Pénélope ô Pénélope (Simon Abkarian / Margaux Villain Amirat / Théâtre de Belleville)

(quand on ne lit pas la bible)

Pénélope ô Pénélope ? Justice serait donc rendue avec cette ode à Pénélope, la meilleure copine de Vic dans « La Boum » avec l’apparition surprise de Nono le petit Robot ?

 

(de quoi ça parle en vrai)

Dinah attend le retour de son mari Elias, parti à la guerre il y a des années. Elle subit tous les jours les avances du jeune Ante, potentat local faisant régner la terreur dans le village : elle doit l’épouser ou il tuera son fils, Theos. C’est alors que la mer recrache Elias sur le rivage, exténué et sujet à des hallucinations. Abimé par la guerre, celui-ci se refuse à tuer Ante pour protéger sa famille. Le cycle infini de la vengeance pourra-t-il enfin se rompre ? (http://www.theatredebelleville.com/programmation/penelope-o-penelope)

 

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Crédits photos : Mathilde Feracci – Photo de couverture : Ariane Colas

 

(ceci n’est pas une critique, mais…)

Il y a des sujets comme ça… Troisième adaptation de l’Odyssée que je vois cette année, après Pauline Bayle à Bastille, Christiane Jatahy aux ateliers Berthier, aujourd’hui Margaux Villain Amirat à Belleville. En attendant peut-être la reprise d’Iliade en juin au Théâtre Paris Villette avec des détenus.

J’avais écrit quelque part qu’une histoire pouvait être racontée de mille façons différentes. Simon Abkarian a décidé de l’actualiser, Ulysse s’appelle Élias…

Sur ce plateau nu, seulement traversé par une baignoire dans laquelle Pénélope/Dinah attend son Ulysse/Elias qui se transformera en table, barque…, les bonnes intentions sont présentes. Pourtant, on aurait envie que ça aille plus loin, dans un sens ou dans un autre, le drame ou… Notamment une séquence où on entend la chanson « Macumba » (ça change de Nina Simone et/ou David Bowie, vous me direz) qui arrive comme un cheveu au milieu de la soupe. S’il y avait eu auparavant un peu plus de moments aussi absurdes, je ne me serais pas demandé : « Mais qu’est-ce que ça vient faire là ? » C’est là où je sens également les limites de mon exercice : dois-je lire la pièce en amont pour savoir quoi comment ?

Il y a les fameuses énergie et sincérité des jeunes comédiens qui sont bel et bien là, aucun doute, notamment dans ces moments réussis durant lesquels Elias (satisfecit à Théo Kerfridin) parle au fantôme de sa mère en même temps qu’à d’autres personnages bien vivants… C’est appliqué, ça manque encore un peu de maturité et je suis certain qu’avec le temps, la pièce s’en trouvera encore améliorée.

 

vu le jeudi 19 avril 2018 au Théâtre de Belleville, Paris

prix de la place : invitation

 

PÉNÉLOPE Ô PÉNÉLOPE

De Simon Abkarian

Mise en scène Margaux Villain Amirat

Avec Léonard Boissier, Théo Kerfridin, Sarah Russi, Arthur Provost et Margaux Villain Amirat

Assistant à la mise en scène Quentin Van Eeckhout  – Création lumière Arthur Petit – Costumes Ariane Colas de la Noue – Création musicale Pablo Ramos Monroy – Coiffure et maquillage Sophie Ravet

PRODUCTION Cie Les Chacals Rouges (https://www.facebook.com/leschacalsrouges/)

Jusqu’au 28 avril 18 au Théâtre de Belleville, Paris.

 

(une autre histoire)

Je ne retrousse pas mes manches, je rentre le ventre. Non pas pour plaire aux marcheuses de Belleville, mais parce que j’ai démarré une nouvelle carrière cet après-midi : brodeur. Ou plutôt couturier. J’ai (re)cousu deux boutons, l’un à la ceinture de mon pantalon, l’autre à la manche de ma veste. D’habitude, j’attends de revenir chez mes parents pour demander à la mère de le faire, mais durant ces vacances, je ne suis pas descendu. Pour des raisons diverses et variées.

Ce matin, alors que je rentrais chez moi, je m’arrêtai à une mercerie et demandai un nécessaire de couture. Non, je me suis arrêté au Monop’ et ai acheté le fameux nécessaire en passant par la caisse sans caissière. Une fois rentré au bercail, je fis ma sieste matinale et me mis au travail. Aiguille, fil marron, ciseaux, dé à coudre dans lequel je versai du whisky japonais. Je suis prêt. Note pour plus tard : racheter des pansements et du mercurochrome.

Je fixe mon premier bouton. Je fixe mon deuxième bouton. Je suis un autre homme. Un homme qui n’a plus besoin de sa mère ni de personne d’autre. Un homme auto-suffisant, capable de se réchauffer à l’aide de son pelage et de subsister jusqu’à la saison prochaine grâce à son stock de purée Mousline et de lait sans lactose. Parce que quand je bois du lait avec lactose, ça s’entend. J’ai vu quelqu’un se balader sur les toits de mon chez moi, je dois rester discret.

Comme je m’ennuie pendant les vacances, avant d’aller au théâtre voir peut-être une nouvelle Pénélope détricoter en attendant le retour de son Ulysse chéri, je ressors de son étui ma caméra à cassette 8mm et tourne le premier épisode de :

Les tutos d’Axelito.

(et demain je passe au tricot)

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

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