Vertigo (Hitchcock/Herrmann/Britten Sinfonia/Philharmonie de Paris)

(de quoi ça parle en vrai)

Euh… C’est donc le vrai film Sueurs Froides, mais avec un orchestre en vrai qui joue la musique de Bernard Herrmann en direct.

 

(ceci n’est pas une critique, mais…)

Il est évident que je ne critiquerai pas ici le film de Alfred Hitchcock. Je veux dire, je ne pondrai ni une critique ni une non-critique. Même si on pourrait encore une fois saluer le talent de Hitchcock pour instaurer cette atmosphère qui lui est si propre, l’utilisation des couleurs, les fausses pistes sur lesquelles il nous envoie pendant plus de la moitié du film (un peu comme dans Psychose d’ailleurs), le non-manicchéisme des personnages, tels que celui interprété par le grand Jimmy Stewart, cette fin non heureuse (oups), le choix des pulls moulants (empruntés à Ed Wood ?) pour Kim Novak et Barbara Bel Geddes…

En revanche, je peux revenir sur cette première expérience qu’est le ciné-concert pour moi. Le Britten Sinfonia a donc interprété la majeure partie de la bande musicale de Bernard Herrmann. La grande salle de la Philharmonie n’est définitivement pas faite pour la musique sonorisée. Comme lors du concert hommage à Sgt Pepper, tout ce qui vient des hauts-parleurs résonne. En revanche, le son de l’orchestre était impeccable, comme sur un disque, comme si on était à l’intérieur du film. Avoir conscience d’assister à un tel concert permet d’apprécier encore plus l’importance de la musique de Bernard Herrmann dans les films de Alfred Hitchcock (certaines scènes sans paroles sont étonnamment longues par exemple).

 

Vertigomovie_restoration
Affiche de Saul Bass (photo du haut par moi)

 

Dans les points négatifs, hormis les quelques erreurs syntaxiques dans les sous-titres (au moins huit, ce que je trouve inacceptable pour le vice-champion d’orthographe des Bouches du Rhône en 1991 que je fus), les scènes dans lesquelles la musique joue un rôle primordial ont été rééenregistrées. Pas les voix des acteurs, je vous rassure, mais tous les bruitages et autres bruits d’ambiance. Cela donne pour ces scènes un résultat factice, mal mixé, comme si les bruitages étaient également faits en direct.

Ceci étant dit, (re)voir Sueurs froides sur un très grand écran avec de la musique en vrai reste une expérience plaisante où il faut encore une fois féliciter la maîtrise du Britten Sinfonia qui est basée au Barbican de Londres (où j’ai vu la semaine dernière le Moeder du Peeping Tom, dont vous lirez peut-être un jour la chronique. Si Camellia Burows lit ces quelques lignes…).

 

vu le dimanche 4 février 2018 à la Philharmonie de Paris

prix de la place : 22,50€ (cat 3 – abonnement)

 

SUEURS FROIDES (Vertigo)

un film d’Alfred Hitchcock

avec James Stewart, Kim Novak, Barbara Bel Geddes (qui jouait dans Dallas)

Musique de Bernard Herrmann

par le Britten Sinfonia – Direction Ernst Van Tiel

 

(une autre histoire)

Sean Connery et Gene Hackman ont pris leur retraite. Ils ne sont pas morts. Je répète, ils ne sont pas morts. Ils ont pris leur retraite. Mel Brooks est seulement vieux, Olivia de Havilland très vieille et Kirk Douglas très très vieux, mais pas morts. Kim Novak, Tippi Hedren, Shirley MacLaine, Doris Day sont toujours vivantes. A croire que jouer dans les films de Alfred Hitchcock conserve. Ou bien est-ce l’instinct de survie, parce que tourner avec Tonton Alfred était loin d’être une sinécure, parait-il.

Une fois, j’ai rêvé que j’étais dans le film « Les Oiseaux » mais je ne pouvais point retourner dans la vraie vie, comme dans Last Action Hero de John McTiernan ou La Rose pourpre du Caire de Woody Allen. Je me faisais bouffer par une sterne arctique, c’était le soir où je fus poursuivi (et baptisé) dans la vraie vie par une sterne arctique à Seydisfjordur, Islande. D’ailleurs en parlant de Woody Allen, je n’ai toujours pas vu son dernier film, ni son avant-dernier, donc rien à voir avec la polémique du moment. Peut-être un jour ira-t-il dans la même cellule que celle de John McTiernan (emprisonné il y a quelques années pour des affaires d’écoutes illégales) ?

En parlant de rêve, la nuit dernière, j’ai rêvé que je jouais à la Philharmonie dans le nouveau spectacle des Chiens de Navarre. ils avaient sorti de leurs cages des dragons de Komodo peu commodes et si voraces que j’avais dû me réfugier dans des toilettes publiques. John Travolta, période Pulp Fiction, frappait à la porte pour fuir Harvey Weinstein, mais ce dernier le mangea. Heureusement Uma Thurman arriva et lui introduisit une batte de criquet dans le scrotum. J’ouvris la porte et l’étreignis fort fort fort, parce que j’avais eu peur peur peur. Elle me porta dans ses bras jusqu’à l’horizon, avec le soleil couchant au loin, parce que dans mes rêves, il fait toujours beau à Paris.

 

Textes (sauf mention contraire) : Axel Ito

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2 réflexions au sujet de « Vertigo (Hitchcock/Herrmann/Britten Sinfonia/Philharmonie de Paris) »

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