Gaz Coombes (La Maroquinerie, Paris, 29/05/18)

GAZ COOMBES à la Maroquinerie, Paris

(1e partie : Piney Gir)

 

(ceci n’est pas une critique, mais…)

Comme de nombreux artistes que je suivais durant les années 90 (Badly Drawn Boy, tu es le prochain !), je n’avais encore jamais vu Supergrass et encore moins son leader, j’ai nommé Gaz Coombes, en concert. L’erreur est enfin réparée. Et c’est dans une Maroquinerie survoltée (et pas seulement à cause des orages menaçants le ciel parisien) que le musicien d’Oxford fait son grand retour avec un nouvel album : World’s Strongest Man. Le concert de Gaz Coombes est efficace, une heure et quarante minutes de chansons de ses différents albums. Aucun temps mort. Gaz Coombes est égal, souriant et généreux. On ne sait jamais qui, de l’oeuf ou de la poule. Mais Gaz Coombes (et son groupe) donne et le public le rend bien. Ou bien est-ce le contraire ? Le public est heureux de le (re)voir sur scène et l’ancien leader de Supergrass offre en ultime rappel (et croyez-moi, il ne fait pas ça tous les jours) « Caught by the fuzz », mythique chanson de Supergrass, seul à la guitare.

Heureusement la police ne fut pas de la partie, malgré la légère entorse au couvre-feu de la Maroquinerie (après 22h30, ce n’est plus l’heure !)

 

SETLIST : World’s Strongest Man – Hot Fruit – White Noise – Shit (I’ve done it again) – Oxygen Mask – Deep Pockets – The Girl who fell to Earth – Seven Walls – Walk the Walk – In Waves – The Oaks – 20/20 – Detroit – The English Ruse RAPPEL 1 : Wounded Egos – Vanishing Act – Matador (Da Capo) Rappel 2 : Caught by the Fuzz

 

vu le mardi 29 mai 2018 à la Maroquinerie, Paris

prix de la place : 26,40€

 

gaz
Crédit photo : Axel Ito

 

(une autre histoire)

Je ne suis pas revenu à la Maroquinerie depuis novembre 2016 et les concerts de Motorama et Flotation Toy Warning. Une éternité. Même si je sais que je n’entendrai pas les chansons de Supergrass, je suis quelque peu ému de voir en vrai Gaz Coombes. C’est un peu mon truc, en ce moment, d’être ému.

Les premières notes démarrent et… Je ne sais pas comment il faut le comprendre, mais je me retrouve avec un flot ininterrompu d’images dans ma tête.

D’habitude, j’écris, je mets à la poubelle, j’écris, poubelle, nouveau dossier, nouveau document, poubelle… Je ne sais pas où je vais. Je sais que je veux écrire, j’écris, mais quoi ? Et ce soir, tout devient clair. Je sais. Je pense au titre (78-18) et pas à la forme, mais à comment s’imbriqueraient mes différents textes et ce qu’il y aurait à l’intérieur.

Parce que je veux écrire, je veux jouer. Tout seul. Raconter des histoires.

C’est comme si l’intégralité du spectacle s’écrivait dans ma tête grâce à la musique de Gaz Coombes. J’ai peur que tout se volatilise, comme tous ces rêves qu’on ne note pas.

En plus, je sais qu’il ne s’agit pas d’une simple fausse idée. Je fonctionne comme ça. J’ai besoin que ça mature, que ça bout un certain temps. J’ai mes textes à l’usure. Je suis résistant et surtout patient. Déformation professionnelle.

Je sais que je tiens le bon bout.

Merci Gaz.

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

 

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