Vus mais pas chroniqués…

Ici les spectacles que j’ai vus mais que je n’ai pas chroniqués ici, parce que pas le temps, pas l’inspiration, critiqués ailleurs…

JUIN 2019

Je ne chroniquerai ni n’évoquerai deux autres spectacles vus ce mois-ci, l’un était mis en scène par une personne qui faisait partie de mon atelier théâtre, l’autre était notamment interprété par un de mes chers amis, le tout dans un cadre plus ou moins amateur.

MAI 2019

CONSTANCE VERLUCA aux Étoiles (23 mai 2019)

Légèrement déçu par le retour de la chanteuse, je ne fus pas emballé par le concert et par ses nouvelles chansons. Peut-être faudrait-il que je les écoute plus attentivement ? Le symbole après tant d’années passées sans nouvelles d’elle : elle a oublié les paroles de ces deux « tubes » : « Les Trois Copains » et « C’est le Moment pour Mourir ».

ROSES (Nathalie Béasse) au Théâtre de la Bastille (21 mai 2019)

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Dieu sait que je suis difficile avec les adaptations de Richard III, une de mes pièces préférées. Je fus ici enchanté par la simplicité, la drôlerie, la beauté de certains tableaux, le jeu des comédiens danseurs. Jusqu’à présent mon spectacle préféré (sur quatre vus) de Nathalie Béasse dont on ne parle pas suffisamment. (dit celui qui a déclaré forfait pour tous les impromptus et autres présentations de cette troisième Occupation Bastille)

DÉSOBÉIR (Julie Beres) au Théâtre Paris Villette (19 mai 2019)

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Je pensais écrire une vraie chronique en vue de sa reprise à la Manufacture cet été à Avignon, mais une chose et l’autre… Que m’en reste-t-il ? Des comédiennes vraiment sensationnelles, Séphora Pondi en tête, mais reste une impression de déjà-vu pour qui a vu « F(l)ammes » d’Ahmed Madani, qui brossait également le portrait de jeunes femmes issues de l’immigration. On y mêle également le vrai et le faux. Le contenu est tout de même passionnant à suivre. Et ça joue et ça danse bien !

HAPPY CHILD (Nathalie Béasse) au Théâtre de la Bastille (14 mai 2019)

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Nathalie Béasse occupe le Théâtre de la Bastille et propose une grande traversée de son oeuvre. Nous commençons par « Happy Child », crée il y a plus de dix ans. Toujours étonnant de voir les passerelles entre ses différentes pièces, et notamment la dernière en date « Le bruit des arbres qui tombent ». Le rapport à l’autre, la nature, les arbres, une certaine absurdité. Des corps qui parlent. C’est drôle et original, même si je ne suis pas totalement fan de la scénographie qui a rendu la grande salle toute blanche.

AVRIL 2019

TEMPS FORT DANSE au Théâtre de la Bastille (10 et 17 avril 2019)

Pour la seconde année consécutive (et en attendant la troisième, dit celui qui écrit ces mots un mois plus tard en ayant connaissance de la nouvelle programmation du théâtre), le théâtre de la Bastille avec les Ateliers de Paris – Carolyn Carlson accueille des chorégraphes pas forcément connus du grand public mais qui le deviendront assurément. Autant je fus plutôt circonspect l’an passé devant certaines propositions, cette année, je fus qu’enthousiaste face à la diversité et la force des spectacles :

– emballé par la légèreté et la simplicité de « Body Roots / Rising » de Shira Eviatar, deux pièces en rapport avec la famille, les origines ( ou la découverte de la culture mizrahim en Israël)

– impressionné par la profondeur et la maîtrise du sujet de Oona Doherty pour « Hard To Be Soft – A Belfast Prayer »

– séduit par la liberté et l’humour de Simon Mayer avec « Sunbengsitting

– hypnotisé et fasciné par « Hymen Hymne » de Nina Santes, une expérience sensorielle inoubliable.

LES COUPS DE POUCE au Double Fond (14/04/2019)

Une fois n’est pas coutume, j’ai vu de la magie ! Il s’agissait d’une scène ouverte pour des apprentis magiciens, le tout en close-up. Traduction : tu es tout proche du feu de l’action, car tout se passe avec des cartes, des pièces… Un de mes vieux amis (rencontrer ce gars-là en 2005 au fin fond de la Gaspésie au Québec alors que nous habitions à l’époque dans le même arrondissement parisien, c’était aussi de la magie) y faisait ses premiers pas, c’est un peu pour ça aussi que je me suis retrouvé dans cette cave près du quartier St-Paul. Évidemment, il me choisit par hasard pour manipuler une marionnette pendant qu’il faisait ses tours de magie… Cinq minutes pour convaincre, un peu comme sur ces scènes ouvertes de Stand up… Le public était bienveillant. La variété des participants fait qu’on ne s’est pas ennuyé, certains sont peut-être plus à l’aise que d’autres. Voir cette carte changer de couleur devant mes yeux m’énerve toujours autant ! (et mon pote s’est hyper bien débrouillé – c’est lui qui a démarré le spectacle)

JR (FC Bergman) à la Grande Halle de la Villette (12/04/2019) :

« Adaptation du roman homonyme de l’Américain William Gaddis, JR propulse sur scène l’histoire satirique du jeune JR Vansandt, 11 ans, qui prend d’assaut le marché financier de New-York dans les années 70. Inconscient de ses actes et dépourvu de tout sens moral, flanqué d’une armée d’hommes de paille, avocats et spin doctors, il met à nu une société exclusivement gouvernée par l’argent, où chacun tente en vain de donner une forme… »

Une fois n’est pas coutume, je suis parti à l’entracte (le spectacle durait 4h avec l’intermède). Par fatigue (vous savez, la vie d’à côté, tout ça tout ça), par lassitude également (dispositif quadri-frontal avec vidéo en continu). La première partie était de haute tenue, la technique irréprochable, les acteurs au cordeau, pourtant cela n’a pas suffi pour me retenir après la pause. J’aurais pu écrire un bel article à base de jeux de mots sur le Football Club Bergman et John Ross de Dallas, mais non : la surcharge cognitive a pointé le bout de son nez (l’action ne s’arrêtait jamais, aucun arrêt de jeu durant le temps règlementaire).

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photo : Kurt Van der Elst

FANNY BLOOM au Centre Culturel Canadien (08/04/2019) :

L’ancienne chanteuse du groupe La Patère Rose était de passage en France pour présenter son nouvel album « Liqueur » (et accessoirement faire les premières parties des concerts de Coeur de Pirate). Je n’avais point écouté ses nouvelles chansons. J’eus un tout petit peur au début de son concert quand je remarquai que le mot « amour » était plus que de raison employé. Mais c’était sans compter la voix singulière de l’interprète québécoise, sa clairvoyance (elle assume ce côté sentimental) et les arrangements (voix-piano) classieux des chansons qui m’ont fait passer un joli moment en sa compagnie.

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MARS 2019

HERNANI, C’EST UN SCANDALE ! (Judith Policar – Compagnie Uni Vers) à l’Université Sorbonne Nouvelle dans le cadre du festival À Contre-Sens (12/03/2019) :

« Tout commence en août 1829, après l’interdiction de Marion Delorme. Victor Hugo se lance le défi d’écrire en trois semaines une pièce qui deviendra Hernani, et de la présenter à l’administrateur du Théâtre Français. »

C’est une collègue blogueuse à ses heurts qui met en scène cette réjouissante pièce. L’ensemble est instructif (sans que cela fasse fiche Wikipedia), frais (oui, ils sont jeunes, ok), sans prétention (dans le sens, pas prétentieux), parfois maladroit, avec des références (qui n’en sont peut-être pas, cela dit) aux Molière de Gwenaël Morin, Tiago Rodrigues… Une jolie soirée en somme (même si je fus la troisième plus vieille personne du public, dans cette salle de l’université Sorbonne Nouvelle).

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Photo : Margaux Albarel

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FÉVRIER 2019

MARADONA C’EST MOI (Compagnie Cipango) au Théâtre de Belleville (16/02/2019) :

« Deux femmes se retrouvent sous le stade San Paolo à Naples autour d’un mystérieux corps. L’une d’elles, Alicia, a entrepris le voyage pour tenter de comprendre l’histoire d’amour et de haine entre la ville et son compatriote Maradona. »

C’est un peu par hasard que je me suis retrouvé dans cette salle clairsemée du Théâtre de Belleville. Même si diamétralement opposée, on ne peut s’empêcher de comparer avec une autre pièce d’inspiration footballistique vue au même endroit : « Le Syndrome du banc de touche ». Contrairement à la pièce de Léa Girardet, « Maradona et moi » m’a littéralement laissé sur la touche. La musique interprétée en direct par le groupe The Mothers of Love / El Indio réhausse l’intérêt qu’il m’a manqué à l’écoute de ce texte narrant cette relation entre El Pibe de Oro et Naples. Les comédiennes ne déméritent pas mais subsiste un goût de « à quoi bon ».

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© Bertrand Poizeau

CHANSONNETTE POUR GIGI (Benjamin Verdonck) au Théâtre de la Bastille (15/02/2019) :

 » Le Théâtre de la Bastille propose de découvrir la richesse du travail de cet artiste protéiforme, à la fois auteur, plasticien, homme de théâtre et manipulateur d’objets, qui pratique aussi bien les installations in situ que de petites formes nomades ou des spectacles à part entière. »

Souvent je dis que j’en fais trop, que je dois ralentir. La preuve ce soir, puisque je me suis lamentablement endormi durant les trois quarts d’heure de cette petite forme du Belge Benjamin Verdonck. Pourtant l’idée de me confronter à quelque chose totalement inconnu de moi me séduisait. J’avais même trouvé une « vanne » pour ma section « Quand on ne lit pas la bible », mais les dernières semaines furent éprouvantes pour de multiples raisons et il ne serait pas honnête que j’écrive une chronique. Tout ce que je peux dire, c’est que la musique a accompagné de belle façon ma léthargie… Ou peut-être tout cela ne fut qu’un rêve ?

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© Kurt Van der Elst

DARK CIRCUS (Stereoptik) au Nouveau Théâtre de Montreuil (13/02/2019)

LES TABLES TOURNANTES (Le T.O.C.) au Théâtre Berthelot – Montreuil (13/02/2019) : Double programme et le lien de ma chronique pour le Blog de Nestor est ici.

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JANVIER 2019

CLÉOPÂTRE IN LOVE (Christophe Fiat / Judith Henry) au Nouveau Théâtre de Montreuil (30/01/2019) : Comment dire ? Parfois on met notre mécontentement sur le dos de la météo, de la fille qui ne te rappelle pas, d’un problème d’ordre familial… Ce soir-là, j’ai accumulé les trois et pourtant j’étais sûr de mon fait : Cléopâtre in Love était raté. La pièce manque de légèreté, de rythme, d’une belle écriture et scénographie (j’ai pensé au pauvre régisseur qui allait devoir ramasser tous les confettis et Dieu sait qu’il est pénible de les ramasser, parce qu’après t’en retrouves partout deux mois après…).. Bref, je me suis ennuyé.

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Photo : Jean-Louis Fernandez

THE GENEROSITY OF DORCAS (Jan Fabre) au Théâtre de la Bastille (18/01/2019) : A l’entrée, un tract nous est donné pour nous informer de ce qu’il peut se passer au sein de la compagnie de Jan Fabre (harcèlement moral, sexuel… : Pas de sexe = pas de solo). Le spectacle devait s’appeler « The Generosity of Tabitha ». Un homme a remplacé une femme. Il n’est pas aisé ensuite de voir le spectacle en tant que tel sans y penser (un peu comme pour « Kanata » même si les raisons étaient toutes autres). La scénographie avec ces aiguilles colorées en suspens est très réussie, la musique de Dag Taeldeman toujours entraînante, reste que je ne fus pas convaincu. Matteo Sedda ne démérite pas, pourtant il ne m’a pas emporté. Allez comprendre. D’ailleurs il est intéressant d’observer combien on peut faire un transfert du chorégraphe au soliste. La salle était aux deux tiers remplie, ce qui, pour le Théâtre de la Bastille et un chorégraphe de cette envergure, est assez décevant. Le danseur sait que le public est « au courant » de la genèse du spectacle. Comment fait-il pour ne pas y penser ? Ou bien pense-y-t-il et il s’en fiche ? Ou bien c’est son job, il y va à fond et puis c’est tout ?

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© Marcel Lennartz

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DOREEN (André Gorz – David Geselson) au Théâtre de la Bastille (11/01/2019) : J’avais déjà vu ce spectacle à sa création il y a deux ans. J’avais écrit ce texte comme galop d’entraînement et le spectacle est toujours admirable. J’ai incité pas mal de personnes à aller le voir. Notamment une certaine personne qui m’a écrit ceci :  » (…) Merci de m’avoir fait découvrir cette pièce. J’ai adoré les deux acteurs, le jeu de l’actrice surtout souvent en décalage, l’écriture de la pièce, la mise en scène également. Bref un petit bijou ! J’ai été très touchée aussi par son jeu aussi. Le couple fonctionne très bien sur scène à tel point que je me suis demandée s’ils étaient ensemble tellement je les sentais troublés l’un par l’autre. »

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© Charlotte Corman

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LETTRES NON-ÉCRITES (David Geselson) au Théâtre de la Bastille (11/01/19) : Tu n’as jamais osé écrire une lettre à quelqu’un, David Geselson t’écoute pendant 45 minutes, écrit cette fameuse lettre dans la foulée et si t’es d’accord, elle sera lue dans un spectacle intitulé « Lettres non-écrites ». Un dispositif original, toujours en mouvement, forcément dans l’émotion. J’ai vu ce projet naître lors de l’Occupation Bastille menée par Tiago Rodrigues en 2016 et il est toujours plaisant d’entendre ces lettres d’inconnu.e.s et de contempler les petites trouvailles scénographiques.

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DÉCEMBRE 2018

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Photo : Nino Laisné

Romances Inciertos (Nino Laisné / François Chaignaud) au Théâtre de Vidy-Lausanne (15/12/18) : 135e et dernier spectacle de mon année 2018 et pas des moindres. Je n’utilise pas souvent ce qualificatif-là, mais on peut dire que ce spectacle est magnifique, tout simplement. J’ai eu la chance d’être assis au deuxième rang pour capter le regard de François Chaignaud, apprécier ses transformations d’un tableau à l’autre, ses danses du haut de ses échasses ou de ses talons, au son du bandonéon et autre viole de gamme. Il est assez rare de se laisser emporter par une voix, une atmosphère, sans même savoir exactement de quoi il retourne (je l’avoue).

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Photo : Ariane Catton Balabeau

Les Séparables (Fabrice Melquiot / Dominique Catton / Christiane Suter) au Théâtre de Vidy-Lausanne (15/12/18) : Une autre satisfaction de mon trop court séjour helvète au bord du Lac Léman. Cette pièce à la scénographie ludique, à la création musicale (en direct) poétique et le jeu dynamique d’Antoine Courvoisier et Nasma Moutaouakil a tout pour plaire. Le texte aborde des sujets délicats tels que la différence, la peur de l’autre, le racisme. Le tout est traité avec pertinence et réalisme (j’ai apprécié ce silence à la fin de la pièce, en attendant les premiers applaudissements)

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NOVEMBRE 2018

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Tall Man (Surnatural Orchestra) au Nouveau Théâtre de Montreuil (17/11/18) : Énormément de questions sont posées, comme notre rapport à l’autoritarisme, à l’immobilisme, au confort. Peut-on encore rêver d’un autre monde ? Le spectacle est scindé en deux parties. La première présente ce fameux Tall Man, être polymorphe absolument impressionnant. La seconde est beaucoup plus « foutraque », une ode à la poésie, à la fête et à la réunion. Pour être sincère, ma première incursion dans l’univers de cet orchestre musicalement impeccable ne me convainquit pas. Justement parce que j’ai trouvé que la première partie manquait de rythme et que je n’ai pas accepté ce virage à 180° en deuxième partie. Mais force est de constater que le public répondait volontiers présent aux propositions du collectif.

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Trio à la Philharmonie de Paris (13/11/18) : Jean-Yves Thibaudet, Gautier Capuçon et Lisa Batiashvili jouent Chostakovitch, Ravel (la meilleure pièce) et Mendelssohn. En bis, et en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015, le trio jouera un extrait d’un trio de Tchaikovsky. J’étais tout en haut, ils étaient de dos, mais cela n’a pas empêché d’être ému, les yeux rivés sur le dos de la violoniste. Toujours étonnantes, ces pauses dans les morceaux, on aurait envie d’applaudir mais on suit le mouvement, on ne le fait pas. Toujours curieux d’entendre ces symphonies de toux à chaque interruption.

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SOPRO (Tiago Rodrigues) au Théâtre de la Bastille (12/11/18) : Je ne reviendrai pas sur cette pièce que j’ai déjà vue il y a un an et demi au Festival d’Avignon dans d’autres circonstances. On peut lire ce que j’ai déjà écrit ici. Je ne reviendrai pas sur l’affection que j’ai pour les pièces du directeur du Théâtre National de Lisbonne et pour le bonhomme également. En fait si, je vais un peu y revenir. C’est (toujours) d’une beauté, d’une poésie folles. J’ai lu la pièce cet été, donc j’ai pu détacher mon regard des sur-titres et ainsi me concentrer sur ces acteurs admirables (Isabel Abreu en tête), sur le plaisir évident qu’ils ont de jouer ensemble et de cette souffleuse, Cristina Vidal, qui tient son rôle de bout en bout, jusqu’à la dernière seconde.

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Crédits photos : Simon Gosselin

INFLAMMATION DU VERBE VIVRE (Wajdi Mouawad) à la Colline (10/11/18) : Wajdi Mouawad revient tout seul avec une oeuvre protéiforme, entre théâtre et vidéo. C’est ingénieux, exigeant… Mise en abyme « Je dis que je ne sais pas quoi faire comme spectacle mais j’en fais quand même un » que j’adore… Surtout qu’il y a toujours du fond. Y a juste un petit souci : le faux raccord capillaire entre la scène et l’écran, moi je dis !

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L’AVALÉE DES AVALÉS (Réjean Ducharme) aux Déchargeurs (09/11/18) : Une pièce québécoise qui vaut avant tout pour sa comédienne Sarah Laurandeau, lumineuse qui tient la pièce de bout en bout, mais aussi une écriture qui ne manque pas de mordant.

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OCTOBRE 2018

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ICH BIN CHARLOTTE (Doug Wright/Steve Suissa) au Théâtre de Poche Montparnasse (19/10/18) : Je ne suis pas parvenu à être emporté par l’histoire racontée par Thierry Lopez, autour de ce personnage réel (une femme piégée dans un corps d’homme des années 40 à nos jours), qui permet à l’acteur de montrer toute l’étendue de son talent (parfois un peu trop démo d’acteur…)

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EVOL (Claire Croizé) au Théâtre de la Bastille (17/10/18) : Impression mitigée pour un spectacle qui trouve uniquement son souffle dans les moments collectifs. Et on ne m’enlèvera pas de l’esprit l’idée qu’utiliser les musiques de David Bowie reste une béquille, une facilité, qui permet aux spectateurs de se raccrocher aux branches.

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MUCH ADO ABOUT NOTHING (Shakespeare / Forced Entertainment) à l’Espace Cardin (13/10/18) : Savoureuse évocation de la comédie de Shakespeare à l’aide de canettes de bière, de tubes de crèmes solaires… Tous les personnages y sont, on ne s’y perd pas, on révise son anglais (car non sur-titré) et on admire le travail d’adaptation et le talent de conteur de Richard Lowdon.

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LA JOURNÉE D’UNE INFIRMIÈRE (Armand Gatti) à la Parole Errante (Montreuil – 5/10/18) : Écrit en 1968, ce texte à propos de la charge mentale que doit endosser cette infirmière est malheureusement toujours d’actualité. Belle composition de Juliette Mailhé, sur une mise en scène de Sophie Troise.

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SEPTEMBRE 2018

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SHOCK CORRIDOR au Nouveau Théâtre de Montreuil (21/9/18) : ici

 

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