Infidèles (Ingmar Bergman / tg STAN / de Roovers / Théâtre de la Bastille / Festival d’Automne)

(quand on ne lit pas la bible)

Infidèles ? L’histoire de membres des Ultras de Marseille qui montent à la capitale incognito pour assister à un match du Paris St Germain, parce que Kylian MBAPPÉÉÉÉ ?

 

(de quoi ça parle en vrai)

« À l’origine du spectacle Infidèles, il y a le scénario écrit par Ingmar Bergman, et aussi le film du même nom – au singulier – réalisé par Liv Ullmann. Si la figure et la vie personnelle de l’auteur sont extrêmement présentes et impliquées dans ses écrits – mais rarement de manière explicite –, dans Infidèles, c’est Bergman lui-même qui apparaît. » (Christophe Pineau – source : ici)

 

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© stef stesse

 

(ceci n’est pas une critique, mais…)

Ceci n’est pas un portrait tg STAN proposé cette saison par le Festival d’Automne, mais cela y ressemble puisque pas moins de quatre spectacles du collectif flamand y seront présentés. Des spectacles qui prouveront également que le collectif sait s’associer avec d’autres artistes (les collectifs De Koe, De Roovers, Maatschappij Discordia, les comédiennes Georgia Scalliet , Ruth Becquart ou encore Rosas, la compagnie de Anna Teresa de Keersmaecker).

Et nous démarrons notre cycle tgstanien avec du Bergman, un de ces cinéastes autour duquel j’ai longtemps tourné, par peur de ne pas être la hauteur notamment. Puis je vis les films Persona, Scène de la vie conjugale… Parfois il est bon d’attendre le moment opportun pour recevoir une oeuvre aussi grande que celle d’Ingmar.

Longue introduction, je sais.

Tout commence comme un spectacle du tg STAN. Les artistes sont déjà sur scène à notre entrée, certains éléments du décor ont déjà été vus dans d’autres productions du collectif… Il est toujours drôle d’entendre les commentaires tels que « Mais ils attendent qu’on se taise pour commencer, c’est cela ? ». On ne sait jamais quand cela commence. L’entrée en matière me fait penser qu’à chaque nouvelle pièce que je vois du tg STAN, j’ai toujours peur d’être déçu, tellement je les aime, même si j’avais très moyennement apprécié « Le Tangible » en 2010, je l’avoue. Leur haut talent, c’est qu’on ne se rend même pas compte qu’on est dans la pièce, qu’ils nous racontent cette histoire. Pour ne parler que de Jolente de Keersmaecker et Franck Vercruyssen, on ne les voit pas composer, ils sont fidèles à eux-mêmes et pourtant on les écoute avec attention, on y croit, tout simplement. Même quand ils jouent des enfants de neuf ans… Jolente de Keersmaecker me fascine, que cela soit écrit.

Certes, ils y amènent leur légèreté, aidés magistralement par Ruth Becquart et Robby Cleiren, qui nous fait même entendre des voix dans la musique de Brahms, mais on ressent évidemment leur profond respect pour Ingmar Bergman. Et même si on ressent quelque peu la longueur de la pièce (2h10), que le texte est parfois hésitant (c’était la première parisienne et je rappelle que ces artistes ne jouent pas dans leur langue maternelle), les quatre acteurs nous emmènent là où ils le souhaitent. Au bon endroit.

Pour ma part, ce n’est pas une pièce qui a immédiatement emporté mon adhésion. C’est une pièce qui infuse et est toujours présente dans mon esprit deux jours plus tard.

 

INFIDÈLES

Spectacle de tg STAN et de Roovers

D’après le scénario Infidèles et l’autobiographie Laterna magica d’Ingmar Bergman

De et avec Ruth Becquart, Robby Cleiren, Jolente De Keersmaeker et Frank Vercruyssen

Technique tg STAN et de Roovers – Costumes An D’Huys – Lumières Stef Stessel – Traduction du suédois Une affaire d’âme d’Ingmar Bergman – Cahiers du cinéma 2002 par Vincent Fournier

Jusqu’au 28 septembre 2018 au Théâtre de la Bastille, les 8 et 9 février 2019 à la Joliette Minoterie de Marseille…

 

(d’autres histoires)

Je suis infidèle à mon coiffeur marseillais, je le confesse. Mais je n’ai jamais été infidèle envers ma copine… Je veux dire, quand j’en ai une, je ne lui suis jamais infidèle. Tout comme je n’ai jamais été infidèle envers l’Olympique de Marseille.

*****

Une amie m’a fait repenser que la première fois que j’ai vu une pièce du tg STAN, c’était le 16 décembre 2009 (jour de mon anniversaire… on ne sait jamais… si jamais quelqu’un s’en souvient dans trois mois…) pour « Le Chemin Solitaire » d’après Arthur Schnitzler. Depuis je n’ai raté aucune de leurs pièces à l’exception d’une : « Trahisons » d’après Harold Pinter. Je ne leur fus pas infidèle, non, mais je les trahis une seule et unique fois.

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

vu le lundi 10 septembre 2018 au Théâtre de la Bastille, Paris

prix de ma place : 13€ / mois (Pass Bastille)

3 réflexions au sujet de « Infidèles (Ingmar Bergman / tg STAN / de Roovers / Théâtre de la Bastille / Festival d’Automne) »

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