Un Garçon d’Italie (P. Besson / M. Touzé / Théâtre Transversal / Avignon Off 18)

(de quoi ça parle en vrai)

Un homme est retrouvé mort. Un meurtre ? Un suicide ? Un accident ? Luca laisse derrière lui une compagne Anna, un amant, Léo, et une vie entrecoupée de silences. Autour de son absence, ceux qui restent tentent de reformer le visage de celui qu’ils ont terriblement aimé et de comprendre pourquoi celui-ci est parti. (lien : ici)

 

(ceci n’est pas une critique mais…)

J’aime bien fonctionner par digressions et références (je sais que c’est pas bien, mais je le fais quand même). Sans forcément faire des comparaisons, mais au début de « Un garçon d’Italie », je pense d’abord à l’adaptation d’Emmanuel Noblet de « Réparer les vivants », le roman de Maylis de Kerangal : des mots extraits, adaptés d’un livre, aussi un beau travail autour de la lumière. Puis je pense aux mots de Chéreau : « Des visages et des corps ». Parce que quand on voit arriver les trois acteurs de cette pièce, on ne peut s’empêcher de se dire : « Mais ces visages, ces corps… qu’on ne voit pas si souvent au théâtre, me semble-t-il ». Même si j’avais déjà vu le convaincant Yuming Hey dans la dernière pièce de Pascal Rambert « Actrice ». Et on est happé par la parole, (chaque personnage raconte son point de vue), par les situations, tentant de remettre les pièces du puzzle ensemble.

Moment charnière : Yuming Hey chante, voix fragile, juste, tenue. Et c’est beau, vraiment. Je suis ému. Il se retourne, revient vers nous et envoie du bois. Et là je me dis : « Euh… » Je n’écoute plus les paroles, je vois la performance. Les deux autres acteurs pousseront également la chansonnette, mais je ne vois pas l’intérêt. Tout comme ce passage où, tandis que le personnage interprété par Mathieu Touzé parle, nous voyons les deux autres acteurs en arrière-scène, se changer, se désaltérer, passer un peignoir. Les acteurs ne sont plus les personnages. Pourquoi ? Alors je comprends qu’il doit y avoir une évolution, qu’on ne peut pas présenter pendant 1h15, toujours la même succession de prises de parole, et heureusement, mais il n’empêche, je n’ai pas compris et ça m’a quelque peu détaché du propos. Le temps alors s’étire, l’intérêt s’étiole. Nous apprenons enfin le pourquoi du comment mais on est circonspect.

 

UN GARÇON D’ITALIE

D’après le roman de Philippe Besson

Mise en scène et adaptation : Mathieu Touzé

Interprète(s) : Yuming Hey en alternance avec Geoffrey Dahm, Mathieu Touzé, Estelle N’Tsendé

jusqu’au 29 juillet 2018 (sauf les mercredis) à 10h35 au Théâtre Transversal (Avignon Off)

 

vu le lundi 9 juillet 2018 au Théâtre Transversal (Avignon Off)

Prix de la place : invitation

 

(quand j’attends dans la file…)

En fait, j’ai pas eu le temps d’attendre, vu que j’habite à quarante-neuf pas du théâtre. Mais j’ai eu le temps de croiser dans la file une actrice que j’aime bien. Evidemment, je ne lui ai pas parlé, alors que je compte bien la voir dans sa pièce. J’avais de quoi lui dire : « Je vous ai vue, à deux reprises au théâtre. Puis dans ce film, où vous courez… »

Voilà à quoi je pense quand je suis dans la file… ou plutôt voilà ce que je ne fais pas dans la file.

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

 

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