À quelle sauce… (printemps 2019)

Le printemps est déjà là. Ce n’est pas moi qui le dis mais le réchauffement climatique. Je prends donc le temps de vous donner ma sélection des spectacles et autres concerts qui me donnent envie ou que j’irai voir. Je suis devenu très sélectif, et pas seulement pour des raisons économiques (un grand périple entre le Québec et St Pierre et Miquelon avec très peu de spectacles à l’intérieur se prépare pour cet été après mon séjour traditionnel à Avignon) : je fais ce que je dis, je ralentis la cadence.

Selon la formule consacrée, évidemment, cette liste sera amenée à muter, selon mes envies, mes humeurs, ma tirelire, les propositions… (liste parisienne et francilienne uniquement, désolé…)

MARS

J’y suis déjà allé

Saison Sèche : Enfin je vois un spectacle de Phia Ménard et à Marseille, qui plus est… et l’article est par .

J’irai voir 

Hernani, c’est un scandale ! : Un peu de copinage ne peut faire de mal, on va voir la mise en scène de Judith Policar qui écrit aussi par ici (à l’Université Sorbonne Nouvelle, dans le cadre du Festival À contre sens – les mardis 12 à 21h et 19 à 13h30)

Le Direktor : Ou l’adaptation d’un film méconnu de Lars Von Trier par un metteur en scène suisse inconnu de moi… (au Théâtre de la Bastille – du 12 mars au 4 avril)

Belgian Rules : C’est le retour de Jan Fabre à la Grande Halle de la Villette, avec un spectacle de grande envergure, mais beaucoup moins long que son Mount Olympus. L’ambiance y sera-t-elle aussi survoltée après les accusations portées à son encontre ? (à la Grande Halle de la Villette – du 22 au 24 mars)

8-la_l_g_nde_de_born_o-w

La Légende de Bornéo : Auréolé d’un bouche à oreille flatteur après le film « Tout ce qu’il me reste de la révolution », le collectif L’Avantage du Doute revient au théâtre avec la reprise de cette pièce. Etonnant de voir le Théâtre de l’Atelier appliquer ce que fait le Théâtre de la Porte St Martin ou la Scala (programmer des pièces créées dans le théâtre subventionné) et ce collectif s’aventurer dans le théâtre privé… (du 19 mars au 4 mai – Théâtre de l’Atelier et aussi cet été dans le Off d’Avignon au Théâtre des Carmes)

J’irai peut-être voir

La Collection : De Harold Pinter par Ludovic Lagarde avec Mathieu Amalric, Micha Lescot, Laurent Poitrenaux, Valérie Dashwood, quatre étoiles (Bouffes du Nord – jusqu’au 23 mars)

Bells & Spells : Après le grand-père, les parents, le frère, je demande la soeur : Aurélia Thierrée. Certes un peu réducteur, même si la mère (Victoria Thierrée) a créé le spectacle. Mais c’est assurément un rêve éveillé auquel nous allons assister. (jusqu’au 12 mai –  Théâtre de l’Atelier)

Apocalypse Bébé : Despentes au théâtre, encore (Paris Villette – du 12 au 28 mars)

Chanson douce : Pauline Bayle a le vent en poupe, avant la reprise d’Iliade Odyssée à la Scala… (au Studio – Comédie Française – du 14 mars au 28 avril)

Le Fils : Par Marine Bachelot Nguyen. Pas celui de Florian Zeller, je ne suis pas maso… enfin… (Théâtre du Rond Point – du 19 mars au 14 avril)

Loretta Strong : Copi dont, étonnamment, je n’ai vu aucune adaptation par les Divins Animaux, une mise en scène de Florian Pautasso avec la troublante et singulière Stéphanie Aflalo. (du 21 au 23 mars – à l’Etoile du Nord)

Potentia Gaudendi : Par Gurshad Shaheman, je sais déjà que sauf miracle je ne pourrai pas le voir, mais j’en ai eu de très bons échos, made in Marseille, car avec des élèves de l’ERACM. (Nouveau Théâtre de Montreuil – 21 et 22 mars)

Le Voyage de G. Mastorna : Marie Rémond poursuit sa collaboration avec la Comédie Française après le génial « Comme une pierre qui »… Elle prend comme matériau de départ un film de Federico Fellini qui n’a jamais existé. (du 28 mars au 5 mai au Vieux Colombier – Comédie Française)

Evel Knievel vs Macbeth : Une pièce de Rodrigo Garcia est toujours intéressante, parce qu’il y a toujours une parole, des idées à retenir. (à Nanterre Amandiers – du 29 mars au 7 avril)

Dans le rayon des concerts, on peut citer The Cinematic Orchestra, un (autre) rêve éveillé (Casino de Paris – 18 mars) ; Balthazar, la pop belge classe (Casino de Paris – 25 mars) ; Camp Claude, juste pour l’envie de découvrir (Maroquinerie – 27 mars) ; O – Olivier Marguerit, voir tout  seul celui que j’ai vu à plusieurs avec Syd Matters ou My Girlfriend is better than yours (FGO Barbara – 28 mars)

J’ai déjà vu (et je conseille)

Raoul : James Thierrée, point. (Scala – jusqu’au 20 mars et c’est complet)

Les Damnés : La reprise d’un grand spectacle… faudrait que je relise ma chronique(du 20 mars au 2 juin – à la Salle Richelieu – Comédie Française)

Je devais aller voir

La Trilogie de la Vengeance : Ou la nouvelle création de Simon Stone qui m’avait grandement séduit avec son adaptation très personnelle des Trois Soeurs… Je devais car la représentation à laquelle je devais me rendre a été annulée. C’est une création, ils n’étaient pas prêts… Ont-ils été présomptueux ? Réunir une bande d’acteurs pas forcément habitués à travailler ensemble, sur de l’écriture au plateau, qui plus est… Avec un metteur en scène australien – je ne sais finalement pas s’il parle français… Bref, j’avais profité de la place d’une amie en vacances qui échangera sûrement pour un autre jour. Avec ou sans moi ? (d’après les premiers retours, l’attente vaut la peine) (aux Ateliers Berthier – Odéon Théâtre de l’Europe – du 13 mars au 21 avril)

AVRIL

J’irai voir

The-Hidden-Force-la-suite-de-la-trilogie-Louis-Couperus-par-Ivo-van-Hove-photo-Jan-Versweyveld
The Hidden Force par Ivo Van Hove (photo : Jan Versweyveld)

The Hidden Force : Ivo Van Hove, voilà. Avec sa troupe hollandaise en prime. (à la Grande Halle de la Villette – du 4 au 11 avril)

Body Roots / Rising (Shira Eviatar) + Hard to be soft – A Belfast Prayer (Oona Doherty) + Sunbengsitting (Simon Mayer) + Hymen Hymne (Nina Santes) : On pourrait penser que le Théâtre de la Bastille se repose un peu trop sur le tg STAN ou Tiago Rodrigues pour composer sa programmation, mais c’est sans compter ces temps forts autour de la danse qui donnent un éclairage sur des grands chorégraphes en devenir. Un risque mais l’assurance  de trouver la pépite de ces prochaines années. (au Théâtre de la Bastille en collaboration avec l’Atelier de Paris / CDCN – du 8 au 18 avril)

JR : J’avais raté leur Pays de Nod, je compte bien découvrir cette fois-ci ce collectif FC Bergman (à la Grande Halle de la Villette – du 12 au 16 avril)

Kreatur : Malgré l’accueil très réservé l’été passé à Avignon, j’ose m’aventurer dans l’univers de Sasha Waltz. (toujours à la Grande Halle de la Villette – du 17 au 20 avril) (j’aime ces soirées qui se passent à 7 min à pied de chez moi…)

J’irai peut-être voir

Affordable Solution for Better Living : Ça m’intrigue (CentQuatre – 5 et 6 avril)

Je suis Fassbinder : Par Falk Richter et Stanislas Nordey  , inratable parait-il (Théâtre du Rond Point – du 5 au 28 avril)

John : Pièce de jeunesse de Wajdi Mouawad, mise en scène par Stanislas Nordey. A quand une belle adaptation d’Alphonse, une autre de ses premières pièces, que j’avais découverte au Fringe Festival d’Edinburgh il y a déjà 9 ans ? (aux Quartiers d’Ivry – du 8 au 19 avril)

Trissotin ou les femmes savantes : Par Macha Makeïeff, sans Maud Wyler mais avec une partie des acteurs qu’on peut voir chez Jean Bellorini (Scala – du 10 avril au 10 mai)

Some Hope for the Bastards : Frédérick Gravel dans un format plus large que les pièces qu’il a l’habitude de nous montrer au Théâtre de la Bastille (Chaillot – du 11 au 13 avril)

Purge Baby Purge : Le Zerep et Marlène Saldana (à Nanterre Amandiers – du 13 au 20 avril)

Méduse : Pour la découverte d’un collectif déjà passé par le festival Impatience et le festival d’Avignon (T2G – du 16 au 10 avril)

Electre/Oreste : Le retour d’Ivo Van Hove au Français… (du 27 avril au 3 juillet à Richelieu – Comédie Française)

Dans les concerts :  Anna Calvi + Shannon Wright, dans le cadre du festival Les Femmes s’en mêlent ou la soirée rêvée (Trabendo – 4 avril) ; Rufus Wainwright, depuis le temps… (Olympia – 5 avril) ; Minimalist Dream House par Katia & Marielle Labèque avec la participation de Thom Yorke (Philharmonie – 7 avril) ; Elisapie, déjà vue et à revoir (Boule Noire – 16 avril) ; Hubert Lenoir, ou la nouvelle sensation québécoise (Maroquinerie – 17 avril) ; Soap & Skin, depuis le temps… (Trianon – 17 avril) ; Sophie Hunger, hypnotisante et émouvante (Gaité Lyrique, 25 avril) ; Glen Hansard, pour ceux qui se souviennent de The Swell Season et du film Once… (Casino de Paris – 27 avril)

J’ai déjà vu (et je conseille)

An Irish Story – Une Histoire Irlandaise : J’en ai déjà parlé, j’ai vu la pièce de Kelly Rivière l’été passé et l’histoire est désormais parisienne avec cette belle série de représentations (au Théâtre de Belleville –  du 3 avril au 30 juin)

MAI

J’irai voir

8-occu3

Fauves : Ou la nouvelle création de Wajdi Mouawad (Colline, du 9 mai au 21 juin)

Occupation Bastille 3 : Troisième édition d’une occupation artistique qui ne ressemblera en rien à celles de Tiago Rodrigues et l’Avantage du Doute. Et pour cause, c’est l’artiste Nathalie Béasse qui la mènera. L’occasion de (re)découvrir Happy Child, Tout semblait immobile, Roses, Le Bruit des Arbres qui tombent. Et d’autres petites choses sont en préparation, me semble-t-il. (du 13 mai au 29 juin – au Théâtre de la Bastille)

J’irai peut-être voir

Opening Night, : Cassavetes meets Teste feat. Adjani (Bouffes du Nord – du 3 au 26 mai)

Ode to the Attempt / Sweat Baby Sweat : Par Jan Martens ou le genre de chorégraphe que je dois encore découvrir (Théâtre des Abbesses – du 6 au 11 mai)

Je m’en vais mais l’Etat demeure : Par Hugues Duchêne, grand ramdam autour de cette pièce (Scala – du 8 au 12 mai)

Logiqueimperturbabledufou : Par Zabou Breitman et raté lors d’un précédent passage au Festival Off d’Avignon (Théâtre du Rond Point – du 9 mai au 2 juin)

Désobéir : Par Julie Bérès, avec un parfum de F(l)ammes (Paris Villette – du 9 au 19 mai)

L’Ennemi Du Peuple : Nicolas Bouchaud, point. (du 10 mai au 15 juin – à l’Odéon Théâtre de l’Europe)

Contes Immoraux Partie 1 – Maison Mère : Après avoir vu Saison Sèche, je ne peux qu’ajouter ce spectacle à ma liste des envies… (à Nanterre Amandiers – du 13 au 18 mai)

Lostmovements : Par Jan Martens & Marc Vanruxt, si cette année je le rate, je le fais exprès (Nouveau Théâtre de Montreuil / Rencontres Chorégraphiques de Seine St Denis – 17 et 18 mai)

Cataract Valley : Parce que voir un spectacle de Marie Rémond est toujours un ravissement (j’en ai vu trois, je me donne le droit d’énoncer cette vérité) (du 17 mai au 15 juin dans la petite salle des Ateliers Berthier – Odéon Théâtre de l’Europe)

Ce qui demeure : Par Elise Chatauret, parce que je l’avais raté l’été dernier à la Manufacture pendant Avignon Off (Quartiers d’Ivry – du 18 au 28 mai)

Dans les concerts : Jesse Mac Cormack, découvert en 1e partie d’un concert de Patrick Watson, me semble-t-il et pour que je me souvienne d’une première partie, c’est qu’il en valait la peine (Pop Up! – 4 mai) Emilie Kahn, qui a abandonné son harpe Ogden (Café de la Danse – 15 mai) ; Jon Spencer & The Hitmakers, explosif à coup sûr – je ne me lave plus les cheveux depuis qu’il m’a ébouriffé lors d’un concert à emporter dans un atelier du XXe il y a six (?) ans (Maroquinerie – 17 mai) ; Constance Verluca, c’est avec une impatience non dissimulée que je vais découvrir les nouvelles chansons de celle qui chantait « Vive le chocolat, l’héroïne et la vodka ! » (Les Étoiles –  23 mai) ; The Good, The Bad & The Queen, avec Damon Albarn notamment (Bataclan – 27 mai) ; Erik Truffaz Quartet feat. Nya, genre de jazz qu j’écoute (Odéon Théâtre de l’Europe – 27 mai)

J’ai déjà vu (et je conseille)

Iliade / Odyssée, par Pauline Bayle, vus à la Manufacture (Avignon Off) et au Théâtre de la Bastille, repris ici mais avec une nouvelle distribution (Scala – du 21 mai au 2 juin)

Hors Concours

Du72nxMXQAACFKx

Les Infilitré.e.s saison 2 : Je joue dedans, c’est une écriture collective, c’est un projet de Marc Woog de la Compagnie Mimesis, c’est les 9 et 10 mai au Théâtre de la Bastille. (hormis des tableaux collectifs, j’aurai la chance  (?) d’interpréter une scène de « Après la répétition » vu cette année dans le même théâtre avec Georgia Scalliet et Franck Vercruyssen du tg STAN.)

JUIN

J’irai voir

Je n’ai aucun billet dans mon escarcelle, une anomalie dans mon histoire spectaculaire…

J’irai peut-être voir

Où la chèvre est attachée : Par Rébecca Chaillon que j’avais ratée au dernier festival Transformes à la Villette (Nouveau Théâtre de Montreuil – du 3 au 6 juin)

Aziz Ansari : Master of None (Olympia – 8 juin)

Soufflette : Par François Chaignaud et la compagnie Carte Blanche, je veux revoir le premier depuis Romances Inciertos (MC93 Bobigny / Rencontres Chorégraphiques de Seine St Denis – les 12 et 13 juin)

Why ? : par Peter Brook et Marie-Hélène Estienne, cela se suffit à soi-même (Bouffes du Nord – du 19 juin au 13 juillet)

The Swan and the Pimp : Par Hillel Kogan, le créateur de I love Arabs (Nouveau Théâtre de Montreuil / Rencontres Chorégraphiques de Seine St Denis – 21 et 22 juin)

Moving with Pina : Par Christina Morganti, comme je ne verrai probablement aucun Pina Bausch cette saison, cela sera peut-être mon lot de consolation (Théâtre des Abbesses – du 25 au 29 juin)

Bon voyage, Bob… : Par Alan Lucien Oyen et surtout le Wuppertal Tanztheater, nouvelle tentative de faire vivre la troupe sans sa créatrice (Chaillot, du 29 juin au 3 juillet)

Dans les concerts :  Julia Holter + Cate le Bon, parce qu’on m’en a dit du bien (Trabendo – 8 juin) ; Chewing-Gum Silence, par le clarinettiste Antonin Tri Hoang (Philharmonie – 15 juin) ; Eve Risser, pianiste inclassable entre jazz et musique contemporaine (Philharmonie – 16 juin) ; Les Innocents, les meilleures chansons pop françaises au monde (Café de la Danse – 19 juin) ; Elton John, non non, vous avez bien lu (20 juin – Bercy) ; Kevin Morby, car on m’en a dit aussi du bien (Cabaret Sauvage – 20 juin) ; Tom Jones, et j’assume totalement (Salle Pleyel – 28-29 juin)

J’ai déjà vu (et je conseille)

Saïgon : Vous pouvez lire ma chronique par ici (du 5 au 22 juin – aux Ateliers Berthier – Odéon Théâtre de l’Europe)

JUILLET

J’irai voir

La Cité Idéale Radieuse et Éternelle : Ou la nouvelle pièce du Laboratoire à Théâtre que j’ai bien connu pendant 3 ans. (MPAA St-Germain – 6 et 7 juillet)

J’irai peut-être voir

Dans les concerts, Cat Power avec H-Burns en 1e partie, en souvenir de plein de choses que je n’écrirai pas ici (Philharmonie – 4 juillet) ; Jonsi & Alex Somers, quand il y a du Sigur Ros quelque part, c’est toujours bon à entendre (Philharmonie, 6 /7 juillet) ; Thom Yorke : Point (Philharmonie – 7 juillet)

Je n’irai pas voir mais j’ai une bonne raison

Since She : Je serai au même moment à Avignon. Et pourtant j’avais très envie de voir ce que Dimitris Papaioannou avait à dire avec les danseurs du Wuppertal Tanztheater. (du 8 au 11 juillet à la Grande Halle de la Villette)

Ps : Je ne dirai pas combien de temps m’a pris la rédaction et la mise en page de cet article, mais je ne le ferai pas tous les jours…

Publicités

Si j’avais rencontré… Julie Gayet

Julie Gayet… Nous pourrions parler de la pièce dans laquelle vous jouez présentement aux Bouffes Parisiens, Rabbit Hole, mais je ne l’ai pas encore vue. Je pourrais faire semblant. Après tout, un de mes amis a vu la pièce à Aix-en-Provence et m’en a beaucoup parlé (il voudrait d’ailleurs passer le bonjour à Lolita Chammah qu’il n’a pas du tout trouvée en force ce soir-là…), j’ai vu le film de John Cameron Mitchell avec Nicole Kidman… J’étais pourtant invité à assister à la représentation de ce mercredi 6 février, à rencontrer l’équipe artistique en compagnie de blogueurs comme moi. Malheureusement des circonstances qui n’ont rien à voir avec le théâtre m’ont obligé à m’éloigner de Paris pour quelques jours. Je vous écris donc de… Marseille.

Coïncidence, puisque, si je vous avais croisée, j’aurais osé vous adresser la parole (si… si…) et vous aurais parlé de cette ville si chère à mon coeur. Marseille… car nos chemins se sont croisés dans la cité phocéenne, comme on dit, il y a de cela vingt-deux ou vingt-trois ans, je ne parviens pas à remettre la main sur mon billet de théâtre pour la pièce « Les Abîmés », vue au Théâtre de la Criée.

Remettons-nous dans le contexte (tout ce que je vais écrire ici est vrai) !

Je m’appelle Axel, j’ai dix-sept ans et je suis en terminale L au Lycée Michelet à Marseille. Nous sommes en 1996 ou 97. Je suis en option théâtre et le lycée a un partenariat avec le Théâtre National de la Criée, grâce auquel, notamment, nous avons pu assister aux répétitions des pièces de Gildas Bourdet. Notre professeure de français nous annonce que nous irons voir la pièce de Michael Cohen « Les Abîmés » avec lui-même, Serge Hazanavicius (le frère de Michel), Emmanuelle Lepoutre et vous-même. Certains ne vous connaissaient que par « Delphine 1 – Yvan 0 », moi, je vous avais vue dans le film de Laurent Bouhnik « Select Hotel ».

Acte I : Le spectacle. On voit le spectacle, ça nous plait, on applaudit (pour être honnête, mis à part le personnage d’Hazanavicius qui dort sous la table au début de la pièce, je ne me souviens aujourd’hui de rien d’autre), on est un peu jaloux du gars devant nous qui s’est levé et à qui vous avez souri. Après la pièce, notre professeure fait les présentations : vous êtes les artistes, nous sommes les lycéens, rendez-vous la semaine prochaine au lycée pour une rencontre-discussion.

1472747_10152024068873463_1426753187_n

Acte II : Je m’appelle Axel, je suis avec Stéphan, Jean-Philippe et Mikael. Ce dernier est l’heureux propriétaire d’une 4L de toute beauté. Il est notre chauffeur. Nous sortons du théâtre à la recherche de Titine. Cinq minutes plus tard, Mikael se rend compte qu’il s’est trompé de sens, nous repassons devant le théâtre. Vous apparaissez. Jean-Philippe ou Stéphan, je ne me souviens plus très bien, mais ce n’était certainement pas moi, vous lance, un peu crânement : « On vous raccompagne ? » Vous répondez positivement. Nous marchons au ralenti à vos côtés. (musique : Little Green Bag du film Reservoir Dogs). Stéphan, Jean-Philippe et moi-même nous esquichons à l’arrière de la 4L pour vous laisser la place de la morte. Nous discutons de tout et sûrement de rien, nous nous arrêtons là où vous logez, vous nous donnez un baiser sur la joue en guise d’au revoir. À la semaine prochaine.

dsc_0019

Acte III : La semaine suivante. Les quatre garçons dans le vent n’ont pas lavé, depuis, leur joue droite ou gauche. Vous arrivez au lycée, vous nous reconnaissez. On discute. Fin. Avant de partir. Je tremble. Mon coeur bat la chamade. Je m’approche et vous tends un classeur (ou un porte-vues… j’ai vraiment des problèmes de mémoire) avec des feuilles dedans. Sur ces feuilles, une histoire. « AMORE ». Des mots écrits à la main ou à l’aide de ma machine à traitement de texte, je ne sais plus non plus. Maladroitement, timidivement (ce mot n’existe pas, mais ce n’est pas grave), je vous explique que j’aimerais avoir votre avis.

Acte IV : Je vous parle d’une époque où le courriel en est encore à ses balbutiements, où le téléphone portable ressemble à un talkie walkie. Chaque sonnerie du téléphone familial fait bondir mon coeur. Vous ne m’avez jamais appelé. Je me revois sur le tapis de ma chambre, à genoux, implorant le ciel : « Pourquoi ? Pourquoi ? ». C’est le genre d’anecdotes que j’aime raconter, à qui veut l’entendre. Je n’ai pas gardé le manuscrit original. Mais je me souviens qu’il ne s’agissait ni d’une pièce de théâtre, ni d’un scénario, ni même d’une nouvelle. Je commençais à peine à écrire. C’était une espèce de synopsis, une histoire mal fagotée, avec du drame (déjà), une mort, une vengeance, aucun humour (je me suis légèrement amélioré de ce côté – là, n’hésitons pas à nous envoyer des fleurs, des myosotis par exemple, j’aime bien les myosotis, ça me fait penser à la montagne et ce moment où j’ai rencontré celle qui a inspiré « Amore »… Et je retombe sur mes pattes). Très vite écrit, parce que vous étiez la première « célébrité » que je rencontrais (Bernard Tapie et Chris Waddle ne comptent pas), parce qu’il fallait que je me fasse remarquer, que j’étais certain de la qualité de mes écrits. En y réfléchissant, c’était surtout très mauvais. C’était de la merde, soyons honnêtes. Donc je ne vous en veux pas de ne pas m’avoir appelé (ou écrit, je ne sais plus si je vous avais laissé mon adresse postale).

Acte V : Nous sommes aujourd’hui le samedi 9 février 2019. Je ne vous ai finalement pas revue. Voilà ce que je comptais aussi vous dire : « Alors, j’ai écrit un texte qui s’appelle « Dedans ma tête ». Je vous le confie et vous me direz ce que vous en penserez. Mais cette fois-ci, c’est différent, parce que c’est franchement meilleur qu’ « Amore ». Pas difficile, vous me direz. Déjà parce que c’est destiné à être monté au théâtre, c’est un seul en scène, que deux personnes l’ont déjà lu et ne m’ont pas pris dans les bras en me disant : « Tu te fais du mal, faut que tu arrêtes ! »

Tout ça pour dire quoi… Ce n’est pas uniquement grâce à vous que j’ai continué à écrire, que je me suis amélioré, que ce blog existe, que j’ai écrit deux pièces, que j’ai continué à faire du théâtre. Depuis plus de vingt ans, j’ai énormément écrit, j’ai beaucoup lu, j’ai dû voir un bon demi-millier de spectacles (je n’ai pas fait le compte). Même si je ne travaille pas dans la vraie vie (ou la fausse, c’est selon) dans le théâtre, j’ai tout de même eu la chance de rencontrer et côtoyer des gens fascinants et inspirants comme Tiago Rodrigues et le collectif L’Avantage du Doute, pour ne pas les nommer (ou l’épisode « il se la pète encore et toujours, même qu’il a leurs numéros de téléphone). Mais il y a toujours eu cette petite anecdote dans ma tête, comme une envie de (gentille) revanche. Donc, il n’empêche, je ne peux m’empêcher de penser qu’une part infime de tout ça vous revient. Donc merci. (et j’aurais vraiment voulu être présent mercredi dernier…)

Deux mille dix-huit

SPECTACLE VIVANT

Une année record (j’avais déjà dit cela l’an passé, mais j’ai de nouveau battu mon record, c’est moi qui ai la plus longue, pour une fois). Alors même que cette année j’ai travaillé à plein temps (pour le pire et le moins pire), je sais déjà que j’en ferai beaucoup moins en 2019, j’ai vu mes limites, tant physiques qu’inspirationnelles, si je puis dire. (ça aussi, je l’ai déjà écrit l’an passé, mais à moins qu’on me paye pour écrire, je verrai réellement beaucoup moins de spectacles l’an prochain). Pour être plus sérieux, j’ai la fâcheuse impression que d’en voir beaucoup me blase un tantinet…

IMG_20180114_154749_286
Bibliothèque du Théâtre de Gennevilliers

139 spectacles (71 il y a 2 ans, 101 l’an passé) à Paris, Montreuil, Bobigny, Nanterre, Gennevilliers, Aubervilliers, Saint-Denis, Boulogne-Billancourt, Saint-Ouen, mais aussi Avignon, Bussang, Bruxelles, Londres et Lausanne, dans 66 lieux avec des artistes français, belges, anglais, néerlandais, italiens, portugais, canadiens, danois, suisses, brésiliens, grecs, polonais, allemands, israëliens, russes… parfois (souvent) dans le texte. Du théâtre, des chevaux, des images, du son, de la musique, des marionnettes, des objets, du théâtre documentaire, de la danse, du cirque, du seul en scène, du one wo.man show, des écoles de théâtre, des gens tous nus, des performances, du jeune public, des professionnels, des « amateurs » et même des pièces dans le privé…

Trois spectacles vus une 2e fois (« Iliade » par Pauline Bayle, « Bovary » et « Sopro » de Tiago Rodrigues) ou une 3e fois (« By Heart » de Tiago Rodrigues, toujours lui)

IMG_20180623_233811_985
Ça ne se passe jamais comme prévu de Tiago Rodrigues avec les élèves de la Manufacture au Théâtre de l’Aquarium

J’ai vu cinq spectacles du tg STAN (« Quoi Maintenant », « Infidèles », « Atelier », « Après la répétition », « Quartett »), quatre de Tiago Rodrigues (+ « Ça ne se passe jamais comme prévu ») (#TeamTiago), quatre de Julien Gosselin (« 1993 » et sa trilogie Don DeLillo), quatre de Gwenaël Morin (sa tétralogie « Molière de Vitez »), trois de Marc Lainé (« La fusillade sur une plage d’Allemagne », « Hunter », « La Chambre désaccordée »), deux du Collectif L’Avantage du Doute (« Grande Traversée », « La Caverne ») (le film de Judith Davis « Tout ce qu’il me reste de la révolution » sort début février, soit dit en passant), deux de Pauline Bayle (« Iliade » et « Odyssée »), deux avec Laetitia Dosch (« La Maladie de la Mort » de Katie Mitchell et « Hate »), deux avec Emilie Incerti Formentini (« Au bois » et « Love me tender »), deux avec Grégoire Monsaingeon (« Bovary » et « Ovni(s) »), deux de Lisbeth Gruwez (« We’re pretty fuckin’ far from ok », « The Sea Within »), etc.

Par souci de transparence, je tiens à mentionner que j’ai bénéficié de 43 invitations  (dont 19 dans le cadre du Festival Off d’Avignon) grâce à ce blog ou dans le cadre de  mes contributions au Blog de Nestor (blog sur l’actualité culturelle montreuilloise). J’ai donc payé 96 fois ma place…

À part ça de grands souvenirs avec (dans le désordre) :

  • France Fantôme de Tiphaine Raffier au TGP St-Denis
  • B. Traven de Frédéric Sonntag au Nouveau Théâtre de Montreuil
  • The Encounter de Simon McBurney à l’Odéon Théâtre de l’Europe
  • Tragédies Romaines de Ivo Van Hove à Chaillot (je ne l’ai pas chronique, vous rendez-vous compte ?!?)
20180701_150320
Tragédies romaines d’Ivo Van Hove à Chaillot

Et dans les (plus ou moins) bons souvenirs :

  • le bataillon 30 hyper dissipé aux Tanneurs pour le « By Heart » de Tiago Rodrigues.
  • ma crampe à la cuisse droite durant la trilogie Don DeLillo aux Ateliers Berthier.
  • le site magnifique du Théâtre du Peuple à Bussang.
20180818_155438
Théâtre du Peuple, Bussang
  • mon extinction de voix à cause de Laetitia Dosch (ou plutôt à cause de ma persévérance à ne pas vouloir acheter de parapluie)
  • mon accréditation pour le Off d’Avignon.
  • la découverte du Barbican à Londres (clin d’oeil à Camellia Burows)
  • tomber amoureux d’une bonne dizaine de comédiennes/danseuses (en vrai, j’ai préféré ne pas compter pour ne pas me faire du mal) (clin d’oeil à Laurent, je te laisse Laetitia, mais j’ai vu Lisbeth avant toi, je te ferai remarquer !)
  • ces moments « je vais aux toilettes ou je n’y vais pas » pendant les spectacles de Gosselin ou Van Hove.
  • ma gêne lors de ma rencontre avec une comédienne qui avait lu ma chronique mitigée d’une pièce dans laquelle elle avait joué (longue phrase bien lourde).

 

CONCERTS

16 soirées concerts (soit moitié moins que l’an passé) mais avec 27 artistes ou groupes.

IMG_20180622_182533_825
Parce que je fais parfois régisseur son…

TOP 5

 

EXPOS

La découverte (enfin) des Rencontres Photographiques d’Arles, les polaroïds de Wim Wenders à Londres, mon initiation à l’architecture…

20180810_141916
La Cité Radieuse par le Corbusier sur la Planète Mars

 

CINÉMA

Moitié moins de films cette année (35 au 26 décembre 2018), la faute au théâtre et aux chroniques à écrire, à la flemme. Huit films sont tout de même parvenus à se détacher : 

  • Leto de Kirill Serebrennikov
  • Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin (#TeamLycéeMichelet)

57631e7_FTstXIXXs-qcYi7trxzFYIBK

  • Amanda de Mikael Hers
  • Climax de Gaspar Noé
  • Woman at War de Benedikt Erlingsson
  • Au Poste de Quentin Dupieux
  • Phantom Thread de Paul Thomas Anderson
  • Ready Player One de Steven Spielberg

 

SÉRIES

J’ai vu énormément (trop ?) de saisons cette année : 50 si j’ai bien compté

TOP 5

  • l’intégrale de Six Feet Under (enfin !) : qui m’a totalement dévasté, je pèse mes mots.
  • la saison 2 de The Good Fight : série trop méconnue, légèrement anti-Trump.
  • la saison 1 de Kidding (+ S1 : I’m dying up here) : Jim Carrey. Voilà.
  • la saison 1 de Counterpart : Espionnage et monde parallèle…
  • la saison 1 de The First : Sean Penn, Mars… Elle prend son temps.

 

LIVRES

TOP 5

  • la découverte FabCaro avec « Zaï  Zaï Zaï Zaï »et son roman « Le Discours » auquel je me suis pas mal reconnu (c’était même assez troublant à certains endroits) :

 

« Je ne suis pas comme vous, je vous emmerde, j’ai trop de problèmes dans ma vie pour faire la chenille, j’ai lu « Le livre de l’intranquillité » de Pessoa, vous imaginez quelqu’un qui a lu « Le livre de l’intranquillité » de Pessoa faire la chenille ? »

 

  • l’Arabe du Futur 4 de Riad Sattouf
  • Vernon Subutex 3 de Virginie Despentes
  • Le Lambeau de Philippe Lançon

 

CÔTÉ BLOG 

5 articles pas par moi : de grands remerciements encore et toujours à Cyril Bivalski et Laurent Suavet. La porte reste toujours ouverte pour vous (et pour d’autres aussi, soyons fous !)

130 articles écrits par moi…

Top 10 fréquentation (au 26 décembre) :

Le blog va plutôt bien, merci de demander. 

 

SUR LE PLAN PERSONNEL

Sans rentrer dans les détails… J’ai donc écrit de nombreux articles pour ce blog (130), quelques articles pour le Blog de Nestor (19 peut-être). J’ai collaboré à Radio Mortimer (et fait la connaissance de personnes très très intéressantes). J’ai (enfin) terminé d’écrire ma deuxième pièce que j’espère pouvoir monter d’une façon ou d’une autre en 2019, participé au labo social (fantôme) mené par le collectif « L’Avantage du Doute » lors de l’Occupation Bastille 2 (dans le théâtre du même nom), joué à deux reprises dans la salle du haut du théâtre de la Bastille en compagnie de mes amis Les Infilitré.e.s (et dit un de mes textes, tout seul devant le public)… Je crois que j’ai beaucoup écrit cette année… (et je ne suis absolument pas épuisé, mais ça c’est l’âge)

 

Et prochainement en 2019… Les Infiltré.e.s saison 2 au théâtre de la Bastille les 9 et 10 mai… « Dedans ma tête », le seul en scène écrit et interprété par moi-même… Des chroniques made in Québec…

48899275_2060644674227685_8778860582624296960_o
photo : Marc Woog – Compagnie Mimesis

 

Textes et photos (sauf mention contraire) : Axel Ito

À quelle sauce… (hiver 18/19)

Avant le bilan de fin d’année, voici donc venu le temps du billet de saison : l’hiver. Comme je suis un peu ours, je mets déjà un pied en hibernation. Et surtout, après un automne riche, je me repose, j’apprécie, je prends le temps, comme j’ai pu le dire ici et là.

Évidemment cette liste sera amenée à muter, selon mes envies, mes humeurs, ma tirelire, les propositions…

DÉCEMBRE

8-sais6
Saison 1 © Hubert Amiel

J’y suis déjà allé

Elisapie / Mark Berubé : Double plateau, dans le cadre du festival Aurores Montréal. J’ai déjà vu mon second en première partie de je ne sais plus qui et ma première, ça fait quelque temps que je l’ai dans l’oreille. C’était à la Bellevilloise et l’article est à venir.

Rain : Anna Teresa De Keersmaecker pour un de ses chefs d’oeuvre avec en prime la musique de Steve Reich. C’était à la Grande Halle de la Villette et l’article est à venir.

J’irai voir

Saison 1 : Florence Minder se propose d’interroger notre addiction aux histoires notamment sérielles. Ça sera une découverte au Théâtre de la Bastille. (du 12 au 20/12)

Fracassés : Il y a des noms comme celui de Kate Tempest dans l’air du temps. Je saute sur l’occasion pour découvrir sa prose, même si traduite en français. C’est du théâtre et c’est à la Villette. (du 11 au 15/12)

Romances Inciertos : Après Avignon, Nino Laisné et François Chaigneaud sont en tournée, notamment à Chaillot et aussi ailleurs. J’irai voir la pièce ailleurs pour mon annniversaire. Très bientôt, sûrement ici le récit de mes pérégrinations d’un tout frais quadragénaire. (c’est la première fois que je me dis quadragénaire, ça me fait encore plus de mal que quand je pense au nombre 40) (du 18 au 21/12)

J’irai peut-être voir

Soeurs : C’était la dernière hier aux Bouffes du Nord. Y avait Marina Hands et Audrey Bonnet. Il faut parfois apprendre la frustration.

Les Palmiers Sauvages : J’avais peu apprécié « Plage Ultime » il y a quelques années à Avignon, mais j’aime bien ne pas rester sur une déception. Un jour, je reverrai un spectacle de Séverine Chavrier. C’est au Théâtre Monfort. (jusqu’au 15/01)

Cassavetes : Je l’ai également raté, mais on ne peut pas être partout, notamment au Lucernaire. En espérant le rattraper ailleurs…

Le Grand Débat : Deux grands acteurs : Emmanuelle Lafon et Laurent Poitrenaux peuvent suffire à mon bonheur. Qui sait, au Théâtre de la Cité Internationale (jusqu’au 15/12)

Si loin si proche : une de ces pièces dont j’avais entendu parler l’été passé à Avignon, cette fois-ci à la Maison des Métallos (du 18 au 23/12)

L’Idéal Club : C’est festif, c’est drôle, c’est au Monfort Théâtre. (du 19/12 au 12/01)

Furia : Lia Rodrigues au Centquatre. Point. (du 12 au 15/12)

Eve Risser, Naïny Diabaté, Red Desert Orchestra, Kaladjula Band : Parce que. Au Nouveau Théâtre de Montreuil (le 15/12)

J’ai déjà vu (et je conseille)

J’abandonne une partie de moi que j’adapte au T2G dans la cadre du festival Impatience. (les 11 et 12/12)

Tristesse et joie dans la vie des girafes : Petite merveille que ce spectacle jeune public mais pas que par Thomas Quillardet à la mise en scène et Tiago Rodrigues à l’écriture, le tout au T2G. (du 14 au 18/12)

Tous des Oiseaux : à la Colline, Wajdi Mouawad reprend son petit (grand) miracle (jusqu’au 30 décembre)

JANVIER

the_scarlet_letter_-_05-12-18_-_simon_gosselin-38
The Scarlet Letter – crédit photo : Simon Gosselin

J’irai (re)voir

Lettres non écrites : David Geselson avait lancé ce projet lors de la première Occupation Bastille. L’année suivante, il avait présenté une première mouture au Théâtre Ouvert. Il entend des gens, vous et moi, qui ont eu envie d’écrire une lettre à quelqu’un sans jamais oser le faire. Il l’écrit pour vous et demande à un acteur ou une actrice de lire/dire la lettre. Au Théâtre de la Bastille. (les 11 et 12/01)

Doreen : Ou plutôt je reverrai ce moment sensible autour du livre d’André Gorz « Lettres à D. », par David Geselson. Au Théâtre de la Bastille. (du 7 au 30/01)

Kanata : Robert Lepage + le Théâtre du Soleil : Un grand moment, sûrement. (du 15/12 au 17/02)

The Scarlet Letter : Il y a plus de trois ans, pour des raisons liées à l’actualité, je n’avais pas vu revoir Angelica Liddell. Elle revient à la Colline avec ce nouveau spectacle. On se prépare déjà mentalement. (du 10 au 26/01)

The Generosity of Dorcas : Jan Fabre au théâtre de la Bastille pour le solo d’un danseur qui se nomme Dorcas et qui est très généreux. (du 16 au 31/01)

On voudrait revivre : Léopoldine HH et Maxime Kerzanet livrent un spectacle autour des chansons de Gérard Manset que je connais très mal. Une bonne raison de se rendre au Théâtre de l’Opprimé. (du 15 au 20/01)

Le Couple Témoin : Une répétition ouverte au public, d’après le film de William Klein. Ça se passe au Théâtre Municipal Berthelot à Montreuil. (du 16 au 18/01)

Cléopâtre in Love : Toujours à Montreuil (au Nouveau Théâtre), Judith Henry est Cléopâtre et elle est amoureuse. Je suis très fort pour résumer les pièces d’après leurs titres. (du 30/01 au 22/02)

J’irai peut-être voir

Zaï Zaï Zaï Zaï : Si jamais je trouve une place… Curieux de voir cette adaptation radiophonique et théâtrale de la bande dessinée très drôle de FabCaro. N’oubliez surtout pas votre carte de fidélité, moi je dis. Au Monfort Théâtre (du 23/01 au 09/02)

Les Idoles : en avant-première à l’Odéon Théâtre de l’Europe avec Marina Foïs et surtout Marlène Saldana que j’adore. Aussi pour Christophe Honoré. (du 11/01 au 01/02)

Arctique : Si j’ai le temps… à l’Odéon Théâtre de l’Europe, même si je n’ai pas vu le volet précédent signé Anne-Cécile Vandalem. (du 18/01 au 10/02)

Retour à Reims : Ostermeier encore et toujours à l’Espace Cardin. (du 11/01 au 16/02)

Convulsions : Une pièce dont on m’a dit le plus grand bien l’été dernier dans le Off d’Avignon, cette fois-ci au Théâtre Ouvert. (du 18/01 au 09/02)

10000 Gestes : Boris Charmatz. Plein de danseurs. À Nanterre Amandiers (les 26 et 27/01)

J’ai déjà vu

An Irish Story : Une jolie petite pièce, personnelle et aussi drôle, par Kelly Rivière au Théâtre Municipal Berthelot de Montreuil. (le 12/01)

Mon Coeur : Pièce inégale, mais nécessaire avec un Nicolas Chupin au top. à Paris Villette. (du 23/01 au 02/02)

Les Grands : de Fanny de Chaillé, de retour à Paris Villette, avec notamment Grégoire Monsaingeon (du 8 au 16/02)

FÉVRIER

_q8a2548
Kafka sur le rivage – © Takahiro Watanabe – HoriPro Inc

J’irai voir

Trans (més enlaà) : déjà à Avignon l’été passé, cette fois-ci au Théâtre de la Bastille. (du 04 au 10/02) (finalement pas vu…)

4 propositions de Benjamin Verdonck : Toujours au Théâtre de la Bastille, une nouvelle découverte. (du 13 au 17/02)

Les Tables Tournantes : Le collectif Le T.O.C. au Théâtre Municipal Berthelot à Montreuil. (du 13 au 16/02)

Kafka sur le rivage : Et si j’allais voir une pièce d’après Murakami que je n’ai jamais lu. Et si j’allais voir du théâtre japonais, que je n’ai jamais vu non plus. A la Colline ! (du 15 au 23/02)

Dark Circus :  J’ai bon espoir d’enfin le voir au Nouveau Théâtre de Montreuil ! (du 9 au 17/02)

J’irai peut-être voir

Fanny et Alexandre : Il n’y a plus de places, au moins en février, mais sait-on jamais… Nouvelle adaptation d’après Bergman, cette fois-ci par Julie Deliquet. A la Comédie Française. (du 09/02 au 16/06)

May B : Maguy Marin. À l’Espace Cardin. (du 27/02 au 12/03)

J’ai déjà vu

Grande : Déjà vu deux fois et furieusement envie de le revoir une troisième fois au Centquatre. (du 19/02 au 02/03)

La Réunification des Deux Corées : Classique, par Joël Pommerat à Nanterre Amandiers (du 07 au 17/02)

Radio Mortimer #17

À part ça, j’ai eu la joie et l’angoisse de participer à Radio Mortimer, dix-septième du nom. C’est une émission (audio) web faite par des passionné.e.s de théâtre comme moi, avec ou sans blog. Et c’est à l’Odéon Théâtre de l’Europe que nous avons eu la chance d’enregistrer ce nouveau numéro (j’allais ajouter quelque chose, mais je ne le ferai pas, je suis le seul à comprendre cela)

Nous avons disserté à propos de « La Locandiera » de Carlo Goldoni sur une mise en scène d’Alain Françon (Comédie Française), « J’ai rencontré Dieu sur Facebook » d’Ahmed Madani (en tournée), « J’abandonne une partie de moi que j’adapte » du Nabla Group sur une mise en scène de Justine Lequette (les 11 et 12 décembre au Théâtre de Gennevilliers), « Joueurs / Mao II / Les Noms » de Don DeLillo adaptés et mis en scène par Julien Gosselin (Ateliers Berthier – Odéon Théâtre de l’Europe) et « La Bible – vaste entreprise de colonisation d’une planète habitable » par Céline Champinot (Théâtre de la Bastille).

Pour ma part, je suis intervenu sur les deux derniers segments (à partir de 32’15) : j’ai bafouillé, hésité, eeeeeeeet…. cherché mes mots et mes idées. Un grand merci à Mélina (Théâtrices) pour ses coups de ciseaux et bien plus encore et évidemment à toute l’équipe de Radio Mortimer présente lors de l’enregistrement pour leur accueil chaleureux : (par ordre alphabétique) : Bénédicte (Nouvelle Claque), Bertrand, Christine (Théâtre Côté Coeur), Hélène, Iris, Thibaut, Suzanne (Mordue de Théâtre), Valérie (R42 Culture Gourmande), Véro (Théâtrelle)

Je ferai mieux la prochaine fois…

Ps : Je n’ai absolument pas été payé pour dire tout cela, j’ai même fait un chèque en sortant de l’enregistrement…

 

Une visite au Théâtre Marigny

/REPORTAGE/

La journée du lundi 22 octobre 2018 devra être marquée d’une craie blanche sur une pierre… Je ne sais plus l’expression. Pour la première fois en quatorze ans de vie parisienne, je suis passé devant l’Élysée et j’ai entraperçu Claire Chazal. Définitivement le plus beau jour de ma vie. Mais pourquoi donc cette concordance des événements, me direz-vous ? Grâce à la visite du Théâtre Marigny !

20181022_172837

Marigny, un théâtre ô combien mythique qui, après de longues années de travaux (le nombre de doigts d’une main) rouvrira ses portes le 14 novembre 2018 avec la première de Peau d’Âne, le chef d’oeuvre de Jacques Demy et Michel Legrand enfin transposé sur scène !

Alors que nous pénétrons dans le saint des saints par la porte de derrière (l’entrée des artistes), notre odorat peut appréhender un certain parfum : la peinture fraîche. Les petites mains ont encore trois petites semaines pour fignoler, « finitionner », dépoussiérer… Les loges sont flambant neuves, le hall d’entrée est spacieux (nous n’avons malheureusement pas visité les toilettes), tout est adapté pour que tous les publics (personnes à mobilité réduite incluses) puissent profiter de l’expérience Marigny chapeautée par Jean-Luc Choplin, l’ancien directeur du Théâtre du Châtelet. Nous pourrons même venir en oubliant pour de vrai notre petite pièce à la maison, puisque les ouvreuses et ouvreurs ne seront pas rémunéré.e.s au pourboire et ainsi nous asseoir confortablement dans les fauteuils de la deuxième catégorie qui ont une très bonne visibilité (cela pourrait ressembler à du publi-reportage, mais pour le coup, c’est vraiment confortable et on y voit très bien de la corbeille en deuxième catégorie).

20181022_180212
(magnifique photo, admirez ce grain…)

Après une brève incursion à la Seine Musicale, Jean-Luc Choplin est arrivé assez tardivement dans cette aventure risquée aux vues du coût des travaux (vingt millions d’euros…) et d’un théâtre privé en pleine mutation (rachat des théâtres par des grands groupes financiers… un Monopoly dédié aux théâtres parisiens prochainement ?). Et force est de constater que la programmation, en grande partie, vaut le coup d’oeil, même si, pour être honnête, je ne pense pas vraiment être le coeur de cible (j’y reviendrai peut-être). Choplin a su imposer certaines de ses exigences : conserver la deuxième salle (anciennement Popesco), changer le parquet de la grande salle pour épargner les articulations des danseur.se.s appelé.e.s à le fouler (liste non exhaustive). Fort de son expérience au Châtelet et de son carnet d’adresses fourni, il a su monter une première saison à grande vitesse (arrivée à Marigny en février 2018, début de saison neuf mois plus tard… symbolique, non ?), avec un premier grand coup, l’adaptation du Peau d’Âne du tandem Demy/Legrand.

Je n’ai pas été biberonné aux films de Jacques Demy (même si je me suis rattrapé depuis) et hormis les comédies musicales américaines telles Chantons sous la pluie et West Side Story, ma connaissance en la matière ne joue pas en ma faveur (The Rocky Horror Picture Show et Hedwig the Angry Inch sont les exceptions). Pourtant de ce que nous avons pu voir des décors et des costumes (photos interdites, désolé…), la transposition sur scène paraît être fidèle à l’original filmique.

Je parlais un peu plus haut des films de Stanley Donen et Robert Wise, c’est au théâtre du Châtelet que j’ai pu voir leurs adaptations scéniques (de haut vol). Et qui dirigeait alors le Théâtre du Châtelet ?

A partir du mois de mars le musical « Guys and dolls » prendra le relais dans la grande salle, en attendant la saison 19/20, sur laquelle Choplin et son équipe travaillent déjà… (points de suspension lourds de sens)

En plus de la prestigieuse grande salle (et inscrite au titre des Monuments Historiques) , le Studio Marigny a également droit à sa programmation, plus variée, entre lecture (Frédéric Mitterrand… je vais passer mon tour…), théâtre (Xavier Durringer à l’écriture (un de mes auteurs fétiches de quand j’avais vingt ans), Dominique Pitoiset à la mise en scène avec « A Love Supreme »), spectacle musical (Le Petit Prince adapté par l’artiste Julien Cottereau avec la musique du duo Jatekok… je suis un peu amoureux d’une des deux pianistes… je suis un coeur d’artichaut…), j’en passe… Vous pouvez consulter le site du théâtre qui vous présentera la saison dans son entièreté mieux que moi.

20181022_180755
Petite salle

Pour conclure, on peut dire que le Théâtre Marigny est de toute beauté, grâce aux travaux menés par Clé Millet International en concertation avec les architectes des Bâtiments de France et les conservateurs, avec la collaboration de Wilmotte et Associés (oui, j’ai copié collé, mais c’est un grand clin d’oeil à une certaine amie architecte…) et que nous allons suivre avec attention la suite des aventures !

Remerciements au Théâtre Marigny, plus particulièrement à Thierry Messonnier (contact presse) qui nous a permis de visiter le théâtre alors que tout n’est pas encore tout à fait prêt, à William Luque-Ortiz (responsable billetterie) pour la visite, sa convivialité et ses anecdotes, à la demoiselle qui nous a confié le dossier de presse, à ma mère et mon père sans qui je ne serai pas là aujourd’hui ainsi qu’à mes camarades blogueurs et twittos (c’est vraiment moche comme mots) Théâtrelle, Yann le Galopin, Titikatiam and last but not least R42 qui a organisé cette folle équipée.

Textes et photos : Axel Ito

Ps : Pour information, le théâtre Marigny appartient à la firme Fimalac qui a notamment dans son escarcelle la Salle Pleyel, le Théâtre de la Madeleine et le Théâtre de la Porte St Martin… Fimalac est une société holding dirigée par Marc Ladreit de la Charrière, dont les activités sont très variées, des finances à Allociné en passant par le casino… là où on joue, pas le supermarché, sans oublier la revue « La Revue des deux mondes »)

Pps : Quand j’étais petit, je n’allais pas au théâtre, mais mon père fumait des cigarettes de marque Marigny. Un signe ?

Si j’avais rencontré… Romane Bohringer

Romane Bohringer…

Nous pourrions parler de votre premier film en tant que réalisatrice, mais je ne l’ai pas encore vu. Je pourrais faire semblant, mais je n’ai jamais su mentir. C’est évidemment un mensonge. Je veux dire, que je ne sais pas mentir. Nous pourrions parler de votre nouvelle pièce, « L’Occupation » d’après Annie Ernaux, mais je ne l’ai pas aimée autant que je l’aurais souhaité. Cela dit, rien n’empêche d’en discuter. De l’écriture simple mais directe d’Annie Ernaux que j’ai découverte il n’y a pas si longtemps et que j’affectionne, de votre présence sur scène… vous êtes là, quoi (j’ai toujours été bon pour étayer mes arguments), bel et bien là, une musique pas trop  envahissante contrairement à la vidéo qui m’a semblé plutôt inutile. Quelque chose m’a manqué pour être complètement emporté.

Il y a quelques jours, je devais vous co-interviewer à Montreuil, au Théâtre Berthelot, pour le Blog de Nestor auquel je contribue modestement. Mais je dus annuler ma présence, la mort dans l’âme. Parce que quelques jours plus tôt, je m’étais rendu à Nanterre pour voir le spectacle de Laetitia Dosch, Hate. Il pleuvait, quatorze ans que je vis à Paris et je n’ai toujours pas acheté de parapluie et… j’ai déjà raconté cette histoire quelque part… Bref… Toux intempestive et surtout extinction de voix. Je me voyais mal arriver au théâtre avec mes germes et mes miasmes, quarante-huit heures avant la première représentation francilienne.

J’avais pourtant préparé ce que je vous aurais demandé, j’avais tout écrit dans mon carnet Moleskine couleur kraft. Oui, j’évolue, il n’est plus noir. Et surtout j’avais retrouvé dans une boîte, chez mes parents, d’anciens tickets…

3723929012

« Roméo et Juliette », par Hans Peter Cloos, avec Denis Lavant et vous dans les rôles titres. Au Théâtre du Gymnase, à Marseille, en 95. C’était ma première fois au théâtre. Je veux dire, la vraie. J’étais en première, en option théâtre, au lycée Michelet (Ce lycée n’existe plus, il sert à autre chose, je ne sais plus quoi, ça change chaque année. D’ailleurs mon collège non plus n’existe plus, il a été détruit et reconstruit ailleurs, je n’ai plus de repères) On était placé à cour, au balcon. Mes camarades et moi étions comme des fous, on était tombé littéralement en amour pour vous. Et quand on a vu qui jouait Roméo, on s’était dit : « Mais pourquoi pas nous ? »

Quelle est la première pensée que vous avez eue quand on vous a proposé le rôle de Juliette ?

 

20181007_184745

« La Ménagerie de Verre », par Irina Brook, au Théâtre de l’Atelier. C’était ma première fois à Paris, dans ma vie d’adulte. Donc ma toute première pièce de théâtre à Paris. C’était un certain 12 septembre 2001, le lendemain de. Honnêtement, je ne me souviens pas plus que ça de la pièce, parce que les circonstances font que… ben… Je suis arrivé la veille, je me suis baladé toute la journée sans trop savoir ce qui se tramait, les téléphones n’étaient pas encore intelligents. En rentrant à l’hôtel, j’avais senti que ça n’allait pas. En allumant la télé de ma chambre, je compris.

Comment on fait pour jouer après un tel événement ?

 

WhatsApp Image 2018-07-28 at 12.12.59

« Les Sept Jours de Simon Labrosse », la pièce de Carole Fréchette, votre seule mise en scène, si je ne m’abuse. C’était en 2002 dans le Off d’Avignon. Au Paris. L’unique fois où je mis les pieds au Paris, théâtre tendance café théâtre / one man show. Je tombai en amour de ce texte, qui m’inspira, que je faillis jouer il y a deux ans…

Pourquoi n’avoir mis en scène qu’une seule pièce ?

 

fantomas2

« Fantômas revient » de Gabor Rassov mis en scène par Pierre Pradinas avec Christophe Minck pour la musique. On parlera de la fidélité au théâtre, voulez-vous ? C’était au printemps 2005 au Théâtre de l’Est Parisien qui s’appelle maintenant le Tarmac qui s’appellera peut-être bientôt Théâtre Ouvert. J’habitais à deux pas du théâtre. D’ailleurs, parfois, quelques années plus tard, je vous croisais dans mon quartier avec…

Quand vous alliez au Country Bar, le patron vous faisait-il également la gueule ou ce n’était qu’avec moi ?

 

un-prive-a-babylone

Le metteur en scène de « Un Privé à Babylone » s’appelle Philippe Rebbot. Ce nom me dit quelque chose… C’est assez flou dans mon esprit… J’ai vu la pièce au Théâtre du Chêne Noir. Off Avignon. Vous étiez déjà toute seule sur scène, c’était en 2010. Richard Brautigan.

Vous reste-t-il des souvenirs de répliques ? Une réplique par pièce ? Parce que, moi, j’oublie assez rapidement mon texte, mais il me reste toujours une phrase. Que je ressers parfois dans la vraie vie, sans avoir l’air.

J’ai donné ma place pour « La Cantatrice Chauve » à ma cousine, l’an passé, parce que j’avais une répétition de théâtre. Enfin je crois… Je ne pouvais pas reporter. J’espère que ce n’était pas pour un rendez-vous Tinder…

Pourriez-vous lire ces quelques phrases de Ionesco, mises en musique par Hugues Le Bars ?

« Et puis, Monsieur, Madame, Mademoiselle… (bis)

Sachez qu’en ce moment, je suis bien fatigué,

J’en ai marre, j’en ai marre, j’en ai marre, j’en ai marre et… Je voudrais bien, me reposer. »

 

 

Merci.

 

(Romane Bohringer est présentement à l’affiche du Théâtre de l’Oeuvre dans « L’Occupation » mise en scène par Pierre Pradinas d’après le roman d’Annie Ernaux et prochainement au cinéma dans « L’Amour Flou », film qu’elle a co-réalisé avec Philippe Rebbot)

 

À quelle sauce… (automne 2018)

Nouvelle saison (18/19) et nouvelles habitudes. Un peu comme les résolutions du Nouvel An, nous essaierons de nous y tenir : je veux ralentir le mouvement. Ça veut dire, accepter de ne pas tout voir, ne pas tout voir, ne pas tout chroniquer. (même si je verrai tout du Théâtre de la Bastille, mon théâtre de prédilection)

Voici donc dans cet article les spectacles que j’irai voir, ceux que j’ai tout de même en vue, ceux que j’ai déjà vus (et que j’ai aimés… donc je ne parlerai du Fils, malgré le changement de distribution ou de Sombre Rivière de Lazare au Rond Point…).

Encore une fois, le théâtre subventionné, comme on dit, aura la part belle, on ne se refait pas, même si je ne suis pas (complètement) sectaire (suivez mon regard vers le Off d’Avignon…). Pour conclure, celle liste est évidemment non exhaustive (je n’ai pas l’oeil sur tout) et sera certainement amenée à être modifiée dans les semaines à venir.

Et c’est parti !

 

SEPTEMBRE

HATE
HATE par Laetitia Dosch (Photo Philippe Quesne et Dorothée Thébert Filliger)

J’irai voir :

  • LE SYNDROME DU BANC DE TOUCHE au Théâtre de Belleville (parce qu’on me                       l’a conseillé… et qu’on m’a invité, je l’avoue) (critique : ici)
  • le festival TRANSFORMES à la Villette (parce qu’il y aura notamment une pièce mise en scène par Thomas Resendes, le traducteur attitré de Tiago Rodrigues et qu’il est bon de soutenir un nouveau festival et comme c’est à côté de chez moi, je peux faire des allers retours très facilement)
  • INFIDÈLES au Théâtre de la Bastille / Festival d’Automne (tg STAN, prise 1) (critique : ici)
  • RADIO VINCI PARK (parce que j’aime aller sur un parking à Nanterre en milieu de semaine voir des motos)
  • LA FÊTE DE L’HUMANITÉ (essentiellement pour Franz Ferdinand et Catherine Ringer mais aussi pour la présentation de 1336, parole de Fralibs… j’en profiterai d’ailleurs pour faire le plein de leurs thés excellents)
  • LOVE ME TENDER aux Bouffes du Nord (parce que Guillaume Vincent)
  • SHOCK CORRIDOR au Nouveau Théâtre de Montreuil (parce que je vais sûrement écrire dessus pour le compte du blog de Nestor)
  • LE PROCÈS à l’Odéon Théâtre de l’Europe / Festival d’Automne (parce que j’ai déjà joué dans une adaptation du roman de Kafka, qui m’avait valu le plus grand trou de texte de toute l’histoire du théâtre amateur)
  • HATE à Nanterre Amandiers / Festival d’Automne (parce que Laetitia Dosch)
  • CHRIS GARNEAU (Point Éphémère) (parce que ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu en concert… dix ans en fait, après Bruxelles et New York… oui, je me la pète, mais y a prescription)
  • L’OCCUPATION au Théâtre Berthelot (Montreuil) (parce que les mots d’Annie Ernaux et surtout la présence de Romane Bohringer)
  • CUISINE ET CONFESSIONS par les 7 Doigts à Bobino (parce que c’est québécois)

J’irai (peut-être) voir :

  • L’ENVOL DES CIGOGNES + LE DERNIER JOUR DU JEÛNE au Théâtre du Soleil (parce que Simon Abkarian et Ariane Ascaride)
  • LES DÉMONS à l’Odéon Théâtre de l’Europe (parce que Nicolas Bouchaud et Valérie Dréville et que je n’ai toujours pas vu de pièce de Sylvain Creuzevault)
  • LE PÈRE à la MC93 Bobigny (parce que Julien Gosselin)
  • SCALA à la Scala (parce que Yoann Bourgeois et la curiosité de découvrir ce nouveau théâtre)
  • LA NUIT DES ROIS à la Comédie Française (parce que Shakespeare et Ostermeier)
  • LA REPRISE à Nanterre Amandiers (parce que Milo Rau et toutes les bonnes choses que j’ai entendues pendant le Festival d’Avignon)
  • CALLISTO ET ARCAS aux Bouffes du Nord (parce que Guillaume Vincent deux fois)
  • CONSTRUIRE UN FEU à la Comédie Française (parce que Marc Lainé)
  • CONVERSATION EL KHATIB / CAVALIER à Nanterre Amandiers (parce que curieux de ce que peuvent se dire ces deux artistes)
  • RICHARD BOHRINGER au Théâtre de l’Oeuvre (parce que je ne l’ai jamais vu en vrai)

J’ai déjà vu (et je recommande) :

 

OCTOBRE

8-at1
Atelier par TG STAN / DE KOE / MAARSCHAPPIJ DISCORDIA (© Jorn Heijdenrijk)

J’irai voir :

  • ATELIER au Théâtre de la Bastille / Festival d’Automne (tg STAN, prise deux)
  • EVOL au Théâtre de la Bastille (parce que je suis obligé de le voir, car je suis passé en deuxième année d’infiltration, comprend qui pourra)
  • QUASI NIENTE au Théâtre de la Bastille / Festival d’Automne (parce que j’ai la carte illimitée)
  • OVNI(S) au Théâtre Ouvert (malgré les mauvais retours de cet été au Festival d’Avignon, parce que Grégoire Monsaingeon et les auteurs du Nouveau Ciné-Club)
  • WESTERN au Nouveau Théâtre de Montreuil (parce que Mathieu Bauer)
  • KING KONG THEORIE au Théâtre de l’Atelier (parce que j’adore cet essai de Virginie Despentes et que j’apprécie (et voudrais remercier pour un certain conseil) Marie Denarnaud)
  • LA CHAMBRE DÉSACCORDÉE à l’Espace Cardin (parce que Marc Lainé et Léopoldine Hummel aka Léopoldine H.H.)
  • COMPLETE WORKS à l’Espace Cardin (parce que Shakespeare et Forced Entertainment)
  • LA GUERRE DES SALAMANDRES à la Maison des Métallos (parce qu’on m’en a dit du bien)
  • FLÉAU au Tarmac (parce que Dave St Pierre)

J’irai (peut-être) voir :

  • GEORGE DANDIN à la MC93 Bobigny (parce que les acteurs du CDN de Vire)
  • LA PLAZA au Centre Pompidou (parce que je suis curieux)
  • FRANCIS SAUVE LE MONDE au Centre Wallonie-Bruxelles (parce que c’était une série de bandes dessinées hilarantes avec un blaireau au départ et je ne sais absolument pas ce que ça va donner)
  • MONSIEUR FRAIZE à l’Européen (parce qu’il crève l’écran)

J’ai déjà vu :

 

NOVEMBRE

1138414-joueurs-mao-ii-les-noms
Joueurs / Mao II / Les Noms par Julien Gosselin (Photo : Christophe Raynaud de Lage. Hans Lucas)

J’irai voir :

J’irai (peut-être) voir :

  • LOVE aux Ateliers Berthier (parce qu’il n’y a pas tant que ça de metteurs en scène britanniques qui passent la Manche)
  • 4.48 PSYCHOSE au Théâtre Paris Villette (parce que Sarah Kane et Sophie Cadieux)
  • FURIA à Chaillot (parce que Lia Rodrigues)
  • SOEURS aux Bouffes du Nord (parce que Marina Hands, même si Pascal Rambert ne me convainc pas tout le temps)
  • L’AVALÉE DES AVALÉS aux Déchargeurs (parce qu’un texte québécois que j’ai raté cet été au Petit Louvre à Avignon)
  • LA VOIX HUMAINE à l’Espace Cardin (parce que Ivo)
  • THE OTHER VOICE à l’Espace Cardin (parce que Van Hove)

J’ai déjà vu :

 

À suivre…

On fait le bilan (Avignon Off 2018)

8 jours de festival, 24 spectacles vus dans 17 théâtres différents, 1 concert, 2 spectacles avec de la musique en vrai, 9 seul.e en scène ou one wo.man show, des zizis et des tétés dans 3 spectacles seulement. Le hasard fait que parmi les 24 spectacles vus, 13 ont été mis en scène par des femmes…

HA-D750-012144-nef_FullHD-copyright

Grande satisfaction : J’abandonne une partie de moi que j’adapte (j’ai mis le temps à mémoriser ce titre et on aura l’occasion de (re)voir ce spectacle prochainement en Belgique et en France.

Grandes surprises : Batman contre Robespierre / Ode Maritime

Hors série : le concert de Léopoldine HH

 

Photo Leopoldine HH 3

 

Je ne parlerai pas des déceptions, même si je pourrais m’étendre sur un certain spectacle, qui semble avoir reçu l’unanimité de mes camarades blogueurs. J’espère malgré tout qu’il pourra être repris à Paris et dans le reste de la France pour se confronter à un public plus large.

Il m’est difficile de faire un vrai bilan du OFF, n’ayant vu que 2% des spectacles proposés. Je ne peux que m’étonner de ce nombre très commenté de 1536 spectacles dans le Off. Les différents articles des « Bruit du Off », « Zibeline » et autres journaux régionaux et nationaux y sont revenus en long et en large. Cette année, j’ai donc pu profiter de ma position de « blogueur accrédité » pour observer ce grand cirque. Qu’arrive-t-il aux spectacles, qui ne jouent pas dans les théâtres qui ont la carte ou le vent en poupe, qui n’ont pas d’attaché.e.s de presse efficaces ou qui n’ont pas de relais sur les réseaux sociaux ? J’ai reçu de nombreuses invitations pour assister à des représentations et deux ont retenu mon attention, dans lesquelles j’ai pu lire ceci :

« Ma dernière création « *** », n’a pas encore eu la chance d’être couverte par la presse avignonaise, ni par aucun blog. »

et

« Je sais que vous devez être inondé de demandes, cependant permettez-moi d’attirer votre attention sur mon spectacle « *** » j’aurais aimé que quelqu’un vienne pour avoir une chance d’être peut être parmi vos coups de cœur, qui sait ???? On ne decouvre un artiste qu’en le voyant sur scène… »

Tout ça m’interroge. Pourquoi vais-je voir telle ou telle pièce ? Faisons le récapitulatif  :

Sur les 24 pièces vues : 3 pour le « entendu à la radio » (Constance / Pablo Mira / Roukiata Ouedraogo), 1 pour le buzz Twitter (Un garçon d’Italie), 7 pour les conseils d’amis (J’abandonne une partie de moi que j’adapte / La Violence des riches / Pas pleurer / Trouble(s) / J’ai appelé mes frères / Ode Maritime / Si Richard Si), 7 parce que j’avais déjà vu des pièces des artistes (Lodka / Les Travaux avancent à grands pas / Le Maître et Marguerite / Speed Leving / Polaroïds / La Bataille d’Eskandar / Belle fille), 1 parce que j’aime ses chansons (Léopoldine HH), 2 parce que j’ai écrit un article sur l’opération « Montreuil en Avignon » pour Le Blog de Nestor (Batman contre Robespierre / An Irish Story), 1 parce que copinage (Petite Chimère), 1 pour découvrir un auteur (Love & Money), 1 parce que je ne sais pas, je l’ai senti comme ça (Cent mètres papillon)

En conclusion, il n’y a qu’un seul vrai saut dans l’inconnu (même si le fait que 100m Papillon soit programmé à la Manufacture a aidé)

À part ça… Les (presque) petits nouveaux Le 11 Gilgamesh Belleville (malgré ses problèmes de sécurité) et le théâtre du Train Bleu ont présenté une programmation de qualité, le théâtre des Doms et ses artistes belges s’imposent comme un incontournable. Il est intéressant de constater que la Manufacture et les Doms n’hésitent pas à proposer un abonnement 3 spectacles qui court-circuite la fameuse Carte Off (le tarif est même inférieur à celui proposé avec la carte Off).

Je remercie les lecteurs, les attaché.e.s de presse, les théâtres (mais pas un certain haut lieu du Off qui n’a pas daigné répondre à mes sollicitations « Non, on ne s’en occupe pas sur place, vous appelez la personne responsable… Allô ? Pouvez-vous m’écrire ? » Je conçois que je ne suis pas grand chose ici bas, il n’empêche que je ne peux qu’être déçu par ce théâtre dont j’ai toujours salué la programmation, surtout quand deux des pièces que j’ai chroniquées par ici jouaient devant une salle à moitié remplie (restons positifs)), le Festival Off, les artistes et les compagnies qui ont relayé certaines de mes chroniques sur les réseaux sociaux, les blogueurs…

Et je remercie plus particulièrement Ludovic grâce à qui j’ai pu dormir intra muros durant ma première semaine et ça change la vie et Laurent l’ami marseillais pour notre 9e festival d’affilée ensemble.

Je ne sais pas encore si l’année prochaine je reviendrai, parce que la vie, tout ça… Mais ce fut une sacrée expérience.

 

Ps : J’avais commencé à écrire mes chroniques avignonnaises, à réfléchir sur des capsules audios et/ou vidéos. Or le temps n’est pas extensible, ma fatigabilité a été mise à rude épreuve cette année et je n’en ferai pas plus, parce que je veux me reposer et surtout écrire autre chose d’ici mon périple à Bussang le mois prochain…

Une (mini) sélection OFF AVIGNON 18 très subjective et désordonnée…

Si j’ai bien lu, 1538 spectacles seront programmés cette année dans un Off d’Avignon, qui enfle, qui enfle chaque année… 1538. Quand on y pense, si on voit 5 spectacles par jour, uniquement dans le Off, entre les 6 et 29 juillet inclus, on ne verra que 7,80% des spectacles proposés. Encore une fois cette année, je ferai confiance, comme bon nombre de fidèles festivaliers, en la programmation de certains théâtres qui ont toujours fait preuve d’audace, d’innovation, de curiosité et d’une certaine qualité, je pense à La Manufacture (qui s’enrichit de deux nouvelles salles), au Théâtre des Halles (un des théâtres permanents d’Avignon, dirigé par Alain Timar), au 11 Gilgamesh Belleville (dont la bonne réputation s’est propagée comme une traînée de poudre), pour ne citer que ces trois-là. D’autres pépites seront proablement disséminées ailleurs, je pense à la Parenthèse, au théâtre Artéphile, aux Doms

Pour ma part, je serai présent en Avignon pendant « seulement » 8 jours, à raison de 4 spectacles par jour, ce qui fait tout de même une belle moyenne, laissant aussi la place à la découverte, au bouche à oreille et au repos (si si)… et aussi à l’écriture, puisque j’ai la chance de bénéficier cette année d’une accréditation blog/presse, m’obligeant à écrire quasi instantanément sur les spectacles vus (chose que je fais déjà à Paris, avec plus ou moins de bonheur, mais là, ça sera 4 spectacles par jour, ça risque d’être un brin sportif).

Je vous présente donc ma petite sélection tout à fait subjective et désordonnée, à partir de mes recherches sur les différents sites des théâtres (puisque le site du Off n’a toujours pas mis en ligne son catalogue, à l’heure où est publié cet article) : 

 

1/ J’ABANDONNE UNE PARTIE DE MOI QUE J’ADAPTE par le Group Nabla au Théâtre des Doms (du 6 au 26 juillet 2018 à 19h30 (relâche les 11 et 18) – durée : 1h10)

e54e65e61b
Crédit photo : Hubert Amiel

Parce que ma très grande amie belge l’a vu fin 2017 au Théâtre National Wallonie Bruxelles et qu’elle m’en dit le plus grand bien (ou l’argument ultime). Pour information, la pièce a été sélectionné pour le prochain festival Impatience qui célèbre le théâtre émergent (au CentQuatre et au T2G).

 

2/ VOICI MON COEUR C’EST UN BON COEUR de et avec Anne Alvaro, Nicolas Daussy, Thierry Thieû Niang à la Belle Scène Saint-Denis / La Parenthèse (du 9 au 20 juillet 2018 à 19h (relâche le 15) – durée : 1h)

(photo by Pascal Victor/ArtComPress)
Crédit photo : Pascal Victor

Parce que, hormis le plaisir de voir Anne Alvaro et d’entendre sa voix, un soir d’avril, au sortir de la pièce Club 27, de triste mémoire, au TGP Saint-Denis, une amie et moi avions rencontré une spectatrice sur le quai du RER, qui sortait de ce spectacle et nous avait vraiment donné envie d’entendre ces textes d’autrices amérindiennes.

 

3/ PETITE CHIMÈRE de la Compagnie Les Voyageurs Immobiles à Présence Pasteur (du 6 au 29 juillet 2018 à 10h40 pour les 0-3 ans et à 11h45 pour les 3-6 ans (relâche les 9, 16 et 23) – durée : ?

Parce que la créatrice de ce spectacle, Magali Frumin, m’a mis en scène à la fac dans « La demande d’emploi » de Michel Vinaver et que j’avais déjà vu et apprécié « Le bruit des couleurs », autre spectacle jeune public qu’elle avait créé.

 

4/ LE MAÎTRE ET MARGUERITE par Igor Mendjisky au 11 Gilgamesh Belleville (du 6 au 27 juillet 2018 à 19h40 (relâche les 11 et 18) – durée : 1h50

183563-weblena
Crédit photo : Léna Roche

Parce que j’ai vu deux spectacles de la compagnie des Sans Cou (« Notre Crâne » et « J’ai couru comme dans un rêve ») et que je suis bien curieux de voir ce nouveau spectacle, déjà présenté au théâtre de la Tempête à Paris.

 

5/ POLAROÏDS par la Compagnie Lalasonge au Théâtre du Train Bleu (du 6 au 29 juillet 2018 à 15h50 (relâche les 9, 16 et 23) – durée : 1h20)

24_18

Parce que j’ai vu l’unique actrice de ce spectacle, Claire Marx, dernièrement dans les Manigances de Johanne Debat au théâtre de l’Opprimé et que ça m’a donné envie de la suivre.

 

6/ J’APPELLE MES FRÈRES par la Compagnie du Rouhault à la Manufacture (du 6 au 26 juillet 2018 à 15h55 (relâche les 12 et 19) – durée : 2h)

spectacle-jappelle-mes-freres-la-manufacture
Crédit photo : Compagnie du Rouhault

Parce qu’une amie me l’a conseillé et je crois bien que j’ai fait un réveillon avec la metteure en scène, mais je n’en suis pas certain.

 

7/ SPEED LEVING (Hanokh Levin – Laurent Brethome) à la Manufacture (du 17 au 26 juillet 2018 à 19h50 (relâche le 19) – durée : 1h45)

spectacle-speed-leving-la-manufacture
Compagnie le Menteur Volontaire

Parce que les élèves de l’ensemble 25 de l’ERACM que j’ai suivi sur au moins trois spectacles (encore grâce à l’ami marseillais…).

 

8/ LÉOPOLDINE HH à l’Arrache-Coeur (du 6 au 29 juillet 2018 (relâche les 11, 12, 18 et 25) à 15h – durée : 1h)

Parce que je suis tombé par hasard sur un de ses clips et que cette chanson m’a obsédé assez longtemps…

 

9/ SI RICHARD SI par Florence Fauquet et Chloé Lasne au Théâtre des Béliers (du 6 au 29 juillet 2018 à 10h50 (relâche les 9, 16 et 23 / séances supplémentaires : les 15 et 22 à 19h) – durée : 1h15)

Si-Richard-Si-56
Si Richard si

Parce que l’ami marseillais l’a vu l’an passé et me l’a conseillé. Et que je ne peux résister à une histoire autour de Richard III (même si je n’ai pas aimé celle de Thomas Jolly… c’était ma confession)

 

10/ UNE LÉGÈRE BLESSURE au Théâtre des Halles (du 6 au 29 juillet 2018 à 19h30 (relâche les 9, 16 et 23) – durée : 1h)

Parce que le texte de Laurent Mauvignier, parce que Johanna Nizard.

 

11/ LA VIOLENCE DES RICHES au Théâtre des Carmes  (du 6 au 23 juillet 2018 à 11h25 (relâche les jeudis) – durée 1h10)

Parce que ça parle de violence sociale et que… ben… on est en plein dedans.

 

12/ UN GARÇON D’ITALIE (Philippe Claudel / Mathieu Touzé) au Théâtre Transversal  à 10h35

20160905_135647-640x350

Parce que j’en entends parler depuis longtemps grâce aux réseaux sociaux et que je suis curieux… (et si Arnaud Laporte en dit aussi du bien…)

 

13/ LODKA au Chêne Noir  (du 6 au 29 juillet 2018 à 10h (relâche les 9, 16 et 23) – durée : 1h20)

lodka-theatre-du-chene-noir-2-1024x724-800x800

Parce que Semianyki.

 

14/ 100 M PAPILLON par le Collectif Colette à la Manufacture (du 6 au 26 juillet 2018 à 16h25 (relâche les 12 et 19) – durée 1h05)

maxime-taffanel-cent-metres-papillon
Crédit photo : Collectif Colette

Parce qu’avant on disait « je peux pas, j’ai piscine »… Ce n’est absolument pas un argument, mais comme aujourd’hui « je peux pas, j’ai théâtre » l’a remplacé…

 

15/ LETZLOVE de Pierre Maillet à la Manufacture dans le cadre des Night Shot (du 21 au 26 juillet 2018 à 23h – durée : 1h10)

PORTRAIT FOUCAULT
Pierre Maillet

Parce que Michel Foucault.

 

16/ BELLE FILLE au Petit Louvre  (du 6 au 29 juillet 2018 à 20h25 (relâche les 11, 18 et 25) – durée 1h10

page-35-visuel-Belle-Fille-765x510

Parce que Maud Wyler.

 

17/ LES TRAVAUX AVANCENT À GRANDS PAS, un projet collectif L’Amicale au 11 Gilgamesh Belleville (du 6 au 27 juillet à 15h (relâche les 11, 18 et 25) – durée 1h10)

183563-ipknoted_arm_digger_affiche_02-1

Parce que chaque jour sera différent et que j’espère bien tomber sur le projet d’Antoine Defoort voire celui d’une certaine Ina Mihalache…

 

18/ LA PEAU D’ÉLISA de Carole Fréchette au Théâtre des Halles (du 6 au 29 juillet 2018 (relâche les 9, 16 et 23) à 17h – durée : 1h10)

Parce que l’écriture de Carole Fréchette ne me quittera pas de sitôt…

 

19/ CONSTANCE « Pot Pourri » au Ciné Vox (du 7 au 29 juillet 2018 à 14h – durée : 1h10)

Pot-Pourri_Affiche_610-HD

Parce qu’il me manquait un spectacle d’humour, entendre un one-wo.man show. Parce que Constance me fait rire, que je l’ai déjà vue sur scène et qu’elle est une des rares humoristes qui ne m’a pas fait dire : « 1h c’est trop long… »

 

20/ AN IRISH STORY au Théâtre Artephile

21/ LOVE & MONEY au 11 Gilgamesh Belleville

******

Avant de partir… je voudrais ajouter que de nombreux théâtres (tous les théâtres ?) font relâche ici ou là mais ne ferment pas pour autant leurs portes et proposent, en lieu et place des spectacles, moults événements dont des lectures, notamment celle (musicale) du roman de Maryam Madjidi « Marx et la Poupée » en français et en langue des signes par la Compagnie Les Petits Plaisirs le 9 juillet à 23h à la Factory (nouveau nom du théâtre de l’Oulle) !

Photo20420Melp_preview.jpeg

 

À suivre…

Un an

Je ne sais pas vraiment quand ni où tout a commencé exactement. Tout ce que je sais, c’est que c’est au mois de juin que le blog est devenu visible. Jusqu’à alors, j’écrivais  pour moi sur mes souvenirs de spectateur de la saison 16/17 en cours, je profitais de ma semi année sabbatique, entre Paris, Lisbonne, Marseille et un ferry naviguant entre Hirsthals (Danemark) et Seydisfjordur (Islande) en passant par Torshavn (Îles Féroé) pour me faire la main, tout restait sous contrôle, et surtout secret.

Ce qui est drôle, c’est que je commençais à prendre véritablement du plaisir et à trouver mon ton quand ce blog fut rendu public et surtout quand j’écrivis quasi instantanément après les spectacles, pendant le dernier Festival d’Avignon.

 

Pourquoi ce blog ?

Au départ, les spectacles n’étaient qu’un prétexte pour écrire sur ce qui trottait dedans ma tête : de l’auto-fiction, des chroniques, des histoires toutes bêtes, tout en en profitant pour me faire un pense-bête de tout ce que j’avais vu et donner un certain éclairage sur les spectacles. Puis je me pris au jeu de la « critique », pour le meilleur et surtout pour le pire.

Parce que je voulais me prouver que je pouvais tenir la distance. C’était un défi, oui : écrire sur tout ce que je voyais. Si j’avais pu, j’aurais écrit sur les films, les livres… cela dit, je chronique également les concerts. Parce que depuis deux ans, ma vie prend certains tournants, des envies surgissent… Pour le coup, ça devient trop personnel. Disons que certaines rencontres m’ont fait comprendre pas mal de choses (la première sur des planches de ski, la deuxième lors d’une certaine occupation d’un théâtre et d’autres encore par la suite… je me construis grâce à ça, aux gens, à vous)…

 

Et donc ?

Et donc… un an après… j’ai écrit quelques 135 chroniques (nombre très approximatif) (la partie critique et la partie fictionnelle, deux fois plus de travail, plus ou moins) depuis que mon premier lecteur (et un des plus fidèles, il se reconnaîtra, puisqu’il en eut la primeur) posa ses yeux sur mes textes, pour pratiquement autant de spectacles vus. Je suis heureux d’avoir tenu la distance, même si… la fin d’année est rude à plein d’égards. Parce qu’en septembre, j’ai repris une vie professionnelle à plein temps. Pour la blague,  pour expliquer cette boulimie, je disais que je n’avais aucune vie sociale ni amoureuse. Au fil de l’année, la pratique théâtrale prit progressivement beaucoup de place, entre le projet des Infilitré.e.s au théâtre de la Bastille, un projet d’écriture qui m’est cher et qui devrait aboutir à un seul en scène en 18/19. Sans parler de… Bref… Voilà…

Pour la blague, je disais aussi que je faisais ce blog pour obtenir l’accréditation au Festival Off d’Avignon… que j’ai obtenue. Je ne sais absolument pas ce que ça va changer, mais c’est une sacrée preuve que rien n’est vain. Depuis janvier, je commence à recevoir certaines invitations. J’éprouve encore des difficultés à dire non, à écrire les chroniques quand je dis oui. J’apprends. C’est bien d’encore apprendre.

Grâce au blog, j’écris aussi pour un autre blog : Le Blog de Nestor, qui parle de l’actualité de Montreuil. Ça aussi j’aime bien. Un autre exercice. Qui m’a permis également de mener mes premières interviews.

Grâce au blog et aux réseaux sociaux, je rencontre aussi des vrais gens. Même si je reste très discret et n’ose pas aller voir les gens (et je peux comprendre que ça peut en vexer certains), ça me plait. De lire les gens, de voir ce petit monde évoluer.

 

Et après ?

Ça va continuer, mais autrement. Je suis en grande discussion avec moi-même pour passer à la pastille vidéo, de temps à autre. Ou au moins audio. Ce que je sais, c’est que je chroniquerai moins. Parce que j’ai une vie, mine de rien et que je veux développer d’autres projets. Y aura tout de même Avignon 2018, la nouvelle saison 18/19, des incursions ailleurs (au Théâtre du Peuple à Bussang cet été, au festival Actoral à Marseille en septembre…)

En fait, j’ai toujours aimé écrire les bilans. Je voudrais donc remercier Laurent et Cyril qui ont bien voulu (parfois contraints et forcés) chroniquer à deux reprises pour mon blog et surtout pour leur fidélité et leurs mots. Y a les autres aussi que je ne citerai pas de peur d’en oublier un.e (en France, en Belgique, en Angleterre…), les gens inconnus de moi, les gens connus de moi qui se cachent…

Bref, « (Ceci n’est) pas une critique » continue, encore et encore, c’est que le début, d’accord, d’accord.

Pour citer une de mes camarades des Infilitré.e.s :

 

 » Tu fais quoi ce soir ?

Je vais au théâtre.

Et demain ?

Je vais au théâtre !

Et après demain ?

Au théâtre !

Et si c’est complet ?

Je tente la liste d’attente ! »

La Première Fois (in Les Infilitré.e.s au Théâtre de la Bastille)

La première fois de toute ma vie où je suis allé au théâtre… En fait, je crois que j’ai d’abord fait du théâtre avant d’en voir.

J’étais en cinquième, au collège Darius Milhaud à Marseille et avec le club théâtre, on avait monté la pièce « L’Oiseau Bleu » de Maurice Maeterlinck. Et je jouais deux rôles : l’Enfant Bleu Amoureux et le Pain. Pour m’imprégner du rôle du Pain, j’avais planqué des tranches de pain de mie dans mon costume qui finissaient tout imprégnées de ma sueur. Parce que je transpire beaucoup. J’ai toujours beaucoup sué…

« Eh bien, comment me trouvez-vous ? »

C’était ma première réplique.

Mon personnage d’enfant bleu amoureux était amoureux d’une autre enfant bleue. Pour m’imprégner du rôle, je suis vraiment tombé amoureux de cette autre enfant bleue. Elle s’appelait Marie-Laure Cassard. Mais ça n’a jamais vraiment fonctionné parce que Marie-Laure Cassard n’aimait pas quand je transpirais…

« Je t’aimerai toujours ! »

C’était ma dernière réplique.

La première fois où je suis vraiment allé au théâtre, c’était l’année suivante. J’étais en quatrième et notre prof d’anglais, Madame Klotz, nous avait emmenés au Théâtre du Moulin voir une adaptation de « La Ferme des Animaux » de George Orwell. C’était en anglais. Et je n’ai absolument rien compris. Parce que l’anglais, c’était ma LV2, pas ma LV1. Normalement, j’aurais dû aller au collège des Caillols. Mais comme ça craignait un peu, ma mère m’a fait prendre Allemand LV1, grâce à quoi j’ai pu avoir la dérogation pour aller au collège Darius Milhaud.

En CM2, j’étais amoureux de Florence Herman. Elle, elle a pris anglais LV1 et est allée au collège des Caillols.

« Je t’aimerai toujours. »

C’est ce que je lui ai dit la dernière fois que je l’ai vue. Parce que je ne l’ai plus jamais revue.

Tout ça à cause de ma mère…

 

(Ceci était le texte que j’ai écrit et joué pour le spectacle des Infilitré.e.s au Théâtre de la Bastille, les vendredi 25 et samedi 26 mai 2018. Un grand merci à Marc Woog pour son oeil critique mais bienveillant. Évidemment, il manque le son et l’image… Tant pis pour vous, vous auriez dû venir, même si le spectacle a affiché complet pour les deux représentations…)

 

33468466_10160369641785641_5877542940758245376_o

 

À quelle sauce (printemps-été 18)

Parce que j’ai encore dix jours avant de voir mon prochain spectacle et que je m’ennuie, donc je dégaine avec un peu d’avance mon programme pour ces quatre prochains mois.

 

MARS

8-bovaune
Crédits photos : Théâtre de la Bastille
  • Claude de et par Gauthier Ployette (Théâtre À la croisée des chemins) : Premier spectacle du mois, premier saut dans l’inconnu… (tous les mercredis et jeudis, du 7 mars au 5 avril 18)
  • Bovary (Théâtre de la Bastille) : Tiago Rodrigues est de retour avec la reprise de Bovary (mais sans le grand Jacques Bonnaffé) avant un feu d’artifice en 18/19 ? (Sa façon de mourir avec le tg STAN + Sopro ?) (du 1e au 28 mars 18)
  • NTM (Accorhôtels Bercy) : Ce soir, on vous met… Ce soir on vous met la fièvre… pendant des heures… (du 8 au 10 mars 2018)
  • Hunter – Le chant nocturne des chiens (Théâtre de Chaillot) : Marc Lainé n’est jamais aussi bon que quand il écrit lui-même ses spectacles. (du 7 au 16 mars 18)
  • Cubix par Mathieu Enderlin (Le Mouffetard) : Découverte d’un spectacle jeune public. (du 14 au 25 mars 18)
  • Ithaque (Ateliers Berthier) : Christiane Jatahy est de retour avec les comédiennes de sa version des Trois Soeurs et rien que ça… (du 16 mars au 21 avril 18)
  • The Prisoner (Bouffes du Nord) : Peter Brook est de retour… Un beau moment de simplicité et de poésie en perspective. (du 6 au 24 mars 18)
  • The Great Tamer (Grande Halle de la Villette) : Après sa présentation au dernier Festival d’Avignon, je me suis laissé convaincre par la vidéo de Ronan sur ses attentes pour 2018. (du 20 au 23 mars 18)
  • 21 Pornographies par Mette Ingvartsen (Centre Pompidou) : Non non… rien… (du 22 au 24 mars 18)
  • M comme Méliès (Théâtre de Chaillot) : Di Fonzo Bo / Vigier dans un spectacle alliant théâtre, cinéma et magie. On fait confiance. (du 22 au 29 mars 18)
  • Notre innocence (anciennement Victoires) (La Colline) : Curieux de voir cette nouvelle création de Wajdi Mouawad, quelques mois seulement après le très beau « Tous des oiseaux ». (du 14 mars au 11 avril 18)
  • Les Émigrants – The Ghostchasers (en 2 parties) (Théâtre de la Bastille) : Je ne sais pas quoi dire. (du 20 au 31 mars 18)
  • By Heart (Les Tanneurs, Bruxelles) : Troisième fois que je verrai ce moment mené par Tiago Rodrigues. Oserai-je apprendre avec neuf autres personnes le fameux sonnet de Shakespeare ? (du 28 au 30 mars 18)

AVRIL

theencounter_robbie-jack
Crédits photos : Robbie Jack
  • For Claude Shannon (du 3 au 6 avril 18) + This Duet that we’ve already done (so many times) (du 4 au 8 avril 18) + Radical Light (du 9 au 15 avril 18) + A Kind of Fierce (du 12 au 15 avril 18) (Théâtre de la Bastille) : Découvertes également de toutes ces pièces de danse avec tout de même l’envie de revoir Frédérick Gravel.
  • The Encounter (Odéon Théâtre de l’Europe) : Spectacle immersif par Simon McBurney (du 29 mars au 8 avril 18)
  • La Mécanique du Coeur d’après le roman de Mathias Malzieu (À la Folie Théâtre) : Pour être honnête, je fus un grand fan de Dionysos mais beaucoup moins des romans de Mathias Malzieu. Curieux de voir ce qui en a été fait pour le théâtre, même sans la musique du groupe. (les jeudis, samedis et dimanches, du 12 avril au 25 juin 18)
  • Les 7 jours de Simon Labrosse (Théâtre de Ménilmontant) : Je ne ferai aucun commentaire car cette pièce reste pour moi… Non, je ne dirai rien. (tous les mardis jusqu’au 29 mai 18)

MAI

13417405_10153505065996039_3609239219112016693_n-720x400
Olafur Arnalds
  • Au bois (Colline) : Revoir enfin Emilie Incerti Formentini sur scène après Rendez-vous Gare de l’Est de Guillaume Vincent (du 3 au 19 mai 18)
  • Mona (CentQuatre) : Ceci n’est pas un concert ni une pièce, mais Emily Loizeau. (les 2 et 3 mai 18) -> J’avais noté Mona, mais d’après le site internet du 104, ça serait un concert hommage à Lou Reed, à suivre…
  • Olafur Arnalds (Trianon) : Quelque chose de l’Islande dans ma tête, sûrement. (le 15 mai 18)
  • Gaz Coombes (Maroquinerie) : La satisfaction du concert hommage des Beatles l’autombe dernier, que je vois enfin tout seul, à défaut de l’avoir vu avec Supergrass. (le 29 mai 18)
  • Quelque chose se prépare au Théâtre de la Bastille auquel je participerai… les 25 et 26 mai 18… dans la salle du haut… Les Infiltré.e.s
  • Et toujours au théâtre de la Bastille, le collectif L’Avantage du doute prend la suite de Tiago Rodrigues pour occuper Bastille et ça sera forcément différent : Occupation Bastille 2 (du 23 mai au 16 juin 18)
  • Voilà ce que jamais je ne te dirai + Je suis un pays (La Colline) : C’est Macaigne et j’ai un peu peur de ce qu’il va nous demander de faire, surtout pour le 1e spectacle. (du 31 mai au 14 juin 18)

 

JUIN/JUILLET

zah-nefes-cgirls-and-boy-happy_620
Crédits photo : Tanztheater Wuppertal
  • Tragédies romaines (Théâtre de Chaillot) : IVO VAN HOVE… voilà, c’est tout. (du 29 juin au 5 juillet 18)
  • Nefes (Théâtre des Champs Elysées) : PINA BAUSCH… voilà c’est tout. (du 2 au 12 juillet 18)

Encore une fois, il s’agit ici d’une liste qui risque de s’allonger ou de se modifier dans les prochaines semaines, au gré des invitations, conseils et autres rencontres.

 

J’AI DÉJÀ VU, C’EST BIEN MAIS JE N’Y RETOURNE PAS PARCE QUE JE N’AI PLUS DE SOUS ET QUE J’ESSAIE D’AVOIR UNE VIE SOCIALE…

  • Nicolas Bouchaud au Théâtre du Rond Point avec La loi du marcheur (du 7 au 18 mars 18), Un métier idéal (du 20 au 31 mars 18) et Le méridien (du 4 au 14 avril 18), avec une préférence pour le premier et les mots de Serge Daney.
  • La reprise, toujours au Rond Point des Bijoux de Pacotille par Céline Milliat Baumgartner et Pauline Bureau (du 6 au 31 mars 18)
  • La reprise encore au Rond Point du spectacle de Mathieu Madenian (du 24 au 26 mai 18)
  • La reprise de la Conférence de Choses par François Grémaud et Pierre Mifsud au Nouveau Théâtre de Montreuil (du 20 au 24 juin 18)
  • Jusque dans vos bras des Chiens de Navarre à la MC 93 Bobigny (du 24 au 29 avril 18)
  • La nuit je suis Robert de Niro de Guillaume Barbot, mise en scène par Elsa Granat (dont on devrait entendre parler la saison prochaine…) à la Loge (du 12 au 15 juin 18)
  • F(l)ammes à la Commune (du 9 au 11 avril 18)
  • Une Chambre en Inde au Théâtre du Soleil (même si je n’avais pas été complètement convaincu). (du 24 février au 29 avril 18)

(court) BILAN HIVER 2018

42 spectacles vus du 1e décembre 2017 au 19 février 2018, 35 chroniques écrites (une seule chronique pour les deux volets d’Adieu Ferdinand de Philippe Caubère et pour le diptyque Iliade Odyssée, aucune chronique pour des spectacles déjà vus et chroniqués : le concert des No Man’s Louise au Nez Rouge et au Jam à Marseille, Bacchantes de Marlene Monteiro Freitas, Gala de Jérôme Bel, pas de chronique non plus concernant une Pastorale dans le village familial pour des raisons de proximité, mais deux articles « hors série » avec mon bilan 2017 et la soirée Gladparty). Je n’ai raté aucun spectacle de mon programme, mis à part celui de Phia Menard, mais c’était pour la bonne cause et surtout pour Londres.

Dans les coups de coeur, je mentionnerai la confirmation Marlene Monteiro Freitas et son Jaguar à Bastille, la claque Lia Rodrigues et son Pindorama à Chaillot et la découverte des Petites Reines de Justine Heynemann (que des femmes, dites donc et encore je n’ai pas cité Emma Dante !)

Les chroniques les plus lues : Mélancolies, Saïgon et Adieu Ferdinand ! (sans compter celle de la Gladparty)

 

A bientôt en mai pour un billet spécial sur les nouvelles saisons 18/19 présentées dans les différents théâtres, ainsi que sur la programmation du prochain Festival d’Avignon !

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito