Kelley Stoltz (Le Bourg, Lausanne, Suisse – 15 mars 2018)

(Ceci n’est pas une critique même si celle-ci est écrite par CYRIL BIVALSKI…)

2006. C’est en 2006 que j’ai eu la chance de découvrir Kelley Stoltz pour la première fois. Je m’en souviens comme si c’était hier. Il avait roulé depuis San Francisco pour venir jouer une heure au Mercury Lounge à New York. Super concert, déjà.

2018. C’est en 2018 que je le revois pour la seconde fois. En Suisse cette fois-ci. A Lausanne, dans un ancien cinéma, le Bourg, réaménagé en salle de concert. Les pompes à bière remplacent les machines à pop corn, les rangées de sièges ont été démontées, la mezzanine et le grand écran blanc conservés. Bel endroit qui fait penser à une salle parisienne ou bruxelloise de poche. Un Mercury Lounge local quoi. Je suis arrivé en retard pour la première partie. Pas bien. Mais en même temps les premières parties ne sont-elles pas faites pour ça ? Trainer un peu et arriver détendu ?

Kelley Stoltz est apparu tel que dans mon souvenir. Il n’a pas changé. Il a juste étoffé son répertoire et épuré son groupe. Il est accompagné d’une excellente bassiste, le batteur et la guitare rythmique sont des vieux briscards. L’ensemble est très carré ce qui permet à Mr Stoltz d’apparaître très à l’aise et heureux de présenter son dernier album Que Aura. Il pioche aussi pas mal dans deux autres albums : In Triangle Time et Double Exposure. Le concert est bien rôdé et je passe réellement un bon moment. Un vrai concert rock dans un club ! Il n’y a que ça de vrai !

La cerise sur le gâteau délicieux ? Une reprise de See No Evil (Television) que son père lui jouait à la guitare quand il était gamin. Son père ne connaissait que 3 accords sur 4 et cela avait interpelé Kelley parce qu’il n’arrivait jamais jusqu’au refrain de ce morceau.

2030. C’est en 2030 que je revois Kelley Stoltz pour la troisième fois.

 

Vu le 15 mars 2018 au Bourg (http://www.le-bourg.ch) à Lausanne, Suisse.

Prix de la place 13CHF . Debout au premier rang.

(http://www.kelleystoltz.com)

 

 

(Une autre histoire)

En Suisse, si tu ne maitrises pas le démarrage en côte quand tu conduis, tu es un homme mort.

Quand j’ai passé mon permis de conduire, jadis, j’ai vu la manœuvre une fois. Frein à main, passe ta première, lève ton capot. Puis… plus rien. Je roule surtout en 2 roues.

Mais en Suisse, tu te gares en marche arrière dans les côtes enneigées. Sportif.

Les passages piétons sont à mi-côte. Tu ne peux pas faire comme à Paris, accélerer quand tu vois un piéton qui s’engage. Tu es obligé de t’arrêter pour le laisser passer. Enfoiré.

J’ai plutôt tendance à conduire comme Thélonious Monk, au bruit et à l’instinct. Mais ici ça ne marche pas trop. Du coup j’ai bossé ma technique. Et puis au bout d’un moment je me suis demandé, mais comment font-ils les locaux, les indigènes, les autochtones ?

Et bien ils roulent en automatique.

J’ai une C3 diesel mécanique.

Et toi Kelley, à San Francisco tu fais comment?

 

Texte et photo de couverture : Cyril Bivalski (correspondant suisse)

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