Polaroïds (Annabelle Simon / Théâtre du Train Bleu / Avignon Off)

(de quoi ça parle en vrai)

POLAROIDS est l’histoire de Marie, une fille qui se cherche au milieu de ses souvenirs, de ses modèles féminins et de ses échecs. Une quête qui oscille entre sport et littérature, Ricard et Champagne, légendes familiales et contes de fées. Si chacun des textes composant POLAROIDS est écrit comme un instantané de vie, ils seront vécus comme des épreuves par la comédienne au plateau. Le public assistera ainsi à une succession de performances, chacune laissant son empreinte, sur la comédienne, dans l’espace et donc dans le regard des spectateurs. De cette accumulation de traces finira par émerger le dessin final de notre personnage, la personne qu’elle est aujourd’hui comme un nouveau polaroid… (source : ici)

 

(ceci n’est pas une critique mais…)

Je plaide coupable : je n’ai pas lu la note d’intention avant de me rendre à la représentation de « Polaroïds ». Parfois j’hésite. Souvent je ne le fais pas. Et j’ai peiné ici à trouver le lien entre ces (courts) moments, à appréhender cette narration éclatée. Plusieurs personnages, une figure centrale, différentes périodes. Je me suis perdu. En revanche, la comédienne Claire Marx n’était pas perdue et m’a même épaté, passant avec brio d’une scène à une autre, d’une intention à son opposé, sans avoir forcément l’appui de jeu de la transition ou de la petite musique qui va avec. Et c’était d’autant plus frappant que la comédienne paraissait réellement marquée lors des saluts par sa performance qui ne lui a laissé aucun répit. On pourrait alors voir dans cette pièce le portrait d’une comédienne qui tente de passer d’une histoire à l’autre, d’une émotion à une autre, avec les seuls accessoires présents sur scène, comme une petite fille dans sa chambre avec ses jouets.

 

POLAROÏDS

Mise en scène et écriture : Annabelle Simon

Avec : Claire Marx

Scénographie : Antonin Boyot Gellibert – Création lumière : Vera Martins – Création sonore : Thomas Courcelle & Annabelle Simon – Régie : Vera Martins – Assistant(s) : Antonin Boyot Gellibert

Production : Compagnie Lalasonge

Jusqu’au 29 juillet 2018 à 15h50 (sauf les lundis) au Théâtre du Train Bleu (Avignon Off)

 

vu le mercredi 11 juillet 2018 au Théâtre du Train Bleu (Avignon Off)

prix de ma place : invitation

 

(quand j’attends dans la salle…)

Ça fait quoi aux artistes sur scène de nous voir dans la salle ? Je sais ça. Attendez, je précise. Qu’est-ce que ça fait de nous voir fagotés de la sorte ? Avant les gens savaient s’habiller, se pomponner, mais maintenant… Cela reste peut-être encore d’actualité à l’opéra, et encore… Ça vous fait quoi, de nous voir arriver en bermuda et sandales ?

Voilà ce à quoi je pense quand j’attends dans la salle…

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

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