait si, je vais un peu y revenir. C’est (toujours) d’une beauté, d’une poésie folles. J’ai lu la pièce cet été, donc j’ai pu détacher mon regard des sur-titres et ainsi me concentrer sur ces acteurs admirables (Isabel Abreu en tête), sur le plaisir évident qu’ils ont de jouer ensemble et de cette souffleuse, Cristina Vidal, qui tient son rôle de bout en bout, jusqu’à la dernière seconde.

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Crédits photos : Simon Gosselin

INFLAMMATION DU VERBE VIVRE (Wajdi Mouawad) à la Colline (10/11/18) : Wajdi Mouawad revient tout seul avec une oeuvre protéiforme, entre théâtre et vidéo. C’est ingénieux, exigeant… Mise en abyme « Je dis que je ne sais pas quoi faire comme spectacle mais j’en fais quand même un » que j’adore… Surtout qu’il y a toujours du fond. Y a juste un petit souci : le faux raccord capillaire entre la scène et l’écran, moi je dis !

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L’AVALÉE DES AVALÉS (Réjean Ducharme) aux Déchargeurs (09/11/18) : Une pièce québécoise qui vaut avant tout pour sa comédienne Sarah Laurandeau, lumineuse qui tient la pièce de bout en bout, mais aussi une écriture qui ne manque pas de mordant.

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OCTOBRE 2018

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ICH BIN CHARLOTTE (Doug Wright/Steve Suissa) au Théâtre de Poche Montparnasse (19/10/18) : Je ne suis pas parvenu à être emporté par l’histoire racontée par Thierry Lopez, autour de ce personnage réel (une femme piégée dans un corps d’homme des années 40 à nos jours), qui permet à l’acteur de montrer toute l’étendue de son talent (parfois un peu trop démo d’acteur…)

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EVOL (Claire Croizé) au Théâtre de la Bastille (17/10/18) : Impression mitigée pour un spectacle qui trouve uniquement son souffle dans les moments collectifs. Et on ne m’enlèvera pas de l’esprit l’idée qu’utiliser les musiques de David Bowie reste une béquille, une facilité, qui permet aux spectateurs de se raccrocher aux branches.

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MUCH ADO ABOUT NOTHING (Shakespeare / Forced Entertainment) à l’Espace Cardin (13/10/18) : Savoureuse évocation de la comédie de Shakespeare à l’aide de canettes de bière, de tubes de crèmes solaires… Tous les personnages y sont, on ne s’y perd pas, on révise son anglais (car non sur-titré) et on admire le travail d’adaptation et le talent de conteur de Richard Lowdon.

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LA JOURNÉE D’UNE INFIRMIÈRE (Armand Gatti) à la Parole Errante (Montreuil – 5/10/18) : Écrit en 1968, ce texte à propos de la charge mentale que doit endosser cette infirmière est malheureusement toujours d’actualité. Belle composition de Juliette Mailhé, sur une mise en scène de Sophie Troise.

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SEPTEMBRE 2018

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SHOCK CORRIDOR au Nouveau Théâtre de Montreuil (21/9/18) : ici

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