La vie en vrac (Cisaruk / Venitucci / Yanowski / Le Connetable)

(quand on ne lit pas la bible)

La vie en vrac ? Ma vie ? (Je pense que pour la définir, je pourrais utiliser ce titre.)

 

(de quoi ça parle en vrai)

Quand on connaît le tempérament d’Annick Cisaruk, la liberté de David Venitucci et l’incroyable Yanowski (Cirque des mirages), on est prêt à tout. Et voilà en une femme toutes les autres présentes, femme aux tonalités slaves de l’accordéon de David Venitucci, celle à la voix gouailleuse de ses accords teintés de jazz, celle au timbre profond qui égrènent les ballades sentimentales du compositeur. Un kaléidoscope géant, des fragments du discours amoureux s’assemblent pour dire que si la vie est un songe, seul le rêve peut nous rendre vivants. (http://www.billetreduc.com/204847/evt.htm)

 

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Photo de couverture : Frantz Vaillant/TV5Monde – Visuel : Sébastien Merlet

 

(ceci n’est pas une micro-critique, mais…)

Devant l’enthousiasme d’une petite cousine comédienne, je me rends donc au Connetable, sans trop savoir ce qui m’attend. Et c’est dans la cave exigüe et bondée (claustrophobes s’abstenir) de ce lieu parisien que je m’apprête à entendre les mots ciselés sur mesure par Yanowski pour la voix et la personnalité de Annick Cisaruk accompagnée par l’accordéoniste mais pas musette David Venitucci qui a également signé la musique et les arrangements.

Ces deux-là nous emmènent avec force et conviction dans leur univers (phrase cliché au possible, je sais). J’aime quand l’instrument joue autre chose que ce qu’il est censé jouer. Il est percussions, il devient mer. Annick Cisaruk quant à elle, est dans son personnage du début jusquà la fin, nous raconte la vie de cette petite provinciale qui monte à la capitale, comme on dit et grandit au gré des rencontres et des péripéties. Je suis plutôt impressionné par sa facilité qu’elle a de disposer de sa voix. Elle ne force jamais (ok, c’est un peu la moindre des choses une chanteuse, mais quand même).

Un joli spectacle musical pour qui aime la (bonne) chanson française à texte.

 

vu le lundi 19 février 2018 au cabaret Connetable (Paris)

prix de la place : Chapeau

 

LA VIE EN VRAC

Auteur : Yanowski

Interprété et mis en scène par Annick Cisaruk (voix) et David Venitucci (accordéon, musique et arrangements)

au Cabaret le Connetable (Paris) tous les lundis à 20h30 jusqu’au 30 avril 2018. (sur réservation au 06 08 50 26 41 ou par courriel : myriam.lothammer@wanadoo.fr)

 

(une autre histoire)

« C’est quoi mon excuse, là ? Ma besace me pèse : MacBook et les Microfictions 2018 de Régis Jauffret, il pleut… Certes j’ai fait un arrêt au MK2 Quai de Seine. Monsieur.Madame Mk2, dites-moi, pourquoi donc éteindre la lumière avant le film si ce n’est que pour diffuser la bande annonce de Taxi 5. Marseille est toujours dans mon coeur, là n’est pas le problème, je sais très bien que Europa Corp a dû payer très cher cet espace publicitaire en or, mais franchement, vous pensez que quelqu’un qui va voir un film de Paul Thomas Anderson va voir cette production Besson ? Un film Marvel, je ne dis pas. Mais Taxi ? Pis, on ne peut même pas lire ou regarder sa douce (que je n’ai pas). Le son et l’image. Double peine. Heureusement P.T.A. et Daniel Day Lewis ont mis toute leur délicatesse pour effacer ce souvenir. Pas assez puisque j’en reparle. Il n’empêche… Pourquoi donc ai-je cru bon d’utiliser mes pieds pour me rendre jusqu’à la rue des Archives alors qu’il fait froid et qu’il pleut ?

Je passe à côté d’un homme qui attend que sa compagne et son chien sortent de l’immeuble. Il fait la fête à son chien, prend une voix débile. Sa femme reste stoïque.

Devant moi, un couple qui porte la même paire de chaussures. Je ne dis pas des Docs Martens dépareillées, non. Des Stan Smith. Les mêmes.

Sur le canal St Martin, près de chez Prune, je croise la première fille que j’ai embrassée de toute ma vie. J’avais dix-sept ans. Ce n’est pas la première fois. Il y a des personnes qu’on aimerait croiser plus souvent, elle non. J’aimerais croiser comme de par hasard S. ou H. ou F. ou encore L. mais non. Pourquoi ai-je toujours envie de les recontacter ? Je me pose la question : Pourquoi ne m’ont-elles jamais recontacté ? J’ai l’impression que ça vient toujours de moi. Qu’est-ce qui fait que je leur ai donné un aussi mauvais souvenir pour qu’elles ne se disent pas : « J’ai fait une erreur, je n’aurais jamais dû rompre avec lui. »

Ce n’est quand même pas parce que j’ai pris son coeur et que je ne suis pas revenu ? Là je parle de E., celle que je viens de recroiser. J’aime garder des souvenirs, c’est pas ma faute, c’est pas méchant ! Un livre de H., une mèche de cheveux de S., le petit doigt de L. … »

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

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