L’Assemblée des Rêves (Duncan Evennou / Les Plateaux Sauvages)

(de quoi ça parle en vrai)

« Un quatuor donne corps à un corpus de rêves recueilli par un collectif d’artistes, de scientifiques et de citoyen·ne·s à Nanterre pendant l’élection présidentielle française de 2017 et mis en texte par Lancelot Hamelin. Les acteur·trice·s du spectacle transmettent la parole des habitant·e·s dans toute leur sensibilité. Différentes conceptions du rêve s’y entrechoquent pour laisser apercevoir l’inframonde d’une ville. En quoi le rêve nous renseigne-t-il sur un territoire et le traduit ? Cette archive onirique permet-elle ainsi de rendre visible l’invisible ? » (source : ici)

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© Pauline Le Goff

(ceci n’est pas une critique, mais…)

Les quatre comédiens sont autour d’une table, comme pour l’enregistrement d’une émission de radio. La table est jonchée de petits papiers, la même dimension que les reçus qu’on nous donne au supermarché. Au centre, une machine qui imprime les dits reçus. Sur ces bouts de papier, les retranscriptions des témoignages.

Ce dispositif est passionnant. Il pourrait être renouvelable à l’infini. Les comédiens lisent (plus ou moins) ces pépites. Ce qui est intéressant, c’est d’entendre comment la parole est reproduite, quels mots sont choisis, quel est le débit, les hésitations, le mécanisme de la pensée, les interrogations des personnes interrogées sur la démarche. Le rêve en lui-même n’est pas forcément le plus captivant, même si certains sont savoureux.

L’interprétation des comédiens aide à la compréhension, notamment celle de Manuel Vallade, drôle et investi. J’émettrai une réserve concernant Isabelle Angotti qui ne m’a pas paru au diaposon de ses petits camarades, restant trop souvent le nez dans ses fiches et n’offrant pas un jeu suffisamment varié. Ce déséquilibre m’a quelque peu empêché d’être totalement enthousiaste. La représentation aurait également pu être plus resserrée, à mon sens (cela aurait peut-être permis à ma voisine de ne pas piquer du nez… petit bonhomme qui fait un clin d’oeil).

Parfois nos rêves n’ont pas de fin, comme cette critique.

 

L’ASSEMBLÉE DES RÊVES

Texte Lancelot Hamelin
Mise en scène Duncan Evennou
Design de recherche Benoît Verjat – Scénographie Patrick Laffont de Lojo et Benoît Verjat – Création sonore Maya Boquet – Création lumière Patrick Laffont de Lojo

Avec Isabelle Angotti, Maxime Lévêque et en alternance Thierry Raynaud, Olivia Ross, Anne Steffens et Manuel Vallade, avec la voix de Maya Boquet

Jusqu’au 18 octobre 2019 aux Plateaux Sauvages (Paris)

 

(d’autres histoires)

Aux Plateaux Sauvages, c’est toi qui choisis le prix de ton billet : 5 / 10 / 15 / 20 / 30€. Mazette, combien vais-je payer ? J’ai un emploi, je gagne suffisamment ma vie pour ne pas mourir de faim et me loger décemment dans Paris. Je ne peux pas sortir un billet de 5, on pensera que je suis radin. Déjà que je suis du genre à compter mes sous… Je ne vais pas sortir ma carte bleue pour mettre 30 balles pour un spectacle d’un théâtre subventionné, faudrait pas pousser Mémé dans les orties ! Non, je vais mettre 10€. Je suis du genre à avoir un fichier Excel dans lequel je note mes dépenses. Je compte le nombre de spectacles que je vois, je fais une moyenne… 11€ En moyenne, je paye 11€ par spectacle. Invitations, abonnements compris. J’en vois une centaine dans l’année. Tu peux faire le compte. J’arrondis à 10€, je donnerai 1€ de pourboire à la serveuse ce soir, ça compensera.

*****

C’est moi qui ai lancé les applaudissements, c’est moi qui ai lancé les applaudissmeents !!!

*****

Rêve de cette nuit : J’ai rêvé de mon ex… Parce qu’avant la pièce, je suis allé voir « Chambre 212 » de Christophe Honoré, tout seul. Et que le précédent film du réalisateur, je l’ai vu avec mon ex. Mais elle n’était pas mon ex à ce moment-là. C’était l’année dernière. Mais cette année, c’est mon ex. J’ai failli lui écrire pour lui dire où j’étais. Parce qu’il y a des artistes, des endroits, comme ça, qui te font repenser immanquablement à une personne. Mais je me suis retenu. Mon pouce droit a bien tenté de composer des mots sur mon téléphone, mais ma main gauche s’est saisi de l’appareil électronique et l’a jeté contre le mur. Ma main gauche est comme ça. Qu’est-ce que je ferais sans elle ? Du coup, j’ai rêvé d’elle cette nuit. Et ça m’énerve.

 

Vu le samedi 12 octobre 2019 à 17h aux Plateaux Sauvages (Paris)

Prix de ma place : 10€

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

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