Constance « Pot Pourri » (CinéVox – Festival Off Avignon)

(de quoi ça parle en vrai)

Si ce spectacle était un plat ça serait une sorte de hachis parmentier avec des vrais morceaux de Constance à l’intérieur. Dans ce « Pot pourri » tu trouveras des anciens comme des nouveaux sketchs fourrés avec soin à la violence verbale poétique et libératrice. Chaque personnage te rappellera combien la comédie humaine est absurde et je te propose d’en rire plutôt que de te pendre. En bref si tu aimes l’humour un peu sale tu en auras pour ton pognon mon cochon.

(source : ici)

 

constance2.jpg
© France3/culturebox

 

(ceci n’est pas une critique, mais…)

La dernière fois que j’ai vu Constance, c’était ma première fois, un certain vendredi 13 novembre 2015 à la Comédie de Paris, pour « Partouze sentimentale » et j’avais énormément ri. Depuis je l’ai entendue dans l’émission de la France Inter « Par Jupiter » le label qui remplace « vu chez Laurent Ruquier » (je préviens, je fais un cycle « Par Jupiter » durant mon séjour avignonnais, avec les spectacles de Pablo Mira et de Roukiata Ouedraogo).

Cet été, Constance nous présente un « pot pourri », qui est loin de l’être, même si l’effet de surprise n’est plus aussi présent que lors de la première fois.

Ceci n’est pas du stand up et ça fait du bien (dit celui qui va en voir juste après). Le costume est au centre de tout et Constance en change constamment. On se plait à rêver d’un spectacle dans lequel Constance se la jouerait Arturo Brachetti. Cette humoriste a le don, et ce n’est pas donné à tout le monde, d’interpréter de vrais personnages, différents même si affreux, sales et presque méchants et de changer de peau à chaque nouveau sketch. Elle peut, tour à tour, paraître effrayante (ou la mère castratrice), affolante (ou l’infirmière), etc. Constance est un corps, une voix, des expressions faciales, un regard (non non, elle ne me fascine pas du tout…) et on devine aisément son goût pour les mots. Elle les aime, oh oui, elle les aime. Mon tout est un peu olé olé, comme disait mon grand-père, mais surtout très absurde, pour un spectacle exigeant physiquement (heureusement la bonne bande son composée notamment de Regina Spektor, Katerine, Janis Joplin nous fait patienter pendant les changements de costumes tout de même très rapides) pour Constance, sans compter le côté participatif (à un rang près, c’était pour moi) qui peut s’avérer un peu destabilisant… La mouche… Cette mouche.

Pas déçu d’avoir revu et apprécié la qualité d’écriture et d’interprétation de Constance. Et j’ai ri. Ô oui, j’ai ri. Tout pour faire décoller la corne de mon coeur…

 

vu le samedi 7 juillet 2018 à 14h au CinéVox, Avignon.

prix de la place : invitation

 

CONSTANCE « pot pourri »

écrit et interprété par… Constance.

Jusqu’au 29 juillet 2018 au Ciné Vox (Avignon – Festival Off)

Puis tous les mardis à 20h à partir du 9 octobre au Théâtre des 2 Ânes (Paris)

 

(quand j’attends dans la file…)

Si Constance était britannique, on l’appellerait Ernestine. Parce que sur l’affiche, on voit sa photo sur une tombe. J’ai fait le lien avec Oscar Wilde. Parce qu’une fois, je suis allé voir sa tombe au Père Lachaise. Parce qu’Oscar Wilde a écrit la pièce « De l’importance d’être Constant. » J’ai alors pensé à Constance. Constant… Constance… Parce qu’en anglais, le titre, c’est « The Importance of being Earnest. » … Ernest… Ernestine.

Voilà à quoi je m’amuse quand j’attends dans la file.

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

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2 réflexions au sujet de « Constance « Pot Pourri » (CinéVox – Festival Off Avignon) »

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