Les 7 Jours de Simon Labrosse (Carole Fréchette / Julie Lépy / Théâtre de Ménilmontant)

(quand on ne lit pas la bible)

Les 7 jours de Simon Labrosse ? Dieu a vraiment un nom bizarre… Simon Labrosse ?

 

(de quoi ça parle en vrai)

Tour à tour cascadeur émotif, finisseur de phrases, flatteur d’égo ou allégeur de conscience, Simon Labrosse multiplie les métiers farfelus. Il convie le public à assister à la représentation de 7 jours de sa vie, aidé par Léo et Nathalie, deux comédiens atypiques. Simon tente de trouver sa place dans la société en luttant contre sa propre solitude, dans cette quête toute aussi absurde que poétique. (https://www.menilmontant.info/fr/programme/les-7-jours-de-simon-labrosse#)

 

 

 

(ceci n’est pas une critique, mais…)

« Les 7 jours de Nathalie et Léo », voilà comment aurait dû s’appeler la pièce tellement les deux comédiens emportent le morceau. Il faut dire que Carole Fréchette a écrit ce qu’il faut pour que les personnages « secondaires », qui aident Simon Labrosse à raconter son histoire, soient des « scene stealers », comme on dit à Hollywood. C’est le syndrome Dawson/Pacey. J’ai toujours dit que la série de la fin des années 90 « Dawson » devait s’appeler « Pacey ». Les initiés apprécieront. Pour avoir vu une autre version au début des années 2000 (mise en scène par Romane Bohringer), le personnage de Simon Labrosse était également haut en couleurs, donc ce n’est pas une question d’écriture. Tout ça pour dire que Barbara Lambert et Michaël Giorno Cohen qui interprètent Nathalie et Léo sont très bons. Je peux cependant comprendre que le personnage de Simon Labrosse puisse paraitre plus… moins… comment dire… que ces deux camarades. Le trop tue le mieux. J’ai déjà fait plus clair dans mes arguments, je vous prie de bien vouloir m’excuser. Peut-être sont-ce le débit mitraillette et la diction parfois approximative de Julien Portugais qui ont déteint sur moi. Ce que je veux dire, c’est que si les trois personnages avaient été « over the top », cela aurait pu vite tourner à l’hystérie.

Mais le texte est là. Et la compagnie a fait un joli travail d’adaptation du québécois au français, moi qui n’aime pas quand des Français imitent l’accent québécois ou reprennent certaines de leurs expressions.

Quand on connait une pièce par coeur (je connais cette pièce par coeur, ou presque), il est dur d’être étonné. Surtout sur ce genre de pièces qui ne permet pas, à mon sens, un nombre illimité d’adaptations originales. En cela la mise en scène reste très sage et classique pour ce type de productions mais il y a quelques bonnes idées, notamment, celle de la rencontre entre Simon et la Nathalie de son coeur, partie en Afrique aider les plus démunis.

En somme, je suis toujours amoureux de ce texte, simple, certes, mais à l’écriture inventive et au propos toujours d’actualité : Sale temps pour les rêveurs !

 

vu le mardi 1e mai 2018 au Théâtre de Ménilmontant, Paris.

prix de la place : 13,90€ (billetreduc)

 

LES 7 JOURS DE SIMON LABROSSE

Auteur : Carole Fréchette

Mise en scène : Julie Lépy

Distribution : Barbara Lambert, Michaël Cohen, Julien Portugais

Musique : Les Frères Dubz

Par la Compagnie Les 7 Fromentins (https://www.facebook.com/Les7Fromentins)

tous les mardis jusqu’au 29 mai 2018 au Théâtre de Ménilmontant, Paris.

 

(une autre histoire)

En 1996, on me dit de lire Durringer, les « Chroniques des Jours Entiers, des Nuits Entières ». En 1997 je parle à mes camarades de l’éventualité de monter ce texte. On a 17, 18, 19 ans. Bientôt on quittera le lycée pour de nouvelles aventures. Notre compagnie s’appellera Les Menteurs. (J’avais proposé les Tricheurs, sans succès). Je sélectionne les textes, en fait le montage mais ne veux pas prendre en charge la mise en scène. Je pense déjà au collectif. Malheureusement, après deux lectures, on arrête (ridicule, je sais…). Des retards, on ne sait pas comment faire, pas la même motivation chez chacun. En 1998 (ou bien était-ce en 1999… en 2000 ?), je vois une version des Chroniques à Avignon avec une de mes camarades. Premier rang. Nous fîmes la gueule durant toute la représentation. Pas comme ce que nous avions en tête. Silence à la sortie. Nous nous regardâmes, mais nous savions.

En 2017, nous sommes trois à composer le collectif créé deux ans plus tôt (à l’occasion du montage d’une pièce que j’avais écrite) et nous nous voyons obligés pour des raisons dépendantes de notre volonté de reporter sine die les représentations de « Les Sept Jours de Simon Labrosse » de l’autrice québécoise Carole Fréchette. Nous répétions depuis plusieurs mois mais…

En 2018, je vois une nouvelle version de « … Simon Labrosse » au théâtre de Ménilmontant, accompagné d’un de mes camarades. Nous envoyons une photo à Numéro trois, restée pouponner, qui nous demande quand nous nous reverrons pour répéter. Le seul point positif, c’est qu’on se parle encore, malgré l’échec qu’a pu représenter la non-présentation du fruit de notre labeur. Nous sommes au premier rang. C’est drôle de voir comment les idées circulent. « Tiens, on s’était dit de faire la même chose, alors que ce n’est pas indiqué dans le texte ». Mon camarade semble apprécier à sa juste valeur la pièce. Je l’envie. Mais je fais des progrès. Je crois que j’ai souri. Je n’ai que moyennement apprécié la prestation de l’acteur qui interprétait le rôle que j’aurais dû jouer l’an passé.

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

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