Les Franglaises (Seine Musicale)

(quand on ne lit pas la bible)

Les Franglaises ? Un spectacle sur l’après Brexit et le désarroi causé par cette décision dans le milieu de la coiffure ?

 

(de quoi ça parle en vrai)

Détournant le jeu du blind-test, Les Franglaises, mettent en scène une comédie musicale à la façon d’un Opéra Pop à l’américaine. Se mêlant les pieds dans les incohérences des traductions littérales au premier degré à la « google-trad », et emportés par la fiction de ces pièces musicales, les interprètes offrent une tournure explosive au spectacle qui vire au cabaret fou version Monty Python ! (https://www.laseinemusicale.com/spectacles-concerts/les-franglaises_e153)

quentin
Crédits photos : Bertrand Rindoff Petroff 

 

(ceci n’est pas une critique, mais…)

Encore une fois, je le précise, je suis le Droopy parigot-marseillais, le Buster Keaton local, je ne sais m’amuser ni même me déhancher, même alcoolisé. Ne m’invitez pas aux mariages, c’est peine perdue. Et pourtant… Ben allez savoir pourquoi, hier soir au spectacle des Franglaises à la Seine Musicale, j’ai tapé dans mes mains, j’ai ri, j’ai tenté de deviner de quelles chansons étaient traduites les paroles en français, je me suis même levé pour le rappel, c’est dire.

Les Franglaises maîtrisent leur sujet, ils ont de quoi faire, et de ce que j’ai pu voir ici et là, le spectacle évolue, on n’entend pas toujours les mêmes chansons, qui restent tout de même cantonnées aux années 60/70/80/90, Reine et Michel Fils de Jacques restant les winners de la game. Il faut des chansons que tout le monde connaisse, c’est un fait. Est-ce à dire aussi que les années 2000 ont produit beaucoup moins de chansons populaires, c’est un autre débat.

On pourrait reprocher la taille de la salle, trop grande pour ce genre de spectacles. Malgré les efforts de la troupe, il n’est pas facile de créer une certaine proximité avec le public. J’avais également un peu peur que le spectacle ne se résume qu’à un simple test aveugle mais les Franglaises font leur petit effet, dès qu’elles adaptent à leur sauce les chansons, ça commence par le I grec M C, en mode doux. Le maître de cérémonie ne parvient plus à canaliser la folle énergie ou la folie énergique de ses comparses et le spectacle commence à partir dans tous les sens. C’est généreux, un peu long sur la fin, qui mériterait à être resserrée : mais ça fait du bien de voir une troupe aussi joyeuse et efficace, parce que je ne l’ai pas précisé : ils occupent presque tous les postes : chant, musique, comédie.

Une bien belle soirée malgré l’heure et quart en métro pour rejoindre Boulogne Billancourt, mais ça, c’est une autre histoire…

Ps : En première partie du spectacle des Franglaises se produisait le Pockemon Crew, sur une musique techno flamenco manouche. L’ensemble ne m’a pas vraiment convaincu, même s’ils m’ont impressionné techniquement et physiquement. 

 

vu le samedi 12 mai 2018 à la Seine Musicale, Boulogne Billancourt

prix de la place : invitation

 

LES FRANGLAISES

(http://www.lesfranglaises.fr)

mise en scène Quentin Bouissou

Avec Saliha Bala, Quentin Bouissou, Yoni Dahan, William Garreau, Stéphane Grioche, Marsu Lacroix, Philippe Lenoble, Adrien Le Ray, Roxane Terramorsi, Daphnée Papineau, Romain Piquet, Laurent Taieb, PV Nova, Fabien Derrien

Direction musicale : Philippe Lenoble

Une production Blue Lines Productions

 

(d’autres histoires)

Ligne 9 : Oberkampf – Pont de Sèvres

  • Ce soir, c’est match au Parc. Le PSG est champion, c’est le dernier match à domicile de la saison, va y avoir un feu d’artifice. Ben oui. Ils ont perdu en huitièmes de finale de Champions League, faut que ça se fête !
  • Dans ma poche, il reste de la salade, de la mache, que m’a donné A. parce qu’elle ne voulait pas gâcher avant son grand départ. Je la donne à un mendiant qui passait à côté de moi dans la rame. Je n’ai pas l’impression que ça lui fasse plaisir : « Mais faut pas gâcher, Monsieur ! », lui dis-je après qu’il m’a jeté les feuilles en pleine face.
  • Tu as vu, on a bien fait de prendre le métro à Oberkampf, du coup on a des places… Y a combien de stations d’ici le terminus ? C’est encore loin ? Une fois j’ai du réseau, une fois je n’en ai plus. Je peux dormir sur ton épaule ?
  • Je pense que désormais, ça irait plus vite de compter les personnes qui n’ont ni écouteurs ou casque ni smartphone à la main.

 

Dans la salle

  • Tu as vu, on a de la place pour les jambes. Même pas besoin de se lever pour laisser passer les gens. Quelle belle salle !
  • Les jeunes derrière nous, ils n’ont pas arrêté de parler foot. Ils regardaient les buts pendant le spectacle, mais je n’ai pas osé le leur reprocher, parce que je crois que… Ils étaient un peu… Ils étaient sûrement invités par le Pockemon Crew… Pourquoi ? Ben ça se voyait… hein ? Ben… Le… A la fin, ils se sont levés et ont esquissé quelques pas de krump, j’ai tout de suite reconnu. J’avais vu Rize, le film de David LaChappelle. Tu pensais quoi ? Que je les stigmatisais à côté de leur couleur de peau ? Ben voyons donc ! Je ne suis pas comme ça, à catégoriser les gens… Pis, j’étais placé trop loin de la salle pour voir si les Pockemon Crew étaient… je veux dire… le visage… Des danseurs HIPHOP, c’est forcément… Je travaille dans le 9-3, je sais de quoi je parle, je… Aux Lilas… Oui oui, c’est toujours le neuf trois, yo !

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

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