M comme Méliès (Vigier/Di Fonzo Bo/ Chaillot)

(quand on ne lit pas la bible)

M comme Méliès ? Connais pas. M comme Mathieu Chédid plutôt ?

 

(de quoi ça parle en vrai)

(…) Se glissant dans différents personnages, le voyageur dans la Lune (Georges Méliès) se démultipliera par sa voix, en off, s’incarnant à loisir et comme par magie dans divers objets, décors, machines ou accessoires. Conteur de lui-même par lui-même, il dévoilera son extraordinaire histoire aux prises avec de multiples transformations et transfigurations, de la fortune à la ruine. Inspirés par ses textes et entretiens, Élise Vigier et Marcial Di Fonzo Bo, inventeurs d’aujourd’hui et magiciens à leurs heures, donneront l’apparence de la réalité à ses rêves les plus chimériques, à ses créations les plus invraisemblables, et célèbreront cette folle du logis : l’imagination. Rien ne saurait être refusé au premier explorateur de la Lune! : Hervé Pons – http://theatre-chaillot.fr/elise-vigier-marcial-di-fonzo-bo-m-comme-melies

 

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Crédits photos : Tristan Jeanne-Vallès

 

(ceci n’est pas une critique, mais…)

Au théâtre ce soir, on rend hommage à celui qui rendait lui-même hommage au spectacle vivant par le truchement du cinématographe (théâtre, cabaret, magie), j‘ai nommé Georges Méliès. Ce premier spectacle étiqueté « jeune public » du duo Elise Vigier / Marcial Di Fonzo Bo nous conte la vie et l’oeuvre de l’inventeur de nombre d’effets spéciaux, une histoire forcément sélective et idéalisée, un peu trop didactique à mon goût, avec une voix off qui nous accompagne dans sa vie et celle du monde d’alors au tournant du siècle avant-dernier grâce à des talentueux jeunes acteurs de l’École de la Comédie de Staint-Etienne qui savent tout faire : jouer, « marionnetter », « illusionner ».

On retrouve notre naïveté lors des reconstitutions de certaines scènes des films de Méliès. Oui, j’avais les yeux grands ouverts devant les acteurs qui lévitaient sous nos yeux ébahis et j’étais au troisième rang, mais aussi face aux jeux de miroirs, aux projections d’extraits des films originaux sur un écran de fumée.

Le spectacle est honnête même si pas aussi exceptionnel que ce que Méliès a créé pour le cinéma.

 

vu le samedi 24 mars 2018 au Théâtre national de Chaillot, Paris.

Prix de la place : 15€ (tarif abonnement)

 

M COMME MÉLIÈS

À partir de films et écrits de Georges Méliès

Mise en scène : Élise Vigier, Marcial Di Fonzo Bo, assistés de Marianne Cousin

Avec Arthur Amard, Lou Chrétien-Février, Alicia Devidal, Simon Terrenoire, Elsa Verdon (comédiens), Étienne Bonhomme, Louison Teruel (voix)

Stagiaire : Jeanne Kleinman – Musique originale : Étienne Bonhomme – Bruitage : Sophie Bissantz – Costumes : Pierre Canitrot assisté de Laurence Reveillon – Perruques et maquillages : Cécile Kretschmar assistée de Judith Scotto – Marionnettes : Luis Enrique Gomez Bastias assisté d’Ariane Gaine – Conseillers magie : Philippe Beau, Hugues Protat

Jusqu’au 29 mars 18 à Chaillot (Paris), puis le 4 avril 18 au théâtre des Salins (Martigues), les 11 et 12 avril 18 au théâtre de la Coupole (Saint-Louis), au Grand Théâtre d’Aix-en-Provence le 17 avril 18, du 15 au 19 mai 18 au théâtre Olympia (Tours), les 30 et 31 mai 18 à la Comédie de Reims.

 

(une autre histoire)

En vrai, c’est le cinéma que j’aime. Je suis toujours allé au cinéma alors que le théâtre… Mes parents n’allaient pas au théâtre donc je n’allais pas au théâtre. Je crois même que j’ai d’abord fait du théâtre avant d’en voir. Cela dit, mes parents n’allaient pas plus que ça au cinéma mais j’y suis allé. Tout seul souvent, en vacances dans les Alpes.

Quand j’écrivais, c’était sous forme de scénario. Pas de didascalies, mais des notes sur l’axe de la caméra par exemple. C’est seulement plus tard que j’ai écrit comme ça. Faut dire que la dernière fois où j’ai écrit un scénario, je l’avais transmis à une actrice qui ne m’avait pas rappelé. Faut dire que c’était très mauvais. Ça s’appelait Amore. Rien à voir avec Antonioni. On suivait une histoire d’amour entre un garçon et une fille puis au milieu du film, on découvre qu’on regardait les scènes d’un film qui était en train d’être tourné. L’acteur réalisateur venait d’avoir un malaise pendant le tournage d’une scène et dut arrêter celui-ci. Au repos forcé dans sa famille, il fouilla dans ses cartons et relut des anciennes lettres d’un amour perdu. Il se mit en tête de retrouver cette jeune fille malgré l’imminence de la reprise du tournage. Il apprit que la jeune fille disparut une nuit dans les flots de la Méditerranée, près du Cap Canaille, il y a des années de cela. Apprendre cette nouvelle le terrassa. De là naquit une obsession pour cette fille. Il passa ses nuits et ses jours à écrire une nouvelle histoire, à rêver sa vie s’il était resté avec cette fille. Il aurait pu la sauver, car on n’a jamais su ce qu’il s’était passsé cette nuit-là.

Je crois qu’il me manquait la fin. Je n’ai jamais relu ce scénario. Je ne sais même plus si j’avais imprimé un autre exemplaire que celui donné à l’actrice. Je dois seulement retrouver le fichier word du scénario, enregistré sur une disquette. Autrement dit : Mission Impossible.

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

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