Cuisine et confessions (Les 7 Doigts de la Main / Bobino)

(quand on ne lit pas la bible)

Cuisine et confessions ? Ou comment des policiers donnent leurs recettes pour cuisiner leurs suspects ?

 

(de quoi ça parle en vrai)

« Les 7 doigts de la main donnent naissance à un spectacle d’un nouveau genre, dans lequel le toucher, l’odorat et le goût s’ajoutent à l’émerveillement des yeux et des oreilles, faisant de la cuisine le point de rencontre des cultures. Nous sommes nous-même composés d’un savant mélange d’ingrédients qui fait de chacun de nous une recette unique. » (source : ici)

 

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©Alexandre Galliez (pour info, la représentation ne comptait que 7 artistes au lieu des 9 présents ci-dessus et seuls 3 figuraient dans la distribution d’origine)

 

(ceci n’est pas une critique, mais…)

Ce n’était pas une représentation comme les autres puisque celle-ci a dû être interrompue suite à l’accident survenu à une des artistes. Une mauvaise réception, une mauvaise chute, cela fait son petit effet (et j’ai repensé immédiatement à Tsirihaka Harivel dans le spectacle « Grande » mais je n’y étais pas, donc je ne peux pas comparer). Ils ont bien tenté de poursuivre le spectacle, notamment par un solo de Terrance Robinson au mât chinois, mais le coeur ne devait pas y être et quand on coupe un doigt d’une main, ben on est handicapé, on ne peut plus tout faire comme on veut. J’espère de tout coeur que ce fut plus de peur que de mal.

Quoi qu’il en soit, je tenais à dire que les 7 acrobates/danseurs/comédiens présents sur scène sont des artistes émérites et sur bon nombre de numéros, ils prouvent leur grand talent et un certain sens du rythme. Je fus notamment assez impressionné par le numéro des anneaux chinois (en fait des cadres plus ou moins grands à travers lesquels les acrobates passent tête en avant, fesses en arrière…) exécuté par Terrance Robinson et Enmen Song ainsi que par celui de Anna Kichtchenko au tissu aérien.

En revanche, je n’ai pas trouvé l’ensemble à mon goût. Je vais peut-être faire preuve de cynisme (ce n’est peut-être pas le bon mot), mais voir des numéros de diabolo ou de jonglage avec 3 fouets de cuisine, ça ne casse pas trois pattes à un canard (même si excellemment exécutés, je le précise). L’introduction du spectacle était interminable (on fait participer le public : on lui fait casser un oeuf d’une seule main, on tente d’envoyer un bonbon dans la bouche…) et c’est seulement lors du fameux numéro des anneaux chinois (qui étaient donc carrés) qu’il y eut un net regain d’intérêt. Malheureusement les intermèdes sont plutôt longs et surtout n’est pas comédien qui veut. Je ne doute pas de la sincérité des interprètes quand ils racontent leurs souvenirs d’enfance dans la cuisine de leurs parents, mais on ne s’improvise pas comédien (surtout quand le français n’est pas notre langue maternelle) et les anecdotes auraient peut-être nécessité une session de réécriture (qui aurait certainement empêché un certain naturel, je le concède).

L’ensemble était beaucoup trop sucré à mon goût, pour que le charme opère complètement (avec ou sans gâteau aux bananes). Et comme je tente bon gré, mal gré, de perdre du poids…

 

CUISINE ET CONFESSIONS

avec Mishannock Ferrero, Anna Kichtchenko, Pablo Pramparo, Soen Geirnaert, Nella Niva, Terrance Robinson, Enmen Song

Production Les 7 Doigts

Création et mise en scène Shana Carroll et Sébastien Soldevila

Assistance à la mise en scène Mathias Plaul – Direction musicale Sébastien Soldevila

Jusqu’au 12 janvier 2019 à Bobino (Paris) puis le 18/01/19 à l’Olympia (Arcachon) et le 22/01/19 à la Maison de la Culture (Nevers)

 

(une autre histoire)

#1 Je ne dis jamais que je cuisine mais que je me fais à manger.

#2 Quand j’étais petit, on me disait que le foie gras était du pâté, parce que j’adorais ça, le pâté.

#3 Une fois j’ai pris une torgnole de mon père parce que je ne voulais pas finir ma soupe.

#4 Ma grand-mère me donnait une pièce de 2 Francs quand je l’aidais à faire la vaisselle.

#5 A chacun de mes anniversaires, on me rappelle que quand j’étais petit, je ne mangeais que du gruyère et des coquillettes.

#6 Le mercredi, c’était purée tournedos et le samedi steak frites (des vraies, pas les congelées)

#7 Je n’aime que le gratin de courgettes de ma mère. Pas un autre.

 

vu le samedi 29 septembre 2018 (16h30) à Bobino, Paris

prix de ma place : invitation

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

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Chris Garneau au Point Éphémère (26/09/18)

(ceci n’est pas une critique, mais…)

Le Point Ephémère est rempli comme un oeuf en ce mercredi soir. Une éternité que je n’y avais pas mis les pieds. J’avais oublié qu’on pouvait entendre les boombooms du bar à côté qui ne baisse pas la musique.

Après une première partie hypnotisante de La Mess, place à Chris Garneau que je n’avais plus vu depuis dix ans, soit toute une vie. Les années paraissent n’avoir aucune prise sur lui. Des petits soucis techniques rendent notre artiste encore plus nerveux que ce qu’il était déjà, il l’avouera à la fin du concert. La 1e partie du concert est consacrée à son nouvel album « Yours » qui ne sortira que le 9 novembre prochain. Il n’est jamais simple de rentrer dans un concert quand on ne connait pas du tout les chansons. Et on sent que Chris Garneau et ses musiciens ont encore besoin de rôder ces nouvelles compositions sur scène. Pas totalement convaincu, donc.

Et c’est seulement quand il reprendra ses anciennes chansons que le concert prendra véritablement son envol. Le charme et la poésie opèrent à nouveau. Très peu de titres de son tout premier album « Music for tourists », un de mes albums de chevet, pas de « Baby’s Romance » non plus. Morgane Imbeaud (ex-Cocoon) l’accompagnera sur deux chansons (dont une reprise pas vraiment maîtrisée du classique de Françoise Hardy « La plus belle pour aller danser ».

Cela dit, ça n’a pas atteint la grâce et l’émotion que j’ai pu ressentir la première fois que je l’ai vu, il y a dix ans déjà. Parce que les premières fois, c’est toujours unique. (veuillez bien vouloir m’excuser pour cette phrase). Et comme Chris Garneau est un artiste, à mon sens, trop méconnu, n’hésitez pas à jeter un coup d’oreille à sa musique, vous n’en reviendrez pas.

 

CHRIS GARNEAU (La Mess en première partie) au Point Éphémère

SETLIST : The Leaving Song – Gentry – Ambush (avec Morgane Imbeaud) – Family – Choices – Torpedo – Winter Song 2 – Danny – Castle Time – Tower – Winter Song 1 – Pas Grave – Switzerland – Sad News /// Rappels : La plus belle pour aller danser (avec Morgane Imbeaud) – Raw and Awake – No Lord

Prochainement au Badaboum (Paris) le 28 novembre 2018

(une autre histoire)

C’est quand que tu viens, dis ? C’est quand que tu arrives ? Parce que je t’attends. Je suis toujours celui qui attend. Ça veut tout dire, non ? C’est quand que tu reviens ? Il parait que je suis patient. Je suis nerveux, mais patient. Je pourrais attendre des heures, des jours. J’ai déjà attendu des années. C’est quand que… C’est quand que… Hein ? C’est quand que ? Tu vois ? Tu sais. Mon code a changé. L’âge où on s’est embrassé pour la première fois et cette position qu’on n’a jamais faite. Je ne suis plus aussi souple que dans le temps, faut dire. Je ne peux te rejoindre. Je ne peux te rejoindre sauf si je… Voilà. À tout de suite.

vu le mercredi 26 septembre 2018 au Point Éphémère, Paris

prix de ma place : 16,80€

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

 

Hate (Laetitia Dosch / Nanterre Amandiers / Festival d’Automne)

(quand on ne lit pas la bible)

Hate ? Deuxième partie d’un diptyque Love/Hate qui dure le temps de tatouer ces quatre lettres sur les phalanges d’un comédien qui porte le masque de Robert Mitchum ?

 

(de quoi ça parle en vrai)

Dans ce nouveau spectacle, HATE, l’actrice nue joue, soliloque et dialogue avec un cheval auquel elle se livre sans candeur et sans impudeur. Afin de mieux comprendre et cerner le chaos de notre époque, et pour en finir une bonne fois pour toutes avec ce sentiment de pouvoir qui pousse à la destruction des gens supposés inférieurs, de la nature, des animaux, elle choisit de vivre avec un cheval en établissant une relation d’égalité avec lui et, au-delà, avec l’Autre (le partenaire, le faible, la nature). Une relation respectueuse. De petites chansons en rap ravageur, de récits intimes en engagements politiques, du temps qui passe en moments suspendus par la beauté des images, d’une quête joyeuse en incompréhensions violentes, HATE est aussi l’improbable mais possible invention d’un amour fou entre la femme et le cheval. Sans domination humaine, sans manipulation, sans sauvagerie animale, la relation est-elle viable? L’amour et le partage peuvent-ils apporter un peu de poésie? Alors, Laetitia Dosch monte à cheval, lève son épée et se jette à corps perdu dans cette épique quête utopique. (source : ici)

 

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(ceci n’est pas une critique, mais…)

Dorénavant, tout spectacle devrait avoir son cheval. Qu’est-ce que ça fait du bien d’entrer dans une salle à pas feutrés (j’espère que Laetitia Dosch, assise sur les marches, a remarqué combien je faisais attention à ne pas faire de bruit en les descendant), d’apprécier ce silence avant le début de la représentation. rien de tel pour entrer dans l’univers de Corazon, déjà présent sur scène.

Il reste immobile. Il joue ou bien il est ? Il parait vivant. Non, il parait conscient de la tournure des événements.

Laetitia Dosch arrive, l’observe, enlève ses vêtements par souci d’équité avec l’équidé et entre dans l’arène.

Alors que dans « Un Album », la comédienne suisse se prêtait au jeu des personnages, ici, elle parle à la première personne, parle à Corazon comme s’il était son confident apparemment muet, de ce que devient le monde, de ce qu’elle est et fait, elle, dans ce monde.

On ressent un amour et un respect quasi-mutuels entre les deux artistes présents sur scène. Parce que Corazon parle aussi. Comme les deux Corvidés auxquels Jonathan Capdevielle et Laetitia Dosch avaient prêté leurs voix lors d’un précédent festival d’Avignon.

Corazon joue, Laetitia s’adapte, improvise, retrouve le fil.

Corazon pisse, Corazon bande. Il parait tranquille, serein. Il apprivoise la comédienne.

Une relation intime, charnelle se crée sous nous yeux, parfois dérangeante quand on y pense.

Aux saluts, Corazon est accompagné d’une camarade. A la fin de ceux-ci, Laetitia Dosch adresse une dernière caresse à Corazon et lui chuchote quelque chose à l’oreille. Le spectacle est terminé, les spectateurs commencent à se lever, elle continue à lui parler avant de s’éclipser.

Un moment hors du commun, un moment suspendu.

 

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Un spectacle de Laetitia Dosch avec la participation de Yuval Rozman

Co-Mise en scène : Yuval Rozman & Laetitia Dosch

Avec Laetitia Dosch et Corazon

Collaboratrice chorégraphique et coach cheval Judith Zagury / Shanju

Scénographie : Philippe Quesne, d’après une peinture de Albert Bierstadt (Courtesy Fogg Art Museum) – Lumières : David Perez – Son : Jérémy Conne – Collaborateur dramaturgique  : Hervé Pons – Collaborateurs ponctuels : Barbara Carlotti, Vincent Thomasset – Assistante à la mise en scène : Lisa Como

les 26 et 27 septembre 2018 à Marseille, au TNB de Rennes du 16 au 20/10, au NEXT Festival du 30/11 au 01/12, au Bonlieu d’Annecy du 16 au 18/01/19, au Quai d’Angers les 7 et 8/03/19…

 

(d’autres histoires)

Voilà quatorze ans que je vis à Paris et je n’ai toujours pas de parapluie. J’ai bien un imperméable de type K-Way, mais je ne le mets jamais. Je ferme alors mon blouson, enfonce ma casquette jusqu’à mes broussailleux sourcils et attend que ça se passe.

Aujourd’hui, il pleut. Je dois marcher sous la pluie, j’arriverai trempé au théâtre, prendrai froid parce que mes vêtements n’auront pas eu le temps de sécher pendant la représentation et je perdrai ma voix deux jours plus tard. Ce mercredi après-midi, j’aurais pu accomplir quelque chose qui m’aurait comblé, mais je ne pus point (du verbe pouvoir), à cause de ma voix et de ma toux (que j’avais déjà pour le Procès, mais vous le savez déjà, si vous me suivez). Tout comme au mois de novembre, j’aurais pu accomplir autre chose d’assez amusant, mais je suis empêché par une réunion de travail.

La pluie et le travail m’empêchent de réaliser mes rêves. Je vais donc démissionner  de ce pas de mon emploi rémunérateur et partir en croisade contre la pluie. Je ne sais pas comment je vais faire, mais je vais le faire.

*****

Je l’ai croisée un matin dans un parc parisien, vers le 14 juillet. Je courais, elle marchait. Je ne pouvais pas m’arrêter, parce qu’une fois que la machine est lancée…  Pis, qu’est-ce que je lui aurais dit ?

– Excusez-moi de vous déranger, j’aime beaucoup ce que vous faites. Je transpire un peu, je sais, je suis comme ça. Mais, ce que je voulais vous dire, c’est ce que… Je vous ai vue dans ce film et dans cette pièce et sur le toit du Point Ephémère aussi et dans cette performance au Centre Pompidou et encore dans cette pièce. Je serai là au deuxième rang (parce que je n’aime pas le premier rang).

– C’est pour mieux me voir mon enfant ?

– Oui.

 

vu le dimanche 23 septembre 2018 à Nanterre Amandiers

prix de la place : 15€ (abonnement Festival d’Automne)

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

Le Procès (Kafka / Lupa / Odéon/ Festival d’Automne)

(ceci n’est pas une critique, mais…)

Le Procès. Kafka. Un roman publié à titre posthume, dans le non-respect des dernières volontés de l’auteur tchèque, qui désirait que sa prose soit brûlée après sa mort. Merci Max Brod…

Le Procès. Lupa. Des répétitions interrompues par la situation politique en Pologne (ai-je déjà vu du théâtre hongrois ?), des artistes qu’on veut réduire au silence.

Le roman, pour le résumer très brièvement, raconte comment un homme qui n’a pas de nom, Joseph K. (comme Kafka ?) est arrêté un beau matin pour un crime qu’il aurait commis. Mais il ne saura jamais de quoi il est accusé.

 

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© Magda Hueckel

 

Il est tout à fait logique d’adapter une oeuvre, de la réactualiser, de la mettre en parallèle avec la situation actuelle, comme ce fut le cas avec Krystian Lupa et sa troupe (et il a bien fait). Et c’est ce qui est génial avec ce chef d’oeuvre de Kafka, c’est qu’il le permet. J’aime aussi le pas de côté qu’a effectué Lupa en consacrant la deuxième partie de la pièce à Franz K(afka) lui-même, son désespoir, ses relations avec son ami Max Brod, son ancienne fiancée Felice Bauer et Grete Bloch amie de Felice et correspondante de Franz (oui, je les appelle par leur prénom), grâce à son journal intime, ses fameuses correspondances.

En fait, je crois que c’est ce que j’ai le plus aimé, alors que j’adore le roman, son adaptation par Orson Welles. J’ai même joué Joseph K. dans une adaptation théâtrale pour un atelier amateur (qui m’a valu mon plus grand trou de mémoire  de toute ma carrière d’amateur professionnel dans toute la dernière scène) (mais j’étais en caleçon, je vous rassure). Je ne m’y suis pas ennuyé, il y avait des images terriblement belles et fascinantes : ces quatres lits d’hôpital, la projection de l’image filmée en direct reproduite à l’infini sur le mur, Kafka dans son lit de mort…

Tout ça pour dire que j’ai trouvé les première et dernière parties incroyablement lentes et ennuyeuses et qui m’ont mis face à ma supposée incapacité de comprendre et apprécier une certaine profondeur. Si bien qu’on avait envie de dire Krystian : « Mais les ciseaux, ça existe ! » (la pièce a duré 4h50 avec deux entractes – durée ressentie : le double). Alors je veux bien croire que c’est fait exprès, que c’est ça la méthode Lupa, l’intensité presque hypnotique (j’ai subi Salle d’attente et Des arbres à abattre, je suis maso, oui, mais c’est comme pour d’autres artistes qui sont loin d’être accessibles, comme Romeo Castellucci ou Claude Régy, il peut y avoir des moments de grâce qui nous bouleversent). Comme si F. Kafka avait annihilé tout intérêt pour l’histoire de Joseph K. Et même si Krystian Lupa semble nous (moi) avoir entendu pour l’ultime scène puisque nous connaissons la fin : pas de Joseph K. relevant la tête dans un dernier sursaut, un couteau dans le coeur, lâchant un dernier « Comme un chien », je ne peux m’empêcher que le mal était fait. Ça m’a déprimé au plus haut point, Lupa relevant une noirceur et un pessimisme d’un cran encore.

C’est un détail, mais aussi, entendre cette voix intérieure de Jésus… pardon de Joseph K., dite par Krystian Lupa lui-même dont on ne comprend qu’un mot sur cinq… (je suis celui qui ne termine pas ses phrases)

Je ne sais pas comment terminer cette chronique. 

 

LE PROCÈS

d’après Franz Kafka

adaptation, scénographie, lumière et mise en scène Krystian Lupa

avec Bożena Baranowska, Bartosz Bielenia, Maciej Charyton,, Małgorzata Gorol, Anna Ilczuk, Mikołaj Jodliński, Andrzej Kłak, Dariusz Maj, Michał Opaliński, Marcin Pempuś, Halina Rasiakówna, Piotr Skiba, Ewa Skibińska, Adam Szczyszczaj, Andrzej Szeremeta, Wojciech Ziemiański, Marta Zięba, Ewelina Żak

traduction Jakub Ekier – costumes Piotr Skiba – musique Bogumił Misala – vidéo, collaboration à la lumière Bartosz Nalazek – animations Kamil Polak

maquillages / coiffures Monika Kaleta

production principale Nowy Teatr – Varsovie

en partenariat avec le Festival d’Automne à Paris

Jusqu’au 30 septembre 2018 à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, Paris puis les 16 et 17 /11/18 au Théâtre du Nord (Lille), le 15/12/18 à la Filature (Mulhouse)

 

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(l’anecdote qui tue)

Krystian Lupa a utilisé comme élément musical le Libertango de Astor Piazzola qui a inspiré lui-même Paul Buckmaster, compositeur de la musique de 12 Monkeys (L’Armée des Douze Singes) de Terry Gilliam, réalisateur du non moins fameux Brazil qui avait un tout petit quelque chose en commun avec l’univers kafkaïen…

(la question gênante)

Dans la deuxième partie, l’acteur qui joue Joseph/Franz était encore une fois nu et s’allongeait à plat ventre sur un sommier à ressorts. Comment va son zizi ?

(le jeu)

J’ai joué au ricochet pendant la première partie. J’ai lancé une quinte de toux, quatre personnes m’ont répondu.

(ceci explique peut-être cela)

La place qu’on m’avait attribuée se trouvait en Orchestre, Côté pair, au rang P, siège 4. P4… Je répète… P4.

 

vu le samedi 22 septembre 2018 à l’Odéon Théâtre de l’Europe, Paris, dans le cadre du Festival d’Automne.

prix de ma place : 28€ (cat.1 – abonnement festival d’Automne)

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito 

Love me tender (Carver / Vincent / Bouffes du Nord)

(quand on ne lit pas la bible)

Love me tender ? Un musical sur la vie du King ?

(de quoi ça parle en vrai)

« On a dit de Carver qu’il était le Tchekhov américain. Pas de samovar chez Carver mais des litres de Gin. Comme chez le dramaturge russe le drame ne se joue pas que dans les mots mais aussi dans les silences, les non-dits. Ainsi l’étrange impression parfois qu’il n’y pas de drame, du moins en apparence. Son thème de prédilection : le couple. Il le met en scène au moment où ça vacille, où sous les apparences le malaise s’insinue comme un poison. Love me tender est un travail qui met l’acteur au centre. Six nouvelles sont ici adaptées pour huit comédiens interprétant chacun deux rôles, chacun devant s’accorder, comme en musique et malgré les désaccords de leurs personnages, à deux, à quatre, à huit. » Guillaume Vincent. (source : ici)

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© Elizabeth Carrechio

 

(ceci n’est pas une critique, mais…)

Je n’ai jamais lu Carver (honte sur moi). À l’annonce du projet, je me rendis même compte que je le confondais avec Chandler, alors même que j’avais vu Short Cuts de Robert Altman, également adapté de nouvelles de Carver. Dans mon souvenir, le film était une réussite.

Pour résumer, Guillaume Vincent adapte 2 nouvelles de Carver simultanément dans la 1e partie de la pièce, puis 4 dans la 2e. Simultanément. J’imagine qu’il n’a pas dû être simple d’en faire le montage, même si passionnant. J’imagine qu’il a dû être ludique de trouver des répliques qui se répondent d’une histoire à l’autre, qui mettent toutes en scène des couples. Mais je trouve que le rythme en pâtit, que les acteurs n’ont pas grand chose à faire quand ce n’est pas leur tour de jouer, mis à part faire durer ces moments de silence, comme un blanc dans la conversation. Et quand le rythme s’accélère, il est ardu de suivre (mais je n’étais pas très bien placé, il faut dire).

La 1e partie de la pièce se veut plus comique que la seconde. On ajoute même des rires enregistrés, comme si on était devant un épisode de « I love Lucy » (une des premières sitcoms américaines avec Lucille Ball), mais c’est fait exprès. On fait rire, mais à l’intérieur on est dans le drame, dans lequel on plongera plus volontiers dans la seconde partie. La couture entre les deux, même si assumée, est un peu grosse.

En revanche, là où je fus pleinement convaincu, c’est par le jeu des comédiens quand ils le sont (en jeu) et je pense évidemment à une de mes comédiennes préférées : Emilie Incerti Formentini, excellente dans tous les registres.

Une soirée légèrement décevante malgré une atmosphère carverienne bien présente (même si je ne sais pas ce que c’est, mais j’ai supposé qu’elle l’était).

 

LOVE ME TENDER

D’après des nouvelles de Raymond Carver (Tais-toi je t’en prie ; Pourquoi l’Alaska ; La peau du personnage ; Personne ne disait rien  (du recueil « Tais-toi je t’en prie ») ; Appelle si tu as besoin (du recueil « Qu’est-ce que vous voulez voir ») ; Débranchés (du recueil « Les trois roses jaunes »)

Adaptation et mise en scène Guillaume Vincent
Avec Emilie Incerti Formentini, Victoire Goupil, Florence Janas, Cyril Metzger, Alexandre Michel, Philippe Smith, Kyoko Takenaka et  Charles-Henri Wolff et en alternance Gaëtan Amiel, Lucas Ponton et Simon Susset et avec la voix de Maud Le Grevellec

Dramaturgie Marion Stoufflet – Scénographie James Brandily assisté de Mathilde Cordier – Lumières Niko Joubert assisté de Amandine Robert – Costumes Lucie Ben Bâta assistée de Clémence Delille  – Son et régie vidéo Sarah Meunier-Schoenacker – Assistant mise en scène Yannaï Plettener – Coiffures et perruques Gwendoline Quiniou

Jusqu’au 5 octobre 2018 aux Bouffes du Nord, Paris, à l’Aire Libre (St Jacques de la Lande) les 8 et 9/11 et à la Comédie de Reims du 22 au 24/5/19.

 

(une autre histoire)

Elvis Presley n’est pas né tout seul. Son jumeau est mort né, il s’appelait Jesse Garon. Je ne sais pas si c’était un lundi mais ça a suffi pour créer la légende du « Elvis pas mort ». Parce qu’en fait, il ne serait pas mort sur la lunette de ses toilettes. Après recherche, il aurait été sur son fauteuil de coiffeur personnel. Elvis avait un salon de coiffure à domicile, que cela soit écrit. Je pensais qu’il était mort d’un AVC en poussant trop fort sur les chiottes, mais ce fut d’une banale crise cardiaque qu’il mourut (ou bien est-ce son frère ?)

Parfois j’y pense quand je suis sur le trône. A Elvis, au pétage de durite dedans ma tête, à l’AVC de ma grnad-mère. C’est pourquoi mon appartement est toujours nickel et que mon testament est prêt.

Une clé USB contient tous mes écrits qui seront publiés à titre posthume et recevront un accueil public et critique dithyrambique (quel drôle de mot !). On me proclamera le nouveau John Kennedy Toole. A priori, mes chevilles vont bien. La clé se cache dans le mug de la Buffalo Airways offert par ma soeur qui sera la bénéficiaire de mon assurance-vie. Je ne sais pas combien il contient. Faut que j’appelle mon conseiller à la Caisse d’Épargne. Sera-ce le même qui m’avait proposé une assurance obsèques ? « Cela ne vous coûtera qu’une somme modique par mois », m’avait-il dit. « Mais, je ne veux pas y penser, je n’ai pas encore trente-trois ans » lui avais-je répondu. Il eut alors cette phrase qui trotte encore dans ma tête :

« Mais tout le monde meurt, Monsieur ! »

 

vu le mercredi 19 septembre 2018 aux Bouffes du Nord, Paris.

prix de ma place : 20€ (cat. 3)

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

Transformes (Espace Périphérique de La Villette)

(ceci n’est pas une critique, mais…)

Le weekend du 8 septembre 2018 a eu lieu un festival pas comme les autres, nommé Transformes. Né de l’envie d’étudiants en Master 2 Professionnel Métiers de la production théâtrale de Paris 3 – Sorbonne Nouvelle (je reprends mon souffle), Transformes, ce furent 24h de théâtre, de danse, de musique, de performances, de débats, d’installations à l’Espace Périphérique de la Villette.

« Le temps d’une rotation de la Terre sur elle-même, interrogeons-nous sur ce qu’il se passe « entre », sur l’endroit du changement, sur ce mouvement qui nous traverse pour faire évoluer nos quotidiens, nos travails, nos corps, nos vies. »

Le lieu est assez singulier. En mauvais voisin que je suis, c’était la première fois que j’y allais, sous le périph’, entre le canal de la Villette et la ligne de tramway. Des street artistes se sont emparés des murs, pour certains gigantesques.

Je ne fus pas l’un des mohicans à rester vingt-quatre heures durant à la Villette, même si le festival regorgeait de propositions toutes plus intéressantes les unes que les autres et à toute heure, ne serait-ce que cette performance « Statu »  dirigée par Suzanne, durant laquelle dix interprètes en alternance se confrontèrent à l’erreur en répétant une série de gestes. De les voir se relayer, essayer à différents moments de l’événement, il y avait quelque chose de touchant. Rien de plus difficile que d’être ensemble.

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Statu – Crédit photo : Joseph Banderet

Là où je m’en suis voulu, c’était de ne pas avoir pris la peine d’écouter le collectif Blacklist ou les rappeurs Beeby, Chris Da Vinci et Chapsy. Car le festival donnait la parole à des artistes qui ne ressemblent pas forcément à nous autres, jeunes (et moins jeunes) gens, qui allons voir des performances dans des friches ou du théâtre dans des lieux subventionnés (je schématise énormément, je le sais). Parce que cette musique-là, à de rares exceptions, ne me touche pas. Je suis assez ignorant, en fait, de cette mouvance musicale, hormis les IAM et NTM, des références qui datent un peu, j’en conviens. Et cette tentative d’ouverture était suffisamment intéressante pour le souligner.

Après eux, j’ai tout de même assisté au concert d’Apaache, sympathique et groovant groupe qui tourne bien.

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Apaache – Crédit photo : Studio Nicecream (grand jeu : où est Charlie ?)

Evidemment, j’ai vu du théâtre. La première pièce, « À ton ombre » par l’autrice-metteuse en scène et comédienne Caroline Fouilhoux, ne m’a pas convaincu. Il s’agissait d’une quête d’un jumeau perdu, des rencontres, des identités multiples, le voyage… Peut-être parce que j’en attendais autre chose, dans l’esprit d’Antonio Tabucchi et de son Nocturne Indien, quelque chose de plus contemplatif sûrement. L’ensemble était tout de même digne d’intérêt.

L’autre pièce, prometteuse, par le Collectif Satori et son metteur en scène Thomas Resendes s’intitulait « Les Ennemis Publics ». Malgré l’heure tardive (0h30), elle sut me captiver en retraçant notamment l’histoire (pourtant connue de moi) de la Bande à Baader et en l’entremêlant avec des réflexions plus contemporaines. Me revinrent à l’esprit « Ça ira – Fin de Louis » de Joël Pommerat dans la manière d’utiliser l’espace public pour les scènes de débat, d’autres pièces dans lesquelles les acteurs jouent différents personnages. Il y a une économie de moyens mais de l’ambition dans cette pièce qui est tout à fait enthousiasmante.

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Evidemment, je n’ai vu qu’une infime partie de tout ce que proposait « Transformes » (figurait également dans le programme Rebecca Chaillon, pour ne citer qu’elle). C’est donc un festival foisonnant et audacieux que nous ont proposé ces jeunes gens. Je ne sais pas s’il s’agissait d’un « one shot », mais aux vues de leur énergie et de leur enthousiasme, il serait dommage de ne pas renouveler l’essai l’an prochain (et d’ajouter  alors un deuxième foodtruck, ça serait pas mal non plus)

 

TRANSFORMES

à l’Espace Périphériques de la Villette, Paris 19e

du samedi 8 septembre midi au dimanche 9 septembre midi

Programme complet : ici

 

 

(une autre histoire)

Je discute avec une camarade, de dix-huit ans ma cadette. Je me sens vieux. Elle ne fait rien pour me faire sentir vieux, mais c’est juste moi. Ça me travaille. Tout à l’heure, j’étais au premier rang pour le concert d’Apaache. Non pas que je sois leur fan number one, mais y avait de la place contre la barrière, j’ai pu m’y adosser, mon dos me faisant souffrir. Faut dire que j’ai couru six kilomètres ce matin et que je récupère bien moins vite. Je vois ce photographe prendre des photos du public. Mais que va-t-on penser de ce vieux au milieu de jeunes ? Ma camarade de dix-huit ans ma cadette me donne trente-huit ans. J’en ai trente-neuf, bientôt quarante. J’ai des cheveux poivre et sel, mais ça ne se voit pas trop. Pourtant ma coiffeuse s’étonne de la rapidité à laquelle mes cheveux blanchissent. L’âge, je lui dis. Elle me répond le stress. J’ai la barbe qui grisonne. Ça en revanche, ça se voit… J’ai un certain nombre de poils blancs sur le torse. Mon ancienne copine m’avait demandé si je comptais les couper. J’ai dit non. C’est un souvenir du Togo. Au Togo, je suis tombé malade, j’avais des furoncles. D’un furoncle purulent est né mon premier poil blanc. Puis ça proliféra. J’ai trouvé cet été mon premier poil pubien blanc. Jusqu’à présent, j’étais plutôt fier d’avoir été épargné de ce côté-là. Je suis déprime.

 

Présent du samedi 8 septembre à 17h30 jusqu’au dimanche 9 septembre à 02h30.

prix de la place : entrée libre (mais j’ai mon prénom dans le programme grâce à ma participation au crowdfunding)

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

La Fête de l’Humanité 2018

(ceci n’est pas une critique, mais…)

… cela ne sera pas non plus une chronique politique, même si je n’en pense pas moins…

Troisième fois à la Fête de l’Huma (on peut même lire mon recap de l’édition 2016 ici – un de mes premiers billets, griffonné neuf mois avant la création de ce blog) et j’oublie toujours la galère (pourtant comment l’oublier ?) pour se rendre sur le site. De plus, cette année, il n’y a plus de navettes mises à notre disposition par le festival, donc pour ma part ce fut métro + RER + mes pieds à l’aller et Tram au retour. Vendredi soir, j’ai suivi le mouvement, donc aucun problème, mais samedi matin, je me suis dit « Oh tiens, je vais prendre plutôt ce chemin-là ». J’ai doublé mon temps de trajet, transpiré et surtout raté la représentation de « 1336 parole de Fralibs » à l’espace Jack Ralite.

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Certes, j’ai pu acheter du thé à leur stand au Forum Social…

Ça c’était samedi, revenons à vendredi, parce que je n’aime pas faire les choses dans le désordre.

Vendredi soir… Du monde, donc. Enormément de monde, venu principalement pour le dernier concert de NTM, que j’ai vu au printemps dernier, donc j’ai fait l’impasse. Je dis que les gens sont venus principalement pour eux, mais c’est faux. Il y a du monde partout et il faut se balader dans les allées pour voir que chaque stand est bel et bien occupé par les militants. De la musique, les parfums…

J’arrive pile à l’heure pour Catherine Ringer sur la Grande Scène. Il est souvent difficile d’apprécier un concert quand on ne connait pas les chansons de l’artiste et c’est mon cas dans la première partie du set, mais très vite arrive « Singing in the shower » que les Rita Mitsouko chantaient avec les Sparks (ces derniers ont fait un album entier avec Franz Ferdinand, présents à la Fête le lendemain).

Le public commence à s’agiter et Catherine Ringer poursuit son opération de séduction car elle en impose sur scène. Puis s’enchaînent Le Petit Train, chanson glaçante quand on écoute les paroles, Alors c’est quoi, Marcia Baila (pensées à Fred Chichin et aussi Rachid Taha), Andy (qui subit depuis trente ans le harcèlement ininterrompu de l’interprète)… La voix ne va plus autant dans les aigus qu’auparavant, mais ce n’est pas grave. C’est un moment d’enchantement.

Puis je me rends à l’Agora de l’Humanité voir Guillaume Meurice & The Disruptives qui auront trente petites minutes de retard. Force est de constater la popularité de l’humoriste. Le concert est bon enfant, entrecoupé d’échanges avec le public et les membres du groupe. C’est inégal, mais tout de même drôle.

Deuxième jour… Si je n’avais pas raté la pièce contant la lutte des Fralibs, je ne me serais pas rendu à l’Agora assister à un débat (Comment faire face à la politique antisociale de Macron ?) avec, entre autres, le fameux François Ruffin, qui lui aussi, a une côte de popularité assez phénoménale, à en juger les applaudissements nourris qu’il a reçus et je n’aurais pas croisé une fille qui m’avait fait tourner la tête il y a cinq ans presque jour pour jour.

Le temps est chaud, le soleil est là, je crois même que je suis en train de prendre des coups de soleil au front et dans la nuque et je n’ai pas de biafine à la maison.

On s’approche pour le premier concert de la journée : Jeanne Added qui chante en anglais, qui fait danser, entre rock et électro avec des morceaux qui tiennent la route sur scène.

Puis je reste pour le groupe landais The Inspector Cluzo, avec de la musique brute de décoffrage, guitare/voix/batterie, de la musique sans additionnels électroniques comme le clame le chanteur : « c’est du putain de rock à 4 mains ! »

S’en vient le moment où je n’ai rien de prévu d’ici le concert de Franz Ferdinand à 21h55 (il est 17h). Je mange une glace à l’italienne, des panisses. J’assiste à un débat (Promesse ou désillusion après une victoire au Mondial) avec Vikash Dhorasoo et Marie-George Buffet qui a illuminé ma journée grâce à un fameux eye contact, puis à un autre débat à propos de l’audiovisuel public avec, notamment, encore lui, Guillaume Meurice.

Je regarde les gens autour de moi. Alors peut-être est-ce le fait de la présence de Big Flo et Oli, mais il y a beaucoup de familles, d’enfants. Et beaucoup de vieux. Et j’ai l’impression que je me situe entre. Et que je suis tout seul à me situer entre. Je suis un peu spleen en ce moment.

C’est l’heure de Cléa Vincent. J’avais écouté l’an passé son album « Retiens mon désir ». Une fois, deux fois, trois fois et je n’avais absolument pas accroché. Et mon avis se confirme en la voyant sur scène. Ça minaude, ça chante plutôt juste mais rien de transcendant, du son 80’s avec du synthé. Je suis trop vieux.

Je m’enfuis et je me rends au concert de Big Flo et Oli dont je ne connaissais qu’une seule chanson « Dommage », genre de chanson qui retentit, je pense, chez tout le monde et ben c’est pas si mal. Et ça fait du bien de voir un public en liesse pour des artistes qui paraissent sincères.

La transition est assez étrange avec Franz Ferdinand, puisqu’ils ne s’adressent pas forcément au même public. Alex Kapranos, le leader du groupe, est efficace. Ça m’a rappelé mes 15 ans… Pardon, ça m’a rappelé il y a 15 ans… ou presque quand j’entendis pour la première fois « Take me out »…


Je n’étais pas au coeur de la fosse, parce que j’ai peur de la foule (non non c’est pas une blague) et des gens qui ont un peu trop bu, mais j’ai un peu remué du popotin, puis je suis vite parti pour prendre mon tram esquiché comme une sardine (big up aux jeunes employés de la RATP qui ont géré ce weekend les festivaliers).

Comme je l’ai dit après ma première et ma deuxième fois, je ne reviendrai plus à la Fête de l’Huma, jusqu’à la prochaine fois.

 

Cadeau Bonus (entendu dans la file d’attente le premier soir)

« Tu me croiras pas, j’avais dit au boulot que j’étais malade, en fait je suis allé dans ce bar, dans le XXe, rue Lepic. Et en fait je me suis retrouvé en tof’ dans le canard « A nous Paris ». Au boulot, ils m’ont tous grillé ! »
« Wesh ma caille, y a un monde de malade, truc de ouf. Tu me croiras pas, c’est mon anniv, j’espère qu’ils vont me laisser entrer ! Tous les ans, je viens fêter mon anniv ici. Ça tombe soit le vendredi, soit le samedi, soit le dimanche. Oui, tous les ans ! »

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

présent au Parc Départemenalt les vendredi 14 et samedi 15 septembre 2018

prix de ma place : 38€ (pass 3 jours)

 

Infidèles (Ingmar Bergman / tg STAN / de Roovers / Théâtre de la Bastille / Festival d’Automne)

(quand on ne lit pas la bible)

Infidèles ? L’histoire de membres des Ultras de Marseille qui montent à la capitale incognito pour assister à un match du Paris St Germain, parce que Kylian MBAPPÉÉÉÉ ?

 

(de quoi ça parle en vrai)

« À l’origine du spectacle Infidèles, il y a le scénario écrit par Ingmar Bergman, et aussi le film du même nom – au singulier – réalisé par Liv Ullmann. Si la figure et la vie personnelle de l’auteur sont extrêmement présentes et impliquées dans ses écrits – mais rarement de manière explicite –, dans Infidèles, c’est Bergman lui-même qui apparaît. » (Christophe Pineau – source : ici)

 

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© stef stesse

 

(ceci n’est pas une critique, mais…)

Ceci n’est pas un portrait tg STAN proposé cette saison par le Festival d’Automne, mais cela y ressemble puisque pas moins de quatre spectacles du collectif flamand y seront présentés. Des spectacles qui prouveront également que le collectif sait s’associer avec d’autres artistes (les collectifs De Koe, De Roovers, Maatschappij Discordia, les comédiennes Georgia Scalliet , Ruth Becquart ou encore Rosas, la compagnie de Anna Teresa de Keersmaecker).

Et nous démarrons notre cycle tgstanien avec du Bergman, un de ces cinéastes autour duquel j’ai longtemps tourné, par peur de ne pas être la hauteur notamment. Puis je vis les films Persona, Scène de la vie conjugale… Parfois il est bon d’attendre le moment opportun pour recevoir une oeuvre aussi grande que celle d’Ingmar.

Longue introduction, je sais.

Tout commence comme un spectacle du tg STAN. Les artistes sont déjà sur scène à notre entrée, certains éléments du décor ont déjà été vus dans d’autres productions du collectif… Il est toujours drôle d’entendre les commentaires tels que « Mais ils attendent qu’on se taise pour commencer, c’est cela ? ». On ne sait jamais quand cela commence. L’entrée en matière me fait penser qu’à chaque nouvelle pièce que je vois du tg STAN, j’ai toujours peur d’être déçu, tellement je les aime, même si j’avais très moyennement apprécié « Le Tangible » en 2010, je l’avoue. Leur haut talent, c’est qu’on ne se rend même pas compte qu’on est dans la pièce, qu’ils nous racontent cette histoire. Pour ne parler que de Jolente de Keersmaecker et Franck Vercruyssen, on ne les voit pas composer, ils sont fidèles à eux-mêmes et pourtant on les écoute avec attention, on y croit, tout simplement. Même quand ils jouent des enfants de neuf ans… Jolente de Keersmaecker me fascine, que cela soit écrit.

Certes, ils y amènent leur légèreté, aidés magistralement par Ruth Becquart et Robby Cleiren, qui nous fait même entendre des voix dans la musique de Brahms, mais on ressent évidemment leur profond respect pour Ingmar Bergman. Et même si on ressent quelque peu la longueur de la pièce (2h10), que le texte est parfois hésitant (c’était la première parisienne et je rappelle que ces artistes ne jouent pas dans leur langue maternelle), les quatre acteurs nous emmènent là où ils le souhaitent. Au bon endroit.

Pour ma part, ce n’est pas une pièce qui a immédiatement emporté mon adhésion. C’est une pièce qui infuse et est toujours présente dans mon esprit deux jours plus tard.

 

INFIDÈLES

Spectacle de tg STAN et de Roovers

D’après le scénario Infidèles et l’autobiographie Laterna magica d’Ingmar Bergman

De et avec Ruth Becquart, Robby Cleiren, Jolente De Keersmaeker et Frank Vercruyssen

Technique tg STAN et de Roovers – Costumes An D’Huys – Lumières Stef Stessel – Traduction du suédois Une affaire d’âme d’Ingmar Bergman – Cahiers du cinéma 2002 par Vincent Fournier

Jusqu’au 28 septembre 2018 au Théâtre de la Bastille, les 8 et 9 février 2019 à la Joliette Minoterie de Marseille…

 

(d’autres histoires)

Je suis infidèle à mon coiffeur marseillais, je le confesse. Mais je n’ai jamais été infidèle envers ma copine… Je veux dire, quand j’en ai une, je ne lui suis jamais infidèle. Tout comme je n’ai jamais été infidèle envers l’Olympique de Marseille.

*****

Une amie m’a fait repenser que la première fois que j’ai vu une pièce du tg STAN, c’était le 16 décembre 2009 (jour de mon anniversaire… on ne sait jamais… si jamais quelqu’un s’en souvient dans trois mois…) pour « Le Chemin Solitaire » d’après Arthur Schnitzler. Depuis je n’ai raté aucune de leurs pièces à l’exception d’une : « Trahisons » d’après Harold Pinter. Je ne leur fus pas infidèle, non, mais je les trahis une seule et unique fois.

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

vu le lundi 10 septembre 2018 au Théâtre de la Bastille, Paris

prix de ma place : 13€ / mois (Pass Bastille)

Le Syndrome du Banc de Touche (Léa Girardet / Julie Bertin / Théâtre de Belleville)

(de quoi ça parle en vrai)

« Il y a 20 ans, Aimé Jacquet gagnait la coupe du monde et Léa rêvait de devenir comédienne. Aujourd’hui, Aimé Jacquet est rentré dans l’histoire et Léa est restée sur la touche à l’image des footballeurs remplaçants. En proie à une crise de légitimité, la jeune femme décide de s’auto-titulariser en suivant les pas du sélectionneur de l’équipe de France. » (source : ici)

 

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(ceci n’est pas une critique, mais…)

Me reconnais-je dans ce que je vois/entends ? Ce n’est pas la condition sine qua non pour apprécier un spectacle, mais quand c’est le cas pour moi (et ce fut le cas ce soir), c’est que le spectacle a atteint son but (je n’ai même pas fait exprès d’utiliser ce terme footballistique).

On peut ne pas aimer le football, on pourrait se désespérer de voir à nouveau un « seule en scène » d’une comédienne qui va parler de sa vie et de ses tracas. Pourtant, dès l’échauffement, on est dedans, parce que ça va au-delà des deux sujets pré-cités : On fait quoi de nos rêves ? On fait quoi de notre vie ?

Une comédienne qui ne joue pas est-elle toujours une comédienne ? Un joueur qui reste assis sur le banc de touche peut-il s’enorgueillir d’une victoire ? Le parallèle était évident et Léa Girardet nous impressionne par le caractère très documenté de la pièce (on entend les voix d’Aimé Jacquet et Vikash Dhorasoo (« Substitute » chantait Led Zep »), on écoute attentivement l’histoire de cette gardienne de but dans les années 60), on est amusé quand elle interprète le fameux discours d’Aimé Jacquet qui pourrait être repris dans tous les cours de théâtre (« Robert, muscle ton jeu ! »), elle nous émeut (et quand je dis « nous », je dis « je ») parce qu’il y a de l’espoir dans tout cela.

Léa Girardet aurait très bien pu se contenter d’évoquer sa condition de comédienne en recherche de rôle, cela aurait été certainement réussi, car son jeu est dynamique et son écriture simple et efficace, mais elle a su élever son jeu. Peut-être pas assez pour revêtir le légendaire numéro 10, mais au moins un numéro 9… comme Papin (forever, dit celui qui est né à Marseille…)

 

LE SYNDROME DU BANC DE TOUCHE

De et avec Léa Girardet

Avec la participation de Robin Causse

Mise en scène Julie Bertin

Création sonore Lucas Lelièvre – Lumières Thomas Costerg – Costumes Floriane Gaudin – Vidéo Pierre Nouvel – Regard chorégraphique Bastien Lefèvre – Collaboration artistique Gaia Singer

Diffusion Séverine André Liebaut – SCENE 2 Diffusions

Au Théâtre de Belleville (Paris) jusqu’au 30 novembre 2018 du mercredi au dimanche.

(réservations : )

 

(d’autres histoires)

Il y a longtemps, je discutais avec une actrice, une comédienne, je n’ai jamais su faire la différence. Elle était serveuse. Elle ne prenait aucun cours, ne montait pas sur les planches, non, son rêve c’était le cinéma. Au cours de l’année, elle n’avait tenu « que » le premier rôle d’un court-métrage. Et le reste du temps ? Moi, à l’époque, je participais à deux ateliers théâtre, deux fois trois heures par semaine, deux spectacles à la fin de l’année, six représentations en tout. Étais-je alors plus comédien qu’elle ?

*****

En CE1, je ne touchais pas un ballon à la récré. Notre jour de match, c’était le mardi.  J’étais là, mais non. Au mois de mai était organisé un tournoi. Deux camarades faisaient les équipes. L’un d’eux, Cyrille, a pensé à moi : « Mais oui, on prend Axel, il a fait une super tête, l’autre jour ! » Effectivement, le ballon était très haut dans le ciel et évoluait au ralenti comme dans « Olive et Tom », je m’étais placé au bon endroit, j’avais légérement fléchi mes genoux, mis mon cul en arrière, les poings fermés et j’avais attendu que le ballon rebondisse sur le haut de mon crâne. C’était ma super tête.

Je l’aimais bien Cyrille, parce qu’il était dans ma classe, parce qu’il avait eu confiance en ma capacité à faire rebondir un ballon sur ma tête et qu’il était super mûr pour son âge. Il avait la voix cassée, un peu grave. Quand je repense à lui, je ne vois pas un gamin de 7 ans, je vois une personne adulte dans un corps d’enfant. Si je rencontrais aujourd’hui le Cyrille de CE1, je suis certain qu’il me paraîtrait plus vieux que moi, plus sage. Je veux dire, il aurait vécu, quoi. Je l’écouterais.

 

vu le mercredi 5 septembre 2018 au Théâtre de Belleville, Paris

prix de ma place : invitation

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

À quelle sauce… (automne 2018)

Nouvelle saison (18/19) et nouvelles habitudes. Un peu comme les résolutions du Nouvel An, nous essaierons de nous y tenir : je veux ralentir le mouvement. Ça veut dire, accepter de ne pas tout voir, ne pas tout voir, ne pas tout chroniquer. (même si je verrai tout du Théâtre de la Bastille, mon théâtre de prédilection)

Voici donc dans cet article les spectacles que j’irai voir, ceux que j’ai tout de même en vue, ceux que j’ai déjà vus (et que j’ai aimés… donc je ne parlerai du Fils, malgré le changement de distribution ou de Sombre Rivière de Lazare au Rond Point…).

Encore une fois, le théâtre subventionné, comme on dit, aura la part belle, on ne se refait pas, même si je ne suis pas (complètement) sectaire (suivez mon regard vers le Off d’Avignon…). Pour conclure, celle liste est évidemment non exhaustive (je n’ai pas l’oeil sur tout) et sera certainement amenée à être modifiée dans les semaines à venir.

Et c’est parti !

 

SEPTEMBRE

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HATE par Laetitia Dosch (Photo Philippe Quesne et Dorothée Thébert Filliger)

J’irai voir :

  • LE SYNDROME DU BANC DE TOUCHE au Théâtre de Belleville (parce qu’on me                       l’a conseillé… et qu’on m’a invité, je l’avoue) (critique : ici)
  • le festival TRANSFORMES à la Villette (parce qu’il y aura notamment une pièce mise en scène par Thomas Resendes, le traducteur attitré de Tiago Rodrigues et qu’il est bon de soutenir un nouveau festival et comme c’est à côté de chez moi, je peux faire des allers retours très facilement)
  • INFIDÈLES au Théâtre de la Bastille / Festival d’Automne (tg STAN, prise 1) (critique : ici)
  • RADIO VINCI PARK (parce que j’aime aller sur un parking à Nanterre en milieu de semaine voir des motos)
  • LA FÊTE DE L’HUMANITÉ (essentiellement pour Franz Ferdinand et Catherine Ringer mais aussi pour la présentation de 1336, parole de Fralibs… j’en profiterai d’ailleurs pour faire le plein de leurs thés excellents)
  • LOVE ME TENDER aux Bouffes du Nord (parce que Guillaume Vincent)
  • SHOCK CORRIDOR au Nouveau Théâtre de Montreuil (parce que je vais sûrement écrire dessus pour le compte du blog de Nestor)
  • LE PROCÈS à l’Odéon Théâtre de l’Europe / Festival d’Automne (parce que j’ai déjà joué dans une adaptation du roman de Kafka, qui m’avait valu le plus grand trou de texte de toute l’histoire du théâtre amateur)
  • HATE à Nanterre Amandiers / Festival d’Automne (parce que Laetitia Dosch)
  • CHRIS GARNEAU (Point Éphémère) (parce que ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu en concert… dix ans en fait, après Bruxelles et New York… oui, je me la pète, mais y a prescription)
  • L’OCCUPATION au Théâtre Berthelot (Montreuil) (parce que les mots d’Annie Ernaux et surtout la présence de Romane Bohringer)
  • CUISINE ET CONFESSIONS par les 7 Doigts à Bobino (parce que c’est québécois)

J’irai (peut-être) voir :

  • L’ENVOL DES CIGOGNES + LE DERNIER JOUR DU JEÛNE au Théâtre du Soleil (parce que Simon Abkarian et Ariane Ascaride)
  • LES DÉMONS à l’Odéon Théâtre de l’Europe (parce que Nicolas Bouchaud et Valérie Dréville et que je n’ai toujours pas vu de pièce de Sylvain Creuzevault)
  • LE PÈRE à la MC93 Bobigny (parce que Julien Gosselin)
  • SCALA à la Scala (parce que Yoann Bourgeois et la curiosité de découvrir ce nouveau théâtre)
  • LA NUIT DES ROIS à la Comédie Française (parce que Shakespeare et Ostermeier)
  • LA REPRISE à Nanterre Amandiers (parce que Milo Rau et toutes les bonnes choses que j’ai entendues pendant le Festival d’Avignon)
  • CALLISTO ET ARCAS aux Bouffes du Nord (parce que Guillaume Vincent deux fois)
  • CONSTRUIRE UN FEU à la Comédie Française (parce que Marc Lainé)
  • CONVERSATION EL KHATIB / CAVALIER à Nanterre Amandiers (parce que curieux de ce que peuvent se dire ces deux artistes)
  • RICHARD BOHRINGER au Théâtre de l’Oeuvre (parce que je ne l’ai jamais vu en vrai)

J’ai déjà vu (et je recommande) :

 

OCTOBRE

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Atelier par TG STAN / DE KOE / MAARSCHAPPIJ DISCORDIA (© Jorn Heijdenrijk)

J’irai voir :

  • ATELIER au Théâtre de la Bastille / Festival d’Automne (tg STAN, prise deux)
  • EVOL au Théâtre de la Bastille (parce que je suis obligé de le voir, car je suis passé en deuxième année d’infiltration, comprend qui pourra)
  • QUASI NIENTE au Théâtre de la Bastille / Festival d’Automne (parce que j’ai la carte illimitée)
  • OVNI(S) au Théâtre Ouvert (malgré les mauvais retours de cet été au Festival d’Avignon, parce que Grégoire Monsaingeon et les auteurs du Nouveau Ciné-Club)
  • WESTERN au Nouveau Théâtre de Montreuil (parce que Mathieu Bauer)
  • KING KONG THEORIE au Théâtre de l’Atelier (parce que j’adore cet essai de Virginie Despentes et que j’apprécie (et voudrais remercier pour un certain conseil) Marie Denarnaud)
  • LA CHAMBRE DÉSACCORDÉE à l’Espace Cardin (parce que Marc Lainé et Léopoldine Hummel aka Léopoldine H.H.)
  • COMPLETE WORKS à l’Espace Cardin (parce que Shakespeare et Forced Entertainment)
  • LA GUERRE DES SALAMANDRES à la Maison des Métallos (parce qu’on m’en a dit du bien)
  • FLÉAU au Tarmac (parce que Dave St Pierre)

J’irai (peut-être) voir :

  • GEORGE DANDIN à la MC93 Bobigny (parce que les acteurs du CDN de Vire)
  • LA PLAZA au Centre Pompidou (parce que je suis curieux)
  • FRANCIS SAUVE LE MONDE au Centre Wallonie-Bruxelles (parce que c’était une série de bandes dessinées hilarantes avec un blaireau au départ et je ne sais absolument pas ce que ça va donner)
  • MONSIEUR FRAIZE à l’Européen (parce qu’il crève l’écran)

J’ai déjà vu :

 

NOVEMBRE

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Joueurs / Mao II / Les Noms par Julien Gosselin (Photo : Christophe Raynaud de Lage. Hans Lucas)

J’irai voir :

J’irai (peut-être) voir :

  • LOVE aux Ateliers Berthier (parce qu’il n’y a pas tant que ça de metteurs en scène britanniques qui passent la Manche)
  • 4.48 PSYCHOSE au Théâtre Paris Villette (parce que Sarah Kane et Sophie Cadieux)
  • FURIA à Chaillot (parce que Lia Rodrigues)
  • SOEURS aux Bouffes du Nord (parce que Marina Hands, même si Pascal Rambert ne me convainc pas tout le temps)
  • L’AVALÉE DES AVALÉS aux Déchargeurs (parce qu’un texte québécois que j’ai raté cet été au Petit Louvre à Avignon)
  • LA VOIX HUMAINE à l’Espace Cardin (parce que Ivo)
  • THE OTHER VOICE à l’Espace Cardin (parce que Van Hove)

J’ai déjà vu :

 

À suivre…